(Trois-Rivières) Le chanteur trifluvien Alain Lesieur, 53 ans, a été arrêté et accusé jeudi de possession et de production de pornographie juvénile.
L'homme, qui a déjà participé à au moins un projet scolaire à Louiseville en 2012, a été arrêté par le service d'enquêtes régionales de la Sûreté du Québec (SQ). Lesieur a comparu en après-midi au palais de justice de Trois-Rivières.
«Il fait face à des accusations de possession et de production de pornographie juvénile relativement à des événements survenus en janvier dernier», explique la sergente Éloïse Cossette, porte-parole de la SQ. «Les policiers ont réalisé une perquisition au domicile du suspect et du matériel informatique a été saisi pour analyse.»
En 2012, Alain Lesieur a participé à un projet musical avec la chorale du pavillon Saint-Louis de l'école primaire de Louiseville. Le chanteur avait alors revisité le répertoire de Boule Noire. En 2007, il a lancé son premier album à titre d'auteur-compositeur-interprète. De plus, le chanteur a été membre dans le passé de groupes comme les Runaway ou Noir et blanc. Alain Lesieur a aussi participé la même année au 25e téléthon d'Opération Enfant Soleil, où il a interprété une chanson de Boule Noire avec une chorale de Québec.
La SQ rappelle que depuis 2010, le corps policier «s'est doté d'une structure lui permettant de bénéficier de l'expertise de plus de 250 enquêteurs des services d'enquêtes régionales formés pour enquêter sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet». «Le public est invité à transmettre toute information au sujet de l'exploitation sexuelle des jeunes à: cyberaide.ca», note la sergente Cossette.
Un prédateur sexuel québécois condamné au Québec en 2004 a été arrêté mardi aux Philippines en présence de quatre fillettes. Il pourrait être accusé de trafic d'êtres humains, selon plusieurs médias locaux.
Selon le Sun Star de Cebu, un média régional, Lévis Talbot, 73 ans, a été arrêté en présence de quatre fillettes âgées de 9 à 14 ans, dans sa chambre d'hôtel à Bogo, une localité de 70 000 habitants du centre du pays.
Le suspect aurait nié avoir fait quoi que ce soit de mal, et les fillettes auraient déclaré ne pas avoir été molestées, selon le Sun Star, qui a interviewé deux responsables de la police locale. C'est la mère de l'une des enfants qui aurait alerté la police après une dispute avec le Québécois, à qui elle demandait de l'argent.
La mère et la grand-mère de cette enfant ont d'ailleurs aussi été arrêtées par les policiers, qui soupçonnent qu'elles voulaient monnayer la compagnie d'une mineure auprès du septuagénaire.
Antécédents à Québec
Au terme de l'enquête, Lévis Talbot pourrait être accusé de trafic d'être humain en vertu des lois philippines. Le retraité avait déjà été condamné pour exploitation sexuelle d'un mineur envers lequel il était en position d'autorité et attouchements sexuels, à Québec, en 2004.
Il avait écopé d'une peine de 15 mois de prison et d'une probation de deux ans.
Depuis sa libération, il s'affichait sur Facebook en compagnie de fillettes qui semblaient visiter avec lui certains coins des Philippines.
Auparavant, il s'était fait connaître en faisant campagne contre l'alcool au volant à la suite de la mort de son fils, tué par un chauffard. Il avait même témoigné à ce sujet au Parlement à Ottawa.
Le médium Christian Boudreau est coupable de production et de possession de pornographie juvénile, d’attouchements sexuels, d’entrave à la justice et de bris de conditions.
SAINT-HYACINTHE | Un médium de 40 ans a été reconnu coupable après avoir eu des ébats sexuels qui rappellent Cinquante nuances de Grey avec un mineur de 17 ans.
Christian Boudreau, 40 ans, a été reconnu coupable de production et de possession de pornographie juvénile, d’entrave à la justice et d’attouchements sexuels sur un mineur alors qu’il était en position d’autorité. Il a également tenté de convaincre sa victime de retirer sa plainte pour éviter que son histoire ne soit médiatisée.
Les ébats sexuels entre le médium Christian Boudreau et sa victime de 17 ans ne sont pas sans rappeler ceux des Cinquante nuances de Grey. Des objets sexuels de dominations tels que des harnais, godmichés, vibrateurs et boule servant de bâillon ont été utilisés. De nombreux fichiers graphiques impliquant le mineur et certains de ses objets avaient été saisis par les policiers à la résidence de Boudreau.
Les gestes de Christian Boudreau, 40 ans, remontent à 2011 et impliquent un jeune homme âgé de 17 ans. Les deux individus se sont rencontrés par l’entremise d’un organisme communautaire. En raison du rôle que Christian Boudreau y occupait, la Cour a conclu que les attouchements ont été faits dans un contexte où il était en position de confiance ou d’autorité.
Christian Boudreau a admis les relations sexuelles entre lui et le plaignant, qui était alors consentant. Il a été acquitté d’agression sexuelle et d’avoir rétribué un mineur pour ses services sexuels.
Entrave et bris
En février 2012, le médium a brisé ses conditions de remise en liberté et a commis une entrave à la justice en communiquant indirectement avec l’adolescent pour l’inciter à retirer sa plainte. Il aurait dit au beau-père de la victime: «C’est plate qu’il n’ait pas pris ses responsabilités d’homme, ça se peut que ça sorte dans les médias.»
Selon la victime, Christian Boudreau aurait dit que la procureure voulait se faire un nom parce qu’il était connu. Il aurait aussi laissé entendre que l’adolescent pourrait lui aussi être médiatisé.
Quelque mois plus tard, il contrevenait de nouveau à ses engagements en déménageant sans en informer la Cour. Tentative de meurtre
Le 21 octobre 2011, Christian Boudreau avait été poignardé à plusieurs reprises dans sa résidence de Saint-Mathieu-de-Beloeil par un ami qu’il hébergeait. Gravement blessé, il avait trouvé refuge chez des voisins en laissant une trainée de sang sur son passage. Depuis, son adresse est confidentielle pour assurer sa sécurité.
Christian Boudreau doit revenir en Cour le 22 avril pour recevoir sa sentence.
C’est carrément choquant que l’homme accusé d’avoir agressé sexuellement un bébé d’à peine trois mois ait été remis en liberté sous caution, croit le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu.
«Le bébé n’avait que trois mois, il ne pouvait pas se défendre, s’est indigné le sénateur conservateur. Il fallait prendre en compte la gravité du geste!»
Il ne mâche pas ses mots. Selon lui, Alexandre Houle n’aurait pas dû être remis en liberté. Et la Couronne aurait dû se battre pour le garder derrière les barreaux en attendant son procès.
«On a accordé plus d’importance à l’accusé qu’au bambin», déplore-t-il.
Houle, un employé du CSSS de Drummondville, a été arrêté il y a quelques jours après avoir appelé lui-même les services d’urgence pour un poupon qu’il gardait.
Car en voulant forcer un acte sexuel, il aurait étouffé le bambin et il n’aurait pas eu le choix de composer le 911.
Après une nuit en détention, l’homme de 33 ans a été remis en liberté sous de strictes conditions, dont celles de ne pas s’approcher d’un jeune de moins de 16 ans ou de tous lieux où il pourrait y avoir des enfants, ainsi que de suivre les thérapies recommandées par ses médecins.
«La seule façon de savoir s’il brise ses conditions, c’est s’il agresse un autre enfant», s’est insurgé le sénateur qui milite pour le durcissement des lois.
La liberté prime
Ces propos ne sont toutefois pas unanimes.
«Les propos du sénateur Boisvenu font fi de sa connaissance du dossier de la Cour, affirme le criminaliste Me Patrick Davis, il cherche une tribune pour attiser l’opinion publique, pour radicaliser une droite, et il fait ça sans comprendre les principes juridiques.»
L’avocat d’expérience rappelle d’ailleurs qu’en règle générale la liberté sous caution a préséance sur la détention.
«Même si les faits sont choquants, il y a la présomption d’innocence, a-t-il expliqué. À ce stade, le but n’est pas de déclarer coupable ou non.»
Et si l’accusé n’a pas d’antécédents criminels, comme c’est le cas de Houle, les chances de libération sont plus importantes, ajoute-t-il.
«En gros, il y a la dangerosité de l’individu, le risque de récidive [pendant la liberté sous caution] et la confiance du public envers l’administration de la justice», explique pour sa part le criminaliste Me George Calaritis.
Du côté du Directeur des poursuites criminelles et pénales, on se garde bien de commenter le cas spécifique de Houle.
«Il est périlleux de commenter une affaire sans posséder l’ensemble de l’information et la preuve admissible à la Cour», a déclaré le porte-parole Me Jean-Pascal Boucher.
Mais il assure que les procureurs prennent en compte toute la preuve avant de prendre des décisions dans des dossiers.
Un homme d’une cinquantaine d’années qui aurait une attitude insistante auprès de jeunes enfants de l’arrondissement Verdun, à Montréal, est recherché par la police.
Deux incidents distincts, qui ont été rapportés par des parents et des résidents du secteur, se seraient produits lundi et mardi, à l’intersection de la rue de Verdun et de la 6e avenue. Le suspect circulerait à bord d’un camion de style pick-up ou un Jeep de couleur bleue. Il serait de race blanche et aurait les cheveux gris.
Selon les témoignages recueillis, l’homme aurait adopté une attitude louche envers certains enfants du secteur.
Les policiers du Service de police de la Ville de Montréal ont ouvert une enquête afin de retrouver l’homme en question. «Aucun cas de comportement douteux rapporté par un enfant ou par un témoin n’est pris à la légère», a indiqué le SPVM.
Les autorités ont rapidement communiqué avec les directions des écoles, les brigadiers scolaires et l’arrondissement de Verdun afin qu’ils portent tous une attention particulière à la description du suspect ainsi qu’à son véhicule. La présence policière a également été augmentée dans le secteur.
Scénario semblable à LaSalle La présence d’un autre rôdeur avait été signalée aux parents des élèves d’une école primaire de l’arrondissement de LaSalle, située à moins de 10 kilomètres de Verdun, au début du mois.
Le suspect, qui était vêtu de noir et qui avait le visage caché, avait invité une fillette à chercher son chien avec lui en échange de bonbons. Les autorités n’ont toujours pas retrouvé l’homme, a indiqué vendredi l’agent Jean-Pierre
Brabant, porte-parole du SPVM, soulignant qu’aucun lien n’a été établi entre les évènements de Verdun et LaSalle.
Toute personne qui détient des renseignements pouvant être pertinents au dossier peut communiquer avec Info-Crime Montréal au (514) 393-1133.
Accusé d’agressions sexuelles à répétition sur sa belle-fille et son beau-fils, Georges Boisvert a écopé de six ans de pénitencier.
L’homme de 61 ans qui a agressé son beau-fils Steve Beauregard pendant 17 ans ainsi que sa belle-fille, Patricia Tremblay, pendant trois ans, a finalement pris le chemin des cellules lundi. Le juge René de la Sablonnière s’est rendu «sans aucune hésitation» à la sentence proposée conjointement par les deux avocats.
Voisin, puis beau-père des victimes, Boisvert a reconnu sa culpabilité après plusieurs reports et tergiversations. Au cours du procès, l’accusé avait même intimidé sa victime Steve Beauregard alors qu’il avait courageusement décidé de s’adresser aux médias.
En pleine entrevue, Boisvert s’était approché de sa victime. Un geste qui lui avait valu une autre accusation qui sera entendue ultérieurement. La mère des victimes, qui est toujours en couple avec l’accusé, continue pour sa part de croire son conjoint au détriment de ses enfants. «C’est un deuil à faire, mais je le fais», a admis Patricia Tremblay. Sévère
Les deux victimes étaient «extrêmement satisfaites» de la sentence prononcée hier. «Six ans, c’était inespéré, je suis vraiment contente pour nous deux qu’on ait été entendus et qu’on nous ait crus enfin», a réagi Mme Tremblay.
Reste que les traces de 17 ans de sévices sexuels vont être difficiles à effacer, selon Steve Beauregard. «Le mal est fait, je vais vivre et mourir avec, je vais l’amener avec moi dans ma tombe», a-t-il avoué malgré sa victoire.
Yves Cloutier reconnaît avoir agressé sexuellement et séquestré 5 victimes à Sherbrooke et Granby
Publié par Marie-France Martel pour (Estrie) 107,7 Estrie le mardi 03 février 2015 à 11h31. Modifié à 11h45.
courtoisie la presse
Yves Cloutier a plaidé coupable à trois chefs d'accusations d'agression sexuelle et d'introduction par effraction qui ont été commis à Sherbrooke et Granby.
L'homme de 53 ans entrait par effraction chez ses victimes, les séquestrait et les violait.
Les faits ont été perpétrés entre 1994 et 2011 et les victimes sont trois adultes et deux mineurs.
La procureur de la Couronne, Me Marilyn Ducharme, a demandé la confection d'un rapport pré-sentenciel et d'un rapport sexologique dans ce dossier.
Comme il est plutôt rare que cette demande soit faite par la Couronne, elle nous explique que les antécédents et les faits reprochés justifiaient celle-ci.
L'avocate d'Yves Cloutier, Me Jessica Duval a mentionné que son client doit s'attendre à une longue peine d'emprisonnement.
Il reviendra devant la cour le 31 mars pour les représentations sur sentence.
Pornographie juvénile : agression sexuelle sur un poupon de 4 mois
Publié par Jonathan Bernard pour (Québec) FM93 le lundi 09 février 2015 à 09h54. Modifié par Andrée-Anne Barbeau le mardi 10 février 2015
QUÉBEC - Un musicien amateur, qui a déjà tenté sa chance à l'émission La Voix, devra répondre à plusieurs nouvelles accusations liées à de la pornographie juvénile...
Pierre Gaudreault, 61 ans, a été de nouveau accusé à la suite d'une perquisition qui a eu lieu hier matin dans son appartement du quartier Limoilou. Le sexagénaire, qui était déjà en attente d'un procès pour deux accusations de contacts sexuels sur des mineurs, devra faire face à trois nouvelles accusations d'agression sexuelle sur des enfants âgés entre 4 mois et 7 ans. Il aurait filmé certaines de ces agressions comme l'explique Pierre Poirier de la police de Québec... Extrait sonore Lors de la perquisition dans son logement de la 1ère avenue, les policiers ont justement mis la main sur plusieurs fichiers dans son ordinateur. Selon nos sources, certaines images seraient particulièrement difficiles à regarder, dont des scènes de bestialité. Des accusations de possession, production, et distribution de pornographie juvénile ont également été portées contre lui. La Couronne s'est objectée à sa remise en liberté en attendant son retour en cour le 11 février prochain.
Mis en liberté, un prédateur sexuel montréalais récidive deux fois
Publié par Charles Payette pour 98,5 fm le mardi 10 février 2015 à 09h21. Modifié à 09h30.
(98,5 fm) - Un prédateur sexuel montréalais, Aymar Lebala Mboula, a récidivé deux fois après avoir été remis en liberté pendant les procédures judiciaires.
L'homme de 36 ans recrutait ses victimes en publiant des petites annonces sur des sites internet qui disaient engager des serveuses pour des soirées thématiques privées.
Lors de l'entrevue d'embauche, le suspect consommait de l'alcool avec les jeunes femmes et profitait de l'état d'ivresse de ses victimes pour les agresser sexuellement.
Il a été arrêté une première fois en 2011 pour trois agressions sexuelles sur des femmes. À ce moment-là, il avait été remis en liberté sous caution.
Le 98,5fm a appris que pendant qu'il était en liberté, il a récidivé et agressé une autre femme en 2012. Il est demeuré incarcéré jusqu'en mai 2014 avant qu'il ne plaide coupable à trois agressions sexuelles.
Pour la deuxième fois, il a été libéré sous caution en attendant sa sentence. Il a alors récidivé à nouveau en décembre 2014. Le SPVM estime maintenant avoir de bonnes raisons de croire qu'il aurait fait d'autres victimes pendant qu'il était libre comme l'air.
Actuellement incarcéré, il sera de retour en cour le 18 février prochain. Dans ce contexte, il ne serait pas étonnant de voir la Couronne prendre les mesures nécessaires pour le faire déclarer délinquant à contrôler. Avec les informations de Monic Néron
Impasse judiciaire : Richard Charlish libéré malgré un risque très élevé de récidive violente
Agence QMIMISE à JOUR
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Le prédateur sexuel originaire de Mashteuiasth, Richard Charlish n'a pas respecté les conditions de son ordonnance de surveillance à au moins deux reprises depuis sa sortie du pénitencier en novembre 2011, en plus d'être toujours considéré comme dangereux.
Richard Charlish est celui qui a battu, séquestré et agressé sexuellement une femme en 2001 à Montréal.
Soumis à une ordonnance de surveillance depuis 3 ans, l'autochtone de 49 ans n'a pas su résister à la tentation de consommer de l'alcool. En brisant ses conditions, Charlish s'est vu imposer une première sous peine de détention de trois mois en 2012 et une seconde de huit mois en août dernier. RISQUE ÉLEVÉ
On lui reproche aussi son attitude menaçante envers le personnel des centres communautaires où il a séjourné et des altercations verbales avec les autres résidents.
«On reçoit sans cesse des appels de la commission nous informant de ce qui se passe, qu'il n'a pas respecté ses conditions, qu'on le cherche, qu'on l'a retrouvé, etc, explique l'avocat de sa victime, Me Marc Bellemare. Pour la victime, c'est un véritable enfer.»
La commission des libérations conditionnelles note dans son dernier rapport que tous les professionnels qui se sont penchés sur son dossier ont conclu qu'il présentait un risque très élevé de récidive violente, sexuelle ou non, à court, moyen et long terme. CONDITION SÉVÈRE
À l’approche de la fin de sa deuxième sous peine, la commission a décidé de resserrer ses conditions sous les recommandations du Service correctionnel du Canada.
Charlish devra notamment demeurer dans un centre correctionnel communautaire jusqu'à l'expiration de l'ordonnance de surveillance d'une durée de 10 ans.
Il devra aussi participer à des programmes pour traiter ses problèmes de déviance sexuelle et de toxicomanie, et faire l'objet d'un suivi psychologique.
Marc Bellemare juge que c'est insuffisant pour protéger la société.
«Une maison de transition, c'est une semi-liberté. Ceux qui y séjournent ont des permissions de sorties, mais à répétition les conditions ne sont pas respectées. Est-ce que ça va prendre une autre agression ou même un meurtre pour que l'on comprenne que l'individu est véritablement dangereux ?»
L'avocat réclame une modification de la loi.
«C'est nécessaire pour faire en sorte que même après qu'un individu ait purgé la totalité de sa peine, s'il présente encore un niveau de dangerosité extrême, qu'on le garde en prison», suggère-t-il.
Pendant son incarcération, Richard Charlish n'a pu bénéficier d'une libération conditionnelle, car la commission était convaincue qu'il allait commettre une infraction entraînant la mort ou un dommage grave à une autre personne
Louise Ruel a incité une déficiente intellectuelle à avoir des relations sexuelles avec son mari.
Carmen Houde MISE à JOUR
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Une conductrice d’autobus scolaire a été condamnée à 2 ans moins un jour de prison après qu’elle et son conjoint ont agressé sexuellement une personne déficiente intellectuelle sur une période de 4 ans.
Louise Ruel, 53 ans, et son conjoint Alain Lafond avaient gagné la confiance de la jeune fille et de ses parents, au point où ils offraient du répit à la famille en gardant la victime.
C’est lors de ces épisodes de gardiennage que les agressions se sont produites. Alain Lafond a été condamné en novembre à trois ans de pénitencier dans cette sordide histoire.
Mme Ruel, qui conduisait l’autobus scolaire emprunté par la victime à Sherbrooke, a participé directement aux agressions à deux reprises alors que son conjoint a agressé sexuellement la victime à plusieurs reprises. Le rôle de Mme Ruel était surtout d’inciter la victime à avoir des relations avec son conjoint.
Le juge Conrad Chapdelaine n’a pas été tendre envers l’accusée lorsqu’il a rendu sa sentence, hier.
«Vous occupiez un emploi pour venir en aide aux personnes vulnérables. Vous avez profité de sa confiance et de la confiance des parents de cette personne. Ce qui rend votre crime extrêmement révoltant, c’est que c’est vous qui l’avez amenée dans les griffes de votre conjoint», a déclaré le juge Chapdelaine.
Influençable
En raison de son handicap, la victime était quelqu’un de très influençable. Selon son père, «on pouvait lui faire faire n’importe quoi».
L’accusée a plaidé coupable à des accusations d’incitation à avoir des contacts sexuels et d’agression sexuelle. Son plaidoyer de culpabilité a joué en sa faveur puisqu’il a évité à la victime de devoir témoigner.
La famille de la victime s’est dite satisfaite de la sentence, mais ajoute qu’il leur sera difficile de faire confiance à quelqu’un à l’avenir.
«C’étaient des amis, on leur faisait confiance. Maintenant on peut tourner la page, mais on a de la difficulté à faire confiance à nouveau», a déclaré le père de la victime.
Un amateur de porno juvénile vivra un an l’horreur des prisons
Michael Nguyen MISE à JOUR
Denis Lepage devra vivre une année «horrible et terrible» en prison, l’a prévenu le juge qui l’a condamné pour possession de pornographie juvénile.
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En imposant une peine d’un an de prison à un collectionneur de porno juvénile, un juge l’a prévenu que sa prochaine année sera «horrible et terrible».
«La prison, c’est épouvantable, a expliqué le juge Jean-Paul Braun à Denis Lepage. C’est vivre avec des gens avec qui l’on ne veut pas être, c’est surveiller ses arrières à chaque minute, à chaque seconde.»
Mais cette année en prison représente le prix que doit payer cet informaticien de la Ville de Montréal pour avoir téléchargé pendant cinq ans près de 24 000 fichiers montrant des garçons de 7 à 13 ans dans des positions sexuellement explicites.
«C’est un crime dégoûtant, l’exploitation des enfants trouble leur développement de façon irrémédiable», a renchéri le juge Jean-Paul Braun vendredi passé en envoyant l’accusé de 53 ans derrière les barreaux. Choc
Même si Me Carolyne Paquin de la Couronne réclamait 20 mois de détention pour le fonctionnaire depuis suspendu par la Ville, le magistrat a rappelé le choc que vivra l’accusé sera d’autant plus grand qu’il n’avait pas d’antécédents criminels.
«Ce qui est le plus dur, c’est le premier mois, la première semaine, la première journée, a ajouté le magistrat. Si quelqu’un se fait voler son dessert, à moins d’être un athlète, il va dire ‘ben justement, je n’avais pas envie de mon dessert’.»
Avec cette sentence, Lepage s’en est sorti avec la peine minimum imposée par la loi. Car le juge a pris en compte de nombreux rapports favorables envers l’accusé.
«Il a suivi toutes les thérapies, il en a fait plus que ce que les gens font, il regrette d’avoir eu cette déviance sexuelle qui amène des enfants à commettre des gestes contre nature», a remarqué le juge. Déshonneur
Un rapport indique ainsi que Lepage reconnaît avoir des problèmes, et que le risque qu’il s’en prenne physiquement à des enfants est faible.
«Il a le soutien de sa famille, il veut vraiment sortir de tout ça», a renchéri son avocate Me Hélène Poussard, rappelant que son client avait plaidé coupable de possession et distribution de pornographie juvénile de son plein gré l’année passée.
L’avocate avait également invoqué «le déshonneur et la honte» subis par son client suite à la médiatisation de son cas, mais le juge lui a rappelé «qu’on ne fait pas un journal avec seulement de la philosophie ».
«Il va devoir vivre avec un stigmate dont il est responsable, mais que la médiatisation avait augmenté», a répliqué Me Poussard.
Rappelons que Lepage avait été arrêté suite à une plainte d’un réseau social, où l’accusé avait créé de faux profils avec des photos de jeune garçon.
Le juge Braun a d’ailleurs tenu à rappeler qu’avec tous les systèmes de détection de pornographie juvénile, il est de plus en plus difficile d’échapper à la justice.
Un homme de 62 ans vient d’être condamné à purger quatre ans de pénitencier pour avoir initié une jeune fille de 9 ans à la sexualité en lui faisant «jouer» différents rôles.
C’est en pleurnichant que Michel Simard, 62 ans, un fervent amateur d’Elvis Presley s’est adressé à sa victime, mercredi matin.
Lettre à la main, tremblant, le récidiviste a dit à la jeune femme qu’il regrettait amèrement les gestes posés à son égard entre les mois de septembre 1999 et juin 2001.
« Depuis plus de 10 ans, je tente de maîtriser mes démons et là, j’ai la ferme intention de guérir pour ne plus récidiver», a dit celui qui, en 1996, a reçu une peine de 90 jours pour des abus qu’il a eus envers deux fillettes alors âgée de 9 et 5 ans.
C’est en «faisant jouer» la jeune fille à «être sa partenaire» que Simard a commencé à avoir de l’emprise sur sa jeune victime qui ne comprenait pas, à l’époque, les gestes posés par l’homme.
Avec lui, elle a appris les baisers et les caresses mais aussi les fellations, la masturbation et les cunnilingus.
À l’âge de 11 ans, lorsqu’elle a compris que les gestes posés à son endroit étaient habituellement réservés aux amoureux, elle a fait savoir au pédophile qu’il ne devait plus poser les mains sur elle.
Un avertissement qui a été compris par l’accusé.
« Je suis toutefois demeurée prisonnière de mon secret pendant treize ans... jour où j’ai dénoncé les abus dont j’ai été victime», a fait savoir la jeune femme au sortir de la salle de Cour.
Un homme de Longueuil arrêté pour des agressions sexuelles
Agence QMIMISE à JOUR
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René Mawrick, un résident de Longueuil âgé de 65 ans, a été arrêté mercredi relativement à des agressions sexuelles et la possession de pornographie juvénile. Il devait comparaître jeudi sous diverses accusations à caractère sexuel.
Les gestes reprochés à Mawrick ont été commis dans diverses municipalités de la Montérégie, soit à Saint-Armand, Saint-Jean-sur-Richelieu et Longueuil. Son arrestation a été effectuée par les policiers de la Sûreté du Québec du poste de Brome-Missisquoi, en collaboration avec l’équipe d’enquêtes de la SQ sur l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet et les policiers de l’agglomération de Longueuil.
Du matériel informatique a également été saisi au domicile du suspect. Ce dernier fait face à des accusations d’agression sexuelle, d’incitation et de contacts sexuels, ainsi que de possession et production de pornographie juvénile.
Toute personne possédant des informations sur cet individu et ses agissements peut les transmettre à la SQ au 1 800 659-4264.
Mario Sanschagrin sera assigné à résidence 24h par jour dans une maison de transition à partir du 31 janvier prochain
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Convaincue de son potentiel explosif, la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) impose à Mario Sanschagrin, le prédateur sexuel de Saint-Victor, une assignation à résidence au-delà de sa peine d’incarcération.
L’homme de 48 ans, tristement connu pour avoir enlevé et séquestré la secrétaire du curé de Saint-Victor de Beauce en 2004, sera donc forcé de demeurer 24 h sur 24 dans une maison de transition une fois sa peine complétée.
Libéré d’office aux deux tiers de sa peine le 31 janvier prochain, le délinquant sera immédiatement conduit dans un centre d’hébergement correctionnel pour la fin de sa sentence.
Or, constatant le «potentiel explosif» de Sanschagrinet le «risque important» qu’il commette de nouveaux délits sexuels, la CLCC a ajouté une condition supplémentaire d’assignation à résidence après la fin de sa peine. Ainsi, Sanschagrin devra rester en maison de transition pendant 180 jours à la suite de sa libération. Mesure exceptionnelle
Cette mesure, prise pour «protéger la société», est possible en raison de l’ordonnance de surveillance de longue durée prononcée par le juge lors de sa sentence. «Dans son cas c’est exceptionnel, il faut qu’il y ait des raisons de croire qu’il a besoin d’un suivi très sérré», explique le porte-parole de la CLCC, Stéphane Obadia.
Obadia rappelle qu’une prolongation de cette assignation à résidence pourra aussi être décrétée au six mois. «C’est 180 jours à la fois», précise-t-il. Or s’il brise ses conditions alors qu’il est assigné à résidence, Sanschagrin devra évidemment retourner devant la justice. De plus, la commission craint une forte médiatisation de sa libération dans la région de Québec et suggère qu’une discussion soit faite pour décider de la région où il serait assigné à résidence. «Tempête médiatique»
La commission des libérations rappelle que Mario Sanschagrin avait fait l’objet «d’une véritable tempête médiatique» lors de sa réincarcération, il y a un an. Remis en liberté le 15 novembre 2013 après huit ans d’incarcération même si aucun progrès n’avait été noté par son équipe de gestion, le délinquant avait été à nouveau arrêté en février.
L’homme qui se trouvait alors en possession d’un iPhone avait fait des recherches sur internet pour retracer ses victimes en plus d’aller sur des sites de pornographie. Il avait donc été condamné pour des bris de conditions, mais retrouvera une certaine liberté à la fin du mois.
Le parcours criminel de Mario Sanschagrin
1986 : Premiers délits de fraudes
1990 : Plusieurs condamnations pour violence et conduite dangereuse
1998 : Emprisonné pour avoir proféré des menaces.
2000 : Il agresse sexuellement, à de multiples reprises trois victimes de moins de 14 ans.
2004 Il enlève et séquestre la secrétaire du presbytère de Saint-Victor de Beauce.
2013 : Après avoir purgé sa peine de huit ans et deux mois, il retourne en liberté.
Jeune homme du Lac-St-Jean accusé de leurre sur des ados
Pierre-Olivier Fortin MISE à JOUR
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Un jeune homme de 20 ans qui aurait leurré des adolescentes sur internet afin d’obtenir des photos d’elles nues a comparu au palais de justice de Roberval. Il aurait fait huit victimes à Québec et au Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais les policiers croient qu’elles ne seraient peut-être pas les seules.
Jean-François Cantin a été arrêté mardi à son domicile de Dolbeau-Mistassini et a comparu mercredi. Il fait face à des accusations de leurre informatique et de possession de pornographie juvénile. Les policiers ont perquisitionné à deux endroits de la ville, y compris à son domicile. Ils ont saisi du matériel informatique qui sera analysé prochainement.
Les enquêteurs de la Sûreté du Québec et de la police de Québec travaillaient sur son cas à la suite de dénonciations de victimes présumées. Cinq d’entre elles sont d’Alma, une habitait Saguenay et deux, Québec. Les policiers croient que Cantin pourrait avoir fait d’autres victimes dans la capitale.
Ses agissements auraient débuté en 2013, selon Marie Eve Painchaud, porte-parole de la police de Québec. Cantin «se créait de faux profils, dont celui d’Alex Sasseville, sur divers réseaux sociaux» comme Facebook, Instagram et SnapChat, «afin de trouver et de leurrer ses jeunes victimes et d’obtenir des photos d’elles dénudées».
«Il envoyait des photos de ses parties intimes et demandait des photos d’elles nues», précise Mme Painchaud. Il s’agirait d’adolescentes âgées de 13 à 15 ans.
Mme Painchaud n’a pas pu préciser davantage, mais le fait qu’il ne soit pas question d’échanges totalement volontaires et que les présumées victimes soient jeunes permet d’accuser le suspect de leurre.
Arrêté pour des photos d’enfants nus dans leur bain
Valérie Gonthier MISE à JOUR
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Utilisant un subterfuge inusité, un jeune homme de 21 ans serait parvenu à manipuler une dizaine de mères d'enfants autistes afin d'obtenir à leur insu des photos et des vidéos de leurs enfants nus.
Utilisant un subterfuge inusité, un jeune homme de 21 ans serait parvenu à manipuler une dizaine de mères d'enfants autistes afin d'obtenir à leur insu des photos et des vidéos de leurs enfants nus.
Phylip St-Jacques a été arrêté hier par des enquêteurs de l’équipe d'enquête sur l’exploitation sexuelle des enfants sur internet de la Sûreté du Québec.
«Il a été arrêté et il doit comparaître demain (aujourd’hui) au palais de justice de Montréal», a confirmé le lieutenant Guy Lapointe.
Il devrait faire face à 17 chefs d’accusation de contacts sexuels sur des personnes de moins de 16 ans, de possession, production de matériel pornographique ainsi que d’y avoir accédé.
Les infractions seraient survenues entre mars 2013 et juin dernier, à Montréal, Saint-Constant, Sept-Îles, Châteauguay, Laval et Longueuil.
St-Jacques est un jeune blogueur, qui collabore notamment au Huffington Post. Sur son blogue, il dit avoir récemment entamé des démarches «qui l’ont amené vers le diagnostic d’autiste de haut niveau».
Chaque fois, il aurait utilisé le même modus operandi afin d’obtenir des photos de petits garçons nus. C’est en se joignant à différentes communautés ou regroupements en lien avec l’autisme sur Facebook que St-Jacques aurait pris contact avec plusieurs parents.
Nus dans le bain
Après avoir gagné leur confiance, il les aurait convaincus de lui montrer comment laver un enfant, soit en filmant la séance de bain de leur petit ou en lui permettant d’y assister. À certains parents, il aurait dit qu’il avait des problèmes d’hygiène puisqu’il ne comprenait pas comme se laver. À d’autres, il aurait dit qu’il était incapable de donner le bain à un neveu ou à un petit frère.
À l’insu des parents, il aurait ensuite pris des photos des enfants dans le bain ou aurait copié les vidéos.
C’est une des mères qui étaient en contact avec St-Jacques qui a sonné l’alarme. En parlant avec une connaissance sur Facebook, elle a réalisé qu’elle n’était pas la seule à qui on avait demandé de filmer son enfant.
«On est des mamans qui ont le cœur sur la main. Il a vraiment bien ciblé sa clientèle», a-t-elle déploré.
Aidée d’un de ses proches qui est un ancien enquêteur de police, elle a monté un dossier sur lui. La Sûreté du Québec s’est ensuite rapidement saisie du cas.
Après des semaines d’enquête, la SQ a procédé à l’arrestation de St-Jacques. Les enquêteurs ont profité de son passage en Cour hier, pour un autre dossier, pour le coffrer à sa sortie du palais de justice de Montréal.
Depuis 2013, St-Jacques doit respecter un engagement de ne pas être en présence de personnes de moins de 16 ans ni de se trouver dans un parc ou une piscine publique. Cet été, il a pourtant été arrêté alors qu’il se trouvait dans un parc. Il comparaissait à ce sujet hier.
Toute personne qui détient de l’information au sujet de cet individu peut contacter la SQ au 1-800-659-4264.
«J’ai l’impression d’avoir été fraudée, trompée, et que mon enfant a été en danger», rage une mère qui regrette d’avoir laissé entrer Phylip St-Jacques dans sa vie.
La jeune mère, qu’on ne peut identifier pour protéger l’identité de son fils, admet avoir laissé le jeune homme assister au bain de son garçon à deux reprises.
«J’ai vraiment été naïve. Je m’en veux d’avoir impliqué mon fils. Les enfants sont vulnérables. Je vais être plus prudente», assure-t-elle.
Même si elle s’en veut d’avoir été bernée, elle insiste sur le fait qu’il est crédible qu’un autiste ne sache pas comment se laver. Selon elle, certains ont souvent besoin de pictogrammes pour comprendre.
«Je lui ai aussi laissé laver mon garçon, pour être certaine qu’il a compris», ajoute-t-elle.
Parties génitales en photo
Des semaines plus tard, des enquêteurs l’ont rencontrée et lui ont montré des photos retrouvées dans l’ordinateur de St-Jacques où on la voit en train de donner le bain de son enfant.
«Il y en avait même qui zoomaient sur les parties génitales», s’insurge-t-elle.
La mère avoue avoir paniqué. Elle s’inquiétait surtout à savoir si ces photos auraient pu être distribuées. Les enquêteurs l’ont rassurée disant que ce n’est pas le cas.
«St-Jacques est venu toucher la corde sensible des mamans d’enfants autistes. Quand il m’a parlé de son problème, j’ai pensé à mes fils, qui auront son âge un jour», explique une autre maman.
C’est elle qui a découvert le pot aux roses. Aidée d’un proche policier à la retraite, Claude Aubin, elle a réussi à regrouper plusieurs parents qui auraient laissé St-Jacques prendre leurs enfants en photo, à leur insu.
Pour sa part, Lucila Guerrero se félicite d’avoir écouté son instinct et d’avoir refusé de filmer son fils dans son bain.
«Je trouvais ça inadéquat», dit la conférencière qui est autiste.
Elle avoue malgré tout qu’avec plus d’insistance, elle aurait pu finir par accepter, se désole-t-elle.
Un policier à la retraite a été piqué au vif lorsqu’une de ses proches s’est fait berner par Phylip St-Jacques. Il a décidé de mener sa petite enquête à son sujet.
Filature, prise de photos à l’insu du suspect, suivi de ses causes en justice, rencontres de témoins: en quelques mois, Claude Aubin a réussi à monter un dossier détaillé.
«Je ne vise pas la vengeance. Je veux simplement que ça arrête. Il faut que son nom soit dans un registre, que les gens sachent ce qu’il peut faire», a-t-il expliqué.
M. Aubin a connu le suspect en juin dernier, par l’entremise d’une connaissance qui a deux jeunes enfants autistes. L’ex-flic trouvait très louche qu’on demande à la mère de filmer son fils dans son bain. Sur Facebook, il a réussi à rejoindre des parents, qui se disaient victimes du même subterfuge.
« Combattre l’injustice »
Au fil de ses recherches, il a appris que le jeune homme devait respecter, depuis 2013, un engagement de ne pas être en présence de personnes de moins de 16 ans ni de se trouver dans un parc ou une piscine publique: on craignait qu’il ne commette une infraction d’ordre sexuel.
C’est pourquoi Claude Aubin n’a pas hésité à le dénoncer à la police lorsqu’il l’a aperçu au parc Lafontaine cet été, lors d’un rassemblement pour l’autisme. St-Jacques a ensuite été accusé en justice de ne pas s'être conformé à un ordre de la cour.
«Quand j’ai su qu’il s’y rendait, je l’ai attendu parce que je savais qu’il n’avait pas le droit d’y être. Il y avait plusieurs enfants autour», explique M. Aubin, qui a ensuite transmis le fruit de ses recherches à la SQ.
Et s’il a décidé de s’impliquer dans ce dossier, c’est avant tout pour «combattre l’injustice».
«J’en ai vu des affaires dans ma vie. Mais ça, ça me touche particulièrement, parce que ce sont des enfants. Quand quelque chose me met en colère, j’agis», dit-il.
Le président fondateur de l’association paranormale de Québec, Dave Beaupré, accusé d’exhibitionnisme et d’incitation à des contacts sexuels sur de jeunes adolescents a pu retrouver, lundi, sa liberté.
L’homme de 29 ans a toutefois dû s’engager sous de sérieuses conditions qu’il devra respecter jusqu’à la fin des procédures. Pour garantir sa liberté, il s’est vu dans l’obligation de déposer la somme de 1 000$ et il devra respecter un couvre-feu entre 21h et 7h. Se dévêtir
Il lui est interdit de se trouver en présence de mineurs sauf son propre enfant selon les directives de la DPJ. De plus, il ne pourra utiliser un ordinateur et il devra prendre rendez-vous avec la clinique d’évaluation et de traitement des troubles du comportement sexuel à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec et suivre toutes leurs recommandations.
Rappelons qu’après avoir recruté des jeunes pour garder leur enfant, Dave Beaupré et sa conjointe, Émilie Labonté, demandaient à ces derniers de se dévêtir pour «se plier au style de vie de la maison» puisqu’ils se disaientnudistes.
C’est pratiquement sans équivoque que Georges Boisvert, un individu de 60 ans de la Rive-Sud de Québec, a été trouvé coupable, hier, des chefs d’accusation qui pesaient contre lui.
C’est pratiquement sans équivoque que Georges Boisvert, un individu de 60 ans de la Rive-Sud de Québec, a été trouvé coupable, hier, des chefs d’accusation qui pesaient contre lui.
«Votre version est tout simplement invraisemblable et, en aucun cas, elle ne concorde avec la personnalité de votre victime.»
Voilà l’une des premières phrases prononcées par le juge René de la Sablonnière pour aborder le sujet de la culpabilité de Boisvert qui a toujours nié avoir eu des relations sexuelles avec sa victime alors que celle-ci était adolescente.
«Tout au plus, vous reconnaissez avoir eu des relations à la majorité de votre victime, en précisant cependant que ces relations étaient volontaires, consensuelles... pratiquement à la demande du plaignant», a ajouté le magistrat pendant que, dans la salle, Boisvert gardait les yeux fermés.
Rappelons que sur près de dix-sept ans, Boisvert a attenté à la pudeur de sa victime, qu’il a commis à son égard de la grossière indécence et qu’il l’a agressée sexuellement.
De voisin à bourreau
Le président du tribunal a également souligné que l’accusé avait joué différents rôles dans la vie de sa jeune proie, étant d’abord son voisin, puis l’ami de ses parents avant de devenir l’amant de sa mère, puis son beau-père.
À l’issue de la séance, Steve Beauregard, la victime, s’est dit soulagé par cette décision qui survient après des années de silence.
Un pédophile montréalais de 84 ans qui faisait du tourisme sexuel en République dominicaine depuis un quart de siècle a écopé de sept ans de prison.
En échange de faveurs sexuelles, Joseph Charles Philippe Côté donnait des cadeaux aux jeunes filles: une poupée, un maillot de bain; il les invitait à sa piscine ou leur prêtait son scooter.
«Le fait que l'accusé filmait ou photographiait ses ébats lui-même, ou en sollicitant la participation d'une autre enfant pour le faire, ajoute à la gravité de l'atteinte à l'intégrité sexuelle des victimes», a souligné la juge Manon Ouimet dans sa décision, rendue hier au palais de justice de Montréal.
Ce pilote d'avion à la retraite a été reconnu coupable, au printemps dernier, d'accusations relatives à la pornographie juvénile ainsi que d'accusations d'attouchements sexuels sur des enfants de moins de 14 ans.
L'homme profitait de ses voyages en République dominicaine pour commettre ses crimes. Les accusations couvrent la période de janvier 2003 à octobre 2012. Ni regrets ni remords
Le pédophile a jeté le blâme sur les parents de ses victimes, en disant que c'était eux qui - volontairement - envoyaient leur fille chez lui. Là-bas, «c'est de même que ça marche», a-t-il dit au sexologue chargé de l'évaluer. Il n'a ni regrets ni remords. Il ne manifeste aucun désir d'entreprendre une thérapie.
«Il ne s'agit pas de gestes spontanés ou isolés, mais d'un comportement dont la régularité, sur une longue période, témoigne de la planification, pour ne pas dire d'un mode de vie», a ajouté la juge Ouimet.
C'est en passant à la douane, le 17 octobre 2012, au retour de l'un de ses nombreux voyages en République dominicaine, que M. Côté a attiré l'attention des employés de l'Agence des services frontaliers. Ce pays des Antilles est connu comme un endroit où sévit le tourisme sexuel.
La Sûreté du Québec a ensuite obtenu un mandat pour analyser les fichiers informatiques de M. Côté. Au total, la police a trouvé quelques milliers de photos et de fichiers vidéo de fillettes correspondant à de la pornographie infantile dans son ordinateur et à son domicile montréalais.
M. Côté n'a pas été arrêté sur-le-champ à Montréal. Il est ensuite reparti en République dominicaine, où la police lui a mis la main au collet cinq mois plus tard. Les murs de sa chambre d'hôtel à Sosua étaient ornés de photos de très jeunes filles nues. Il a ensuite été rapatrié par le Canada pour être jugé.
La poursuite, qui demandait 10 ans de prison, est satisfaite de la peine. «Ça reflète une peine exemplaire et dissuasive», a dit la procureure de la Couronne, Rachelle Pitre.
En tenant compte du temps passé en détention préventive, il lui reste trois ans et cinq mois à purger.
Assis dans le box des accusés, l'octogénaire avait la tête basse lorsque la juge a prononcé son jugement sur la peine.
«Les enfants dominicains ont droit à la même protection que les enfants d'ici. La réprobation sociale des Canadiens doit s'exprimer avec autant de vigueur», a conclu la juge Ouimet.
L'avocat de l'accusé, Me Gerson Foisy, n'a pas commenté la décision à sa sortie du tribunal. Il recommandait une peine de moins de quatre ans.