samedi 28 avril 2012


Sept ans de prison

Il a agressé pendant dix ans ses belles-filles

Agence QMI 
Michel Thibault
26/04/2012 15h53 


En imposant une peine de sept ans, le juge s’est rangé du côté de la Couronne qui en réclamait cinq ou six. 
© Shutterstock


CHÂTEAUGUAY – La Cour du Québec a condamné à sept ans de prison un homme qui a agressé sexuellement les filles de sa conjointe pendant des années.
L'individu, que le tribunal interdit de nommer pour protéger l'identité des victimes, a commencé à agresser les fillettes alors qu'elles avaient 8 et 10 ans, selon la sentence rendue le 13 avril dernier par le juge Gilles Charpentier.
Les deux filles ont subi les gestes dégradants de leur beau-père, allant des attouchements au viol, deux à trois fois par semaine sur des périodes de huit à dix ans. Camionneur, l'homme emmenait notamment l'une des filles avec lui et l'utilisait comme objet sexuel durant ses voyages.
Il a obtenu le silence de ses victimes en les menaçant.
L'une des filles a fini par le dénoncer à sa mère, il y a une dizaine d'années, puis sa sœur a fait de même. Chacune ignorait ce que l'autre endurait.
Enfance volée
«Dans le cas présent, nous sommes en présence d'un individu qui a abusé de l'amour et de la confiance de 2 filles qui le considéraient comme leur père», a indiqué le juge dans sa sentence.
«Alors qu'il avait l'obligation de les informer et de les protéger, il s'est plutôt comporté comme l'aurait fait un prédateur en profitant de leur naïveté et de leur ignorance pour violer leur intégrité physique et, pour employer l'expression populaire, leur voler une partie de leur enfance», a poursuivi le juge.
«À plus d'un millier de fois, il s'est servi de son autorité pour leur imposer ses volontés et assouvir ses bas instincts. Elles n'ont jamais consenti à ces attouchements et ces agressions, peut-on lire également dans la décision. Il ne s'est jamais senti coupable avant d'être dénoncé.»
L'une des victimes, maintenant adulte, a affirmé à la Cour qu'au moment des événements, «elle vivait de la honte et de la culpabilité, faisait de l'insomnie, avait une faible estime d'elle-même, était méfiante et se sentait impuissante face aux assauts répétés de l'accusé.»
Elle a aussi dit qu'elle pleure beaucoup et que «l'accusé a brisé sa vie et celle de sa famille».
L'autre a affirmé que sa vie était «un combat continuel». «Elle a fait et fait encore des cauchemars, vit de l'inquiétude, du stress et de l'insécurité», lit-on également.
En imposant une peine de sept ans, le juge s'est rangé du côté de la Couronne qui en réclamait cinq ou six. La défense suggérait une peine de moins de 24 mois à purger dans la collectivité.

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