Un homme de 62 ans vient d’être condamné à purger quatre ans de pénitencier pour avoir initié une jeune fille de 9 ans à la sexualité en lui faisant «jouer» différents rôles.
C’est en pleurnichant que Michel Simard, 62 ans, un fervent amateur d’Elvis Presley s’est adressé à sa victime, mercredi matin.
Lettre à la main, tremblant, le récidiviste a dit à la jeune femme qu’il regrettait amèrement les gestes posés à son égard entre les mois de septembre 1999 et juin 2001.
« Depuis plus de 10 ans, je tente de maîtriser mes démons et là, j’ai la ferme intention de guérir pour ne plus récidiver», a dit celui qui, en 1996, a reçu une peine de 90 jours pour des abus qu’il a eus envers deux fillettes alors âgée de 9 et 5 ans.
C’est en «faisant jouer» la jeune fille à «être sa partenaire» que Simard a commencé à avoir de l’emprise sur sa jeune victime qui ne comprenait pas, à l’époque, les gestes posés par l’homme.
Avec lui, elle a appris les baisers et les caresses mais aussi les fellations, la masturbation et les cunnilingus.
À l’âge de 11 ans, lorsqu’elle a compris que les gestes posés à son endroit étaient habituellement réservés aux amoureux, elle a fait savoir au pédophile qu’il ne devait plus poser les mains sur elle.
Un avertissement qui a été compris par l’accusé.
« Je suis toutefois demeurée prisonnière de mon secret pendant treize ans... jour où j’ai dénoncé les abus dont j’ai été victime», a fait savoir la jeune femme au sortir de la salle de Cour.
Un homme de Longueuil arrêté pour des agressions sexuelles
Agence QMIMISE à JOUR
Coup d'oeil sur cet article
René Mawrick, un résident de Longueuil âgé de 65 ans, a été arrêté mercredi relativement à des agressions sexuelles et la possession de pornographie juvénile. Il devait comparaître jeudi sous diverses accusations à caractère sexuel.
Les gestes reprochés à Mawrick ont été commis dans diverses municipalités de la Montérégie, soit à Saint-Armand, Saint-Jean-sur-Richelieu et Longueuil. Son arrestation a été effectuée par les policiers de la Sûreté du Québec du poste de Brome-Missisquoi, en collaboration avec l’équipe d’enquêtes de la SQ sur l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet et les policiers de l’agglomération de Longueuil.
Du matériel informatique a également été saisi au domicile du suspect. Ce dernier fait face à des accusations d’agression sexuelle, d’incitation et de contacts sexuels, ainsi que de possession et production de pornographie juvénile.
Toute personne possédant des informations sur cet individu et ses agissements peut les transmettre à la SQ au 1 800 659-4264.
Mario Sanschagrin sera assigné à résidence 24h par jour dans une maison de transition à partir du 31 janvier prochain
Coup d'oeil sur cet article
Convaincue de son potentiel explosif, la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) impose à Mario Sanschagrin, le prédateur sexuel de Saint-Victor, une assignation à résidence au-delà de sa peine d’incarcération.
L’homme de 48 ans, tristement connu pour avoir enlevé et séquestré la secrétaire du curé de Saint-Victor de Beauce en 2004, sera donc forcé de demeurer 24 h sur 24 dans une maison de transition une fois sa peine complétée.
Libéré d’office aux deux tiers de sa peine le 31 janvier prochain, le délinquant sera immédiatement conduit dans un centre d’hébergement correctionnel pour la fin de sa sentence.
Or, constatant le «potentiel explosif» de Sanschagrinet le «risque important» qu’il commette de nouveaux délits sexuels, la CLCC a ajouté une condition supplémentaire d’assignation à résidence après la fin de sa peine. Ainsi, Sanschagrin devra rester en maison de transition pendant 180 jours à la suite de sa libération. Mesure exceptionnelle
Cette mesure, prise pour «protéger la société», est possible en raison de l’ordonnance de surveillance de longue durée prononcée par le juge lors de sa sentence. «Dans son cas c’est exceptionnel, il faut qu’il y ait des raisons de croire qu’il a besoin d’un suivi très sérré», explique le porte-parole de la CLCC, Stéphane Obadia.
Obadia rappelle qu’une prolongation de cette assignation à résidence pourra aussi être décrétée au six mois. «C’est 180 jours à la fois», précise-t-il. Or s’il brise ses conditions alors qu’il est assigné à résidence, Sanschagrin devra évidemment retourner devant la justice. De plus, la commission craint une forte médiatisation de sa libération dans la région de Québec et suggère qu’une discussion soit faite pour décider de la région où il serait assigné à résidence. «Tempête médiatique»
La commission des libérations rappelle que Mario Sanschagrin avait fait l’objet «d’une véritable tempête médiatique» lors de sa réincarcération, il y a un an. Remis en liberté le 15 novembre 2013 après huit ans d’incarcération même si aucun progrès n’avait été noté par son équipe de gestion, le délinquant avait été à nouveau arrêté en février.
L’homme qui se trouvait alors en possession d’un iPhone avait fait des recherches sur internet pour retracer ses victimes en plus d’aller sur des sites de pornographie. Il avait donc été condamné pour des bris de conditions, mais retrouvera une certaine liberté à la fin du mois.
Le parcours criminel de Mario Sanschagrin
1986 : Premiers délits de fraudes
1990 : Plusieurs condamnations pour violence et conduite dangereuse
1998 : Emprisonné pour avoir proféré des menaces.
2000 : Il agresse sexuellement, à de multiples reprises trois victimes de moins de 14 ans.
2004 Il enlève et séquestre la secrétaire du presbytère de Saint-Victor de Beauce.
2013 : Après avoir purgé sa peine de huit ans et deux mois, il retourne en liberté.
Jeune homme du Lac-St-Jean accusé de leurre sur des ados
Pierre-Olivier Fortin MISE à JOUR
Coup d'oeil sur cet article
Un jeune homme de 20 ans qui aurait leurré des adolescentes sur internet afin d’obtenir des photos d’elles nues a comparu au palais de justice de Roberval. Il aurait fait huit victimes à Québec et au Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais les policiers croient qu’elles ne seraient peut-être pas les seules.
Jean-François Cantin a été arrêté mardi à son domicile de Dolbeau-Mistassini et a comparu mercredi. Il fait face à des accusations de leurre informatique et de possession de pornographie juvénile. Les policiers ont perquisitionné à deux endroits de la ville, y compris à son domicile. Ils ont saisi du matériel informatique qui sera analysé prochainement.
Les enquêteurs de la Sûreté du Québec et de la police de Québec travaillaient sur son cas à la suite de dénonciations de victimes présumées. Cinq d’entre elles sont d’Alma, une habitait Saguenay et deux, Québec. Les policiers croient que Cantin pourrait avoir fait d’autres victimes dans la capitale.
Ses agissements auraient débuté en 2013, selon Marie Eve Painchaud, porte-parole de la police de Québec. Cantin «se créait de faux profils, dont celui d’Alex Sasseville, sur divers réseaux sociaux» comme Facebook, Instagram et SnapChat, «afin de trouver et de leurrer ses jeunes victimes et d’obtenir des photos d’elles dénudées».
«Il envoyait des photos de ses parties intimes et demandait des photos d’elles nues», précise Mme Painchaud. Il s’agirait d’adolescentes âgées de 13 à 15 ans.
Mme Painchaud n’a pas pu préciser davantage, mais le fait qu’il ne soit pas question d’échanges totalement volontaires et que les présumées victimes soient jeunes permet d’accuser le suspect de leurre.
Arrêté pour des photos d’enfants nus dans leur bain
Valérie Gonthier MISE à JOUR
Coup d'oeil sur cet article
Utilisant un subterfuge inusité, un jeune homme de 21 ans serait parvenu à manipuler une dizaine de mères d'enfants autistes afin d'obtenir à leur insu des photos et des vidéos de leurs enfants nus.
Utilisant un subterfuge inusité, un jeune homme de 21 ans serait parvenu à manipuler une dizaine de mères d'enfants autistes afin d'obtenir à leur insu des photos et des vidéos de leurs enfants nus.
Phylip St-Jacques a été arrêté hier par des enquêteurs de l’équipe d'enquête sur l’exploitation sexuelle des enfants sur internet de la Sûreté du Québec.
«Il a été arrêté et il doit comparaître demain (aujourd’hui) au palais de justice de Montréal», a confirmé le lieutenant Guy Lapointe.
Il devrait faire face à 17 chefs d’accusation de contacts sexuels sur des personnes de moins de 16 ans, de possession, production de matériel pornographique ainsi que d’y avoir accédé.
Les infractions seraient survenues entre mars 2013 et juin dernier, à Montréal, Saint-Constant, Sept-Îles, Châteauguay, Laval et Longueuil.
St-Jacques est un jeune blogueur, qui collabore notamment au Huffington Post. Sur son blogue, il dit avoir récemment entamé des démarches «qui l’ont amené vers le diagnostic d’autiste de haut niveau».
Chaque fois, il aurait utilisé le même modus operandi afin d’obtenir des photos de petits garçons nus. C’est en se joignant à différentes communautés ou regroupements en lien avec l’autisme sur Facebook que St-Jacques aurait pris contact avec plusieurs parents.
Nus dans le bain
Après avoir gagné leur confiance, il les aurait convaincus de lui montrer comment laver un enfant, soit en filmant la séance de bain de leur petit ou en lui permettant d’y assister. À certains parents, il aurait dit qu’il avait des problèmes d’hygiène puisqu’il ne comprenait pas comme se laver. À d’autres, il aurait dit qu’il était incapable de donner le bain à un neveu ou à un petit frère.
À l’insu des parents, il aurait ensuite pris des photos des enfants dans le bain ou aurait copié les vidéos.
C’est une des mères qui étaient en contact avec St-Jacques qui a sonné l’alarme. En parlant avec une connaissance sur Facebook, elle a réalisé qu’elle n’était pas la seule à qui on avait demandé de filmer son enfant.
«On est des mamans qui ont le cœur sur la main. Il a vraiment bien ciblé sa clientèle», a-t-elle déploré.
Aidée d’un de ses proches qui est un ancien enquêteur de police, elle a monté un dossier sur lui. La Sûreté du Québec s’est ensuite rapidement saisie du cas.
Après des semaines d’enquête, la SQ a procédé à l’arrestation de St-Jacques. Les enquêteurs ont profité de son passage en Cour hier, pour un autre dossier, pour le coffrer à sa sortie du palais de justice de Montréal.
Depuis 2013, St-Jacques doit respecter un engagement de ne pas être en présence de personnes de moins de 16 ans ni de se trouver dans un parc ou une piscine publique. Cet été, il a pourtant été arrêté alors qu’il se trouvait dans un parc. Il comparaissait à ce sujet hier.
Toute personne qui détient de l’information au sujet de cet individu peut contacter la SQ au 1-800-659-4264.
«J’ai l’impression d’avoir été fraudée, trompée, et que mon enfant a été en danger», rage une mère qui regrette d’avoir laissé entrer Phylip St-Jacques dans sa vie.
La jeune mère, qu’on ne peut identifier pour protéger l’identité de son fils, admet avoir laissé le jeune homme assister au bain de son garçon à deux reprises.
«J’ai vraiment été naïve. Je m’en veux d’avoir impliqué mon fils. Les enfants sont vulnérables. Je vais être plus prudente», assure-t-elle.
Même si elle s’en veut d’avoir été bernée, elle insiste sur le fait qu’il est crédible qu’un autiste ne sache pas comment se laver. Selon elle, certains ont souvent besoin de pictogrammes pour comprendre.
«Je lui ai aussi laissé laver mon garçon, pour être certaine qu’il a compris», ajoute-t-elle.
Parties génitales en photo
Des semaines plus tard, des enquêteurs l’ont rencontrée et lui ont montré des photos retrouvées dans l’ordinateur de St-Jacques où on la voit en train de donner le bain de son enfant.
«Il y en avait même qui zoomaient sur les parties génitales», s’insurge-t-elle.
La mère avoue avoir paniqué. Elle s’inquiétait surtout à savoir si ces photos auraient pu être distribuées. Les enquêteurs l’ont rassurée disant que ce n’est pas le cas.
«St-Jacques est venu toucher la corde sensible des mamans d’enfants autistes. Quand il m’a parlé de son problème, j’ai pensé à mes fils, qui auront son âge un jour», explique une autre maman.
C’est elle qui a découvert le pot aux roses. Aidée d’un proche policier à la retraite, Claude Aubin, elle a réussi à regrouper plusieurs parents qui auraient laissé St-Jacques prendre leurs enfants en photo, à leur insu.
Pour sa part, Lucila Guerrero se félicite d’avoir écouté son instinct et d’avoir refusé de filmer son fils dans son bain.
«Je trouvais ça inadéquat», dit la conférencière qui est autiste.
Elle avoue malgré tout qu’avec plus d’insistance, elle aurait pu finir par accepter, se désole-t-elle.
Un policier à la retraite a été piqué au vif lorsqu’une de ses proches s’est fait berner par Phylip St-Jacques. Il a décidé de mener sa petite enquête à son sujet.
Filature, prise de photos à l’insu du suspect, suivi de ses causes en justice, rencontres de témoins: en quelques mois, Claude Aubin a réussi à monter un dossier détaillé.
«Je ne vise pas la vengeance. Je veux simplement que ça arrête. Il faut que son nom soit dans un registre, que les gens sachent ce qu’il peut faire», a-t-il expliqué.
M. Aubin a connu le suspect en juin dernier, par l’entremise d’une connaissance qui a deux jeunes enfants autistes. L’ex-flic trouvait très louche qu’on demande à la mère de filmer son fils dans son bain. Sur Facebook, il a réussi à rejoindre des parents, qui se disaient victimes du même subterfuge.
« Combattre l’injustice »
Au fil de ses recherches, il a appris que le jeune homme devait respecter, depuis 2013, un engagement de ne pas être en présence de personnes de moins de 16 ans ni de se trouver dans un parc ou une piscine publique: on craignait qu’il ne commette une infraction d’ordre sexuel.
C’est pourquoi Claude Aubin n’a pas hésité à le dénoncer à la police lorsqu’il l’a aperçu au parc Lafontaine cet été, lors d’un rassemblement pour l’autisme. St-Jacques a ensuite été accusé en justice de ne pas s'être conformé à un ordre de la cour.
«Quand j’ai su qu’il s’y rendait, je l’ai attendu parce que je savais qu’il n’avait pas le droit d’y être. Il y avait plusieurs enfants autour», explique M. Aubin, qui a ensuite transmis le fruit de ses recherches à la SQ.
Et s’il a décidé de s’impliquer dans ce dossier, c’est avant tout pour «combattre l’injustice».
«J’en ai vu des affaires dans ma vie. Mais ça, ça me touche particulièrement, parce que ce sont des enfants. Quand quelque chose me met en colère, j’agis», dit-il.
Le président fondateur de l’association paranormale de Québec, Dave Beaupré, accusé d’exhibitionnisme et d’incitation à des contacts sexuels sur de jeunes adolescents a pu retrouver, lundi, sa liberté.
L’homme de 29 ans a toutefois dû s’engager sous de sérieuses conditions qu’il devra respecter jusqu’à la fin des procédures. Pour garantir sa liberté, il s’est vu dans l’obligation de déposer la somme de 1 000$ et il devra respecter un couvre-feu entre 21h et 7h. Se dévêtir
Il lui est interdit de se trouver en présence de mineurs sauf son propre enfant selon les directives de la DPJ. De plus, il ne pourra utiliser un ordinateur et il devra prendre rendez-vous avec la clinique d’évaluation et de traitement des troubles du comportement sexuel à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec et suivre toutes leurs recommandations.
Rappelons qu’après avoir recruté des jeunes pour garder leur enfant, Dave Beaupré et sa conjointe, Émilie Labonté, demandaient à ces derniers de se dévêtir pour «se plier au style de vie de la maison» puisqu’ils se disaientnudistes.
C’est pratiquement sans équivoque que Georges Boisvert, un individu de 60 ans de la Rive-Sud de Québec, a été trouvé coupable, hier, des chefs d’accusation qui pesaient contre lui.
C’est pratiquement sans équivoque que Georges Boisvert, un individu de 60 ans de la Rive-Sud de Québec, a été trouvé coupable, hier, des chefs d’accusation qui pesaient contre lui.
«Votre version est tout simplement invraisemblable et, en aucun cas, elle ne concorde avec la personnalité de votre victime.»
Voilà l’une des premières phrases prononcées par le juge René de la Sablonnière pour aborder le sujet de la culpabilité de Boisvert qui a toujours nié avoir eu des relations sexuelles avec sa victime alors que celle-ci était adolescente.
«Tout au plus, vous reconnaissez avoir eu des relations à la majorité de votre victime, en précisant cependant que ces relations étaient volontaires, consensuelles... pratiquement à la demande du plaignant», a ajouté le magistrat pendant que, dans la salle, Boisvert gardait les yeux fermés.
Rappelons que sur près de dix-sept ans, Boisvert a attenté à la pudeur de sa victime, qu’il a commis à son égard de la grossière indécence et qu’il l’a agressée sexuellement.
De voisin à bourreau
Le président du tribunal a également souligné que l’accusé avait joué différents rôles dans la vie de sa jeune proie, étant d’abord son voisin, puis l’ami de ses parents avant de devenir l’amant de sa mère, puis son beau-père.
À l’issue de la séance, Steve Beauregard, la victime, s’est dit soulagé par cette décision qui survient après des années de silence.
Un pédophile montréalais de 84 ans qui faisait du tourisme sexuel en République dominicaine depuis un quart de siècle a écopé de sept ans de prison.
En échange de faveurs sexuelles, Joseph Charles Philippe Côté donnait des cadeaux aux jeunes filles: une poupée, un maillot de bain; il les invitait à sa piscine ou leur prêtait son scooter.
«Le fait que l'accusé filmait ou photographiait ses ébats lui-même, ou en sollicitant la participation d'une autre enfant pour le faire, ajoute à la gravité de l'atteinte à l'intégrité sexuelle des victimes», a souligné la juge Manon Ouimet dans sa décision, rendue hier au palais de justice de Montréal.
Ce pilote d'avion à la retraite a été reconnu coupable, au printemps dernier, d'accusations relatives à la pornographie juvénile ainsi que d'accusations d'attouchements sexuels sur des enfants de moins de 14 ans.
L'homme profitait de ses voyages en République dominicaine pour commettre ses crimes. Les accusations couvrent la période de janvier 2003 à octobre 2012. Ni regrets ni remords
Le pédophile a jeté le blâme sur les parents de ses victimes, en disant que c'était eux qui - volontairement - envoyaient leur fille chez lui. Là-bas, «c'est de même que ça marche», a-t-il dit au sexologue chargé de l'évaluer. Il n'a ni regrets ni remords. Il ne manifeste aucun désir d'entreprendre une thérapie.
«Il ne s'agit pas de gestes spontanés ou isolés, mais d'un comportement dont la régularité, sur une longue période, témoigne de la planification, pour ne pas dire d'un mode de vie», a ajouté la juge Ouimet.
C'est en passant à la douane, le 17 octobre 2012, au retour de l'un de ses nombreux voyages en République dominicaine, que M. Côté a attiré l'attention des employés de l'Agence des services frontaliers. Ce pays des Antilles est connu comme un endroit où sévit le tourisme sexuel.
La Sûreté du Québec a ensuite obtenu un mandat pour analyser les fichiers informatiques de M. Côté. Au total, la police a trouvé quelques milliers de photos et de fichiers vidéo de fillettes correspondant à de la pornographie infantile dans son ordinateur et à son domicile montréalais.
M. Côté n'a pas été arrêté sur-le-champ à Montréal. Il est ensuite reparti en République dominicaine, où la police lui a mis la main au collet cinq mois plus tard. Les murs de sa chambre d'hôtel à Sosua étaient ornés de photos de très jeunes filles nues. Il a ensuite été rapatrié par le Canada pour être jugé.
La poursuite, qui demandait 10 ans de prison, est satisfaite de la peine. «Ça reflète une peine exemplaire et dissuasive», a dit la procureure de la Couronne, Rachelle Pitre.
En tenant compte du temps passé en détention préventive, il lui reste trois ans et cinq mois à purger.
Assis dans le box des accusés, l'octogénaire avait la tête basse lorsque la juge a prononcé son jugement sur la peine.
«Les enfants dominicains ont droit à la même protection que les enfants d'ici. La réprobation sociale des Canadiens doit s'exprimer avec autant de vigueur», a conclu la juge Ouimet.
L'avocat de l'accusé, Me Gerson Foisy, n'a pas commenté la décision à sa sortie du tribunal. Il recommandait une peine de moins de quatre ans.
Pas moins d’une quarantaine de jeunes adolescents auraient été les malheureuses victimes d’un internaute qui utilisait de faux profils Facebook pour leur faire accomplir les bassesses les plus ignobles devant leur webcam.
Il aurait demandé à l’une de ses victimes d’agresser son jeune frère devant la webcam.
À un autre de prendre des photos de son petit frère nu dans le bain.
Ou encore à un garçon de boire son urine devant la caméra.
Pour la seconde fois en moins de six mois, les policiers de la Sûreté du Québec ont passé les menottes à Maxime Bérard-Nault, 24 ans, hier.
Quarantaine de victimes
La police croit avoir identifié jusqu’ici une quarantaine de victimes en fouillant son ordinateur. Mais ça pourrait n’être que la pointe de l’iceberg: il aurait établi jusqu’à 800 contacts avec des jeunes, a-t-on appris d’une source proche de l’enquête.
Le jeune homme domicilié à Windsor, en Estrie, avait été arrêté une première fois en février et accusé de 33 chefs d’accusation. Lundi, 80 autres accusations se sont ajoutées.
Fausses jeunes filles
On accuse Bérard-Nault d’avoir inventé de faux profils Facebook personnifiant des jeunes filles sexy.
Ces fausses jeunes filles auraient approché des garçons principalement âgés de 11 à 13 ans en entretenant des conversations à connotation sexuelle. Il leur aurait envoyé des photos de cette soi-disant jeune fille nue, réclamant que les garçons fassent de même.
Lorsqu’il avait en main des photos d’eux nus, Bérard-Nault se mettait, semble-t-il, à faire ce qu’il voulait avec eux. La vie des victimes devenait un cauchemar.
Dans certains cas, le calvaire des jeunes victimes a duré pendant 18 mois, a-t-on appris.
Et lorsque l’un d’eux s’est plaint, il aurait répondu que dans 10 ans, il lui payerait un psychologue.
Il aurait exigé de les voir sur Skype parfois chaque jour, parfois chaque semaine.
Victimes isolées
On peut s’en douter, les garçons, étant peu fiers de leurs agissements, n’en parlaient à personne, pas même à leurs parents, de sorte qu’ils se retrouvaient isolés avec leur problème.
Bérard-Nault aurait fait ses victimes aux quatre coins de la province, soit en Montérégie, en Estrie, à Montréal et à Québec.
Selon le mandat d’arrestation, il fera face à des accusations relatives à la pornographie juvénile, dont leurre, extorsion, incitation à des contacts sexuels et production de pornographie juvénile.
Il doit comparaître mardi au palais de justice de Longueuil.
L’appel à l’aide lancé au public par la GRC, jeudi dernier, pour retracer un agresseur sexuel de mineur en liberté illégale a porté ses fruits.
Le fugitif, Jean-Marc Poupart, a été arrêté samedi par la Sûreté du Québec dans la région de Sorel à la suite d’une information provenant d’un citoyen. Texte recommandé 14 000 fois
Les internautes ont bien collaboré aux recherches. Le texte sur le sujet mis en ligne sur le site du Soleil de Châteauguay a été recommandé 14 000 fois. Sur le compte Facebook du journal, il a été partagé plus de 4000 fois et sa portée a été de plus de 212 000 membres.
Poupart, 39 ans, était en liberté illégale depuis le 4 avril. Il purge une peine de trois ans de pénitencier pour incitation à des contacts sexuels, contacts sexuels avec une personne de moins de 18 ans, possession de drogue et bris de probation.
Roberval : quatre ans de prison pour Richard Boudreault
Mis à jour le: 1 mai 2014 04:16 | par Radio-Canada, ici.radio-canada.ca
Un ex-employé de la prison de Roberval, Richard Boudreault, est condamné à une peine de quatre ans de prison
Un ex-employé de la prison de Roberval, Richard Boudreault, est condamné à une peine de quatre ans de prison pour avoir agressé sexuellement un adolescent pendant plus de six ans.
L'homme de 59 ans menait une double vie. Il avait 40 ans quand il a séduit un jeune adolescent de son entourage. Pendant six ans, entre 1993 et 1999, Richard Boudreault a eu plus de 200 rapports sexuels complets avec le garçon.
Les événements se déroulaient dans un climat de harcèlement psychologique.
Selon le rapport présentenciel, l'homme aurait refoulé son homosexualité, ce qui l'aurait amené à commettre ces délits sexuels.
La fréquence et la gravité des gestes, l'absence d'empathie et la déresponsabilisation de l'accusée ont convaincu le juge à reconnaître la culpabilité de Richard Boudreault et à lui imposer une peine de quatre ans de pénitencier.
La représentante de la direction des poursuites criminelles et pénales, Amélie Savard, se dit satisfaite de la décision.
« Moi, je demandais une peine entre cinq et six ans et la défense demandait une peine d'une période de deux ans moins un jour dans la collectivité », rappelle-t-elle.
La défense a déjà porté le verdict de culpabilité en appel. « À ce stade-ci, je juge la sentence sévère », précise Me Denis Otis.
Les experts croient également que Richard Boudreault présente des risques modérés de récidives. Le juge demande que son nom soit inscrit sur la liste des délinquants sexuels à perpétuité.
(Trois-Rivières) Rodney Jr Cleary a été cité, vendredi, à subir son procès pour des crimes à caractère sexuel et des voies de fait sur des mineurs.
L'individu de 51 ans, qui purge déjà une peine de prison de trois ans pour violence conjugale, est en effet soupçonné d'avoir abusé sexuellement une personne d'âge mineur entre janvier 2007 et septembre 2010.
Sur une base régulière, il se serait livré à des attouchements sexuels sur la présumée victime alors qu'elle était âgée entre six et dix ans. Il aurait même eu des relations sexuelles complètes avec elle. Des accusations d'agressions sexuelles, attouchements sexuels et incitation à des contacts sexuels ont donc été portées contre lui. Il doit aussi faire face à un chef de voie de fait contre cette même personne.
Qui plus est, il aurait malmené trois autres enfants au cours de cette période, leur infligeant notamment des coups dans le ventre et au visage. Lorsque les sévices auraient commencé, les trois victimes étaient âgées entre deux et 14 ans environ.
Vendredi, alors qu'il était rendu au stade de son enquête préliminaire et que les témoins de la Couronne avaient été convoqués au palais de justice, Cleary a finalement renoncé à cette étape des procédures.
Le juge Jacques Lacoursière l'a donc cité à subir son procès sur les chefs tel que cités, soit les crimes à caractère sexuel et les voies de fait. À la demande de la défense, la cause a été reportée pour la forme au 19 juin. Une date de procès pourrait alors être fixée.
Rappelons qu'en août 2013, Cleary s'était vu imposer par le juge Guy Lambert une peine de trois ans de pénitencier pour des voies de fait, des voies de fait armées, une agression sexuelle armée et des menaces de mort à l'encontre de son ex-conjointe.
À quatre reprises entre mars 2008 et juin 2010, il l'avait frappée et menacée de mort. Selon ce que la victime avait relaté, il lui avait entre autres enfoncé un fusil chargé au fond de la gorge pour ensuite la forcer à avoir des relations sexuelles avec lui. Il avait aussi appuyé un couteau sur son ventre pour ensuite la menacer et la frapper à quelques reprises.
La victime se rappelle qu'il lui avait déjà cogné la tête sur la bouilloire et l'avait étranglée parce que les petites cuillères n'étaient pas rangées à son goût. Il lui avait également tiré les cheveux et l'avait menacée de l'enterrer vivante elle et ses enfants, de sorte que personne ne puisse les retrouver.
Une fois la sentence prononcée, la victime, Caroline Lavoie avait demandé la levée de l'ordonnance de non-publication sur son identité parce qu'elle voulait inciter les femmes victimes de violence conjugale à porter plainte contre leur agresseur.
Abus sexuels envers sa fille: le Magogois Renald Côté libre comme l’air
Bertrand Gosselin / Agence QMI
Publié le: | Mise à jour:
MAGOG – Renald Côté, qui s’est acquis le surnom de «monstre de Magog» pour avoir agressé sexuellement sa propre fille durant 17 ans, respire l’air libre depuis le 26 mars dernier, après avoir eu son congé de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).
Il aura ainsi purgé sa peine de détention fédérale au complet. Aujourd’hui âgé de 63 ans, Côté avait été mis en accusation et avait comparu détenu, le 27 septembre 2002. Il faisait alors face à 15 chefs d’accusations dont certains remontaient à janvier 1984.
Les agressions et sévices sexuels répétés ont été commis par Côté avec la complicité de ses fils Serge et Donald sur sa fille Isabelle, qui est décédée d’un cancer des ovaires à l’âge de 22 ans, à l’été 2002.
Des 15 chefs d’accusation, deux ont été abandonnés : il s’agissait de chefs pour agression sexuelle armée et agression sexuelle avec la complicité d’une autre personne. Le 10 mars 2003, Côté a été condamné à une peine de 10 ans et sept mois de prison.
Pendant tout son procès, l’homme, qui a toujours clamé son innocence, même encore aujourd’hui, avait pu compter sur l’appui inconditionnel de sa conjointe, la mère d’Isabelle, et de quelques proches qui ont toujours prétendu que Renald Côté était innocent de tous les crimes reprochés, qu’il s’agissait de machination, de coup monté. Pourtant à son procès, ses deux fils ont rappelé des faits dont ils furent témoins. Des personnes en milieu hospitalier étaient aussi venues raconter au tribunal ces situations où elles avaient surpris Renald Côté en flagrant délit, en train de masturber sa fille, tantôt sur son lit d’hôpital et tantôt sur son fauteuil roulant.
Refus de collaborer
Lorsqu’il s’est retrouvé en maison de transition en juillet 2010, il a aussi refusé de suivre un programme pour traiter sa déviance sexuelle et ne s’est pas présenté aux rendez-vous avec les médecins responsables de son suivi psychologique.
«Encore aujourd'hui, vous niez les crimes pour lesquels vous avez été condamné», peut-on lire dans le rapport de la CLCC, à l'époque.
Selon Guy Roy, directeur du Service de la Régie de police Memphrémagog, Renald Côté aurait été aperçu dans le secteur de la rue St-Pierre, à Magog, là où il habitait au moment de son arrestation.
Une rumeur voudrait qu’il aille résider à Ste-Marguerite, dans un petit logement qu’un de ses beaux-frères lui aurait aménagé au-dessus de son garage.
Inscrit au registre des prédateurs sexuels, Côté doit transmettre ses coordonnés aux policiers s'il change de résidence.
Cependant, sa remise en liberté par la CLCC ne comporte aucune autre restriction; il n’est donc soumis à aucune condition, ni à aucune surveillance spéciale.
Coupable d’attentat à la pudeur entre les années 1965 et 1983, le pédophile Yvon Beaudet a écopé, mercredi, d’une peine de 23 mois de détention. C’est sur quatre jeunes garçons, âgés, au début, de six à huit ans, que Beaudet s’est fait la main pendant une vingtaine d’années.
Attouchements, caresses par dessus et sous les vêtements, échange de baisers, fellations mutuelles: celui qui a reconnu avoir un problème ne forçait pas nécessairement ses jeunes victimes.
Cependant, il les astreignaient au silence, créant ainsi un climat plus que malsain.
«Les agressions sexuelles sur les enfants sont des crimes graves et odieux», ad’ailleurs souligné le juge Jean-Louis Lemay avant de prononcer sa peine. séquelles importantes
Le magistrat a retenu le fait que Beaudet avait plaidé coupable, qu’il avait suivi une thérapie il y a fort longtemps et qu’il n’avait pas récidivé durant les 25 dernières années comme facteurs atténuants. Il a en revanche pris en compte, comme facteurs aggravants, les séquelles importantes pour l’une des quatre victimes et l’acharnement avec lequel il a posé des gestes répétitifs sur tous les petits garçons. Antécédents
Rappelons qu’en 1991, Yvon Beaudet a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur trois jeunes garçons.
Il avait alors écopé d’une peine de 12 mois d’emprisonnement.
L’homme, qui est originaire de Lotbinière ,a déjà travaillé comme infirmier à Lévis et à la Baie-James, puis dans différentes communautés autochtones de la Côte-Nord.
Des gestes commis alors qu’il travaillait au dispensaire de Havre-Saint-Pierre lui ont également déjà valu une radiation d’un an de l’Ordre des infirmières du Québec.
En plus de la sentence qui lui a été imposée, Beaudet devra fournir un échantillon d’ADN et être inscrit sur le registre des délinquants sexuels à perpétuité.
En personne, un chef scout de 63 ans agissait en «père» avec les adolescentes. Mais, derrière de faux profils sur internet, il n’hésitait pas à leurrer celles qu’il côtoyait dans la vraie vie.
Michael Bélanger a œuvré pendant 30 ans chez les scouts. À partir de 2005, il travaillait quelques heures par semaine pour les scouts, et passait le reste de son temps chez lui, principalement sur internet.
Et son travail le servait bien, puisqu’il lui permettait de créer des contacts avec des jeunes filles de 12 à 17 ans, via de faux profils de jeunes garçons qu’il créait de toutes pièces sur des réseaux sociaux sur internet.
«Je connais un jeune scout en Ontario, vous pourriez être intéressés à vous rencontrer», leur disait-il, selon la preuve de la poursuite.
Une fois le contact initié avec le faux garçon, il incitait ensuite ses victimes à se dévêtir devant la caméra et stockait minutieusement les photos dans son ordinateur.
«Il avait une certaine influence auprès de ces jeunes filles, de par son statut et parce que certaines le considéraient comme un père, à qui elles pouvaient se confier», a expliqué Me Anne Marie Omann de la Couronne.
Le manège de Bélanger a ainsi duré jusqu’en 2013, quand il s’est fait démasquer par plusieurs jeunes filles qui s’étaient parlé entre elles, mais aussi parce qu’un policier avait réalisé que Bélanger avait usurpé certaines informations provenant de son compte en ligne.
Plutôt que de se soumettre à un procès, l’accusé a finalement plaidé coupable récemment à une série d’accusations de leurres, d’incitations à des contacts sexuels et de possession de pornographie juvénile. Accroc au net
Au total, Bélanger a reconnu avoir fait six victimes. Mais le chiffre pourrait s’avérer plus élevé, puisque les policiers ont retrouvé dans son ordinateur des photos d’autres jeunes filles potentiellement leurrées, mais jamais identifiées.
L’accusé passait également énormément de temps en ligne, a relaté la poursuite, lors de la réponse à l’accusation au palais de justice de Montréal.
«Il clavardait jusqu’à trois heures par jour avec une des victimes», a donné en exemple Me Omann.
Lors d’une perquisition à son domicile de l’avenue Lachine, les policiers avaient trouvé 1343 photos de pornographie juvénile mettant en scène des fillettes aussi jeunes que cinq ans. Il y avait 1907 images de victimes identifiées, et presque autant de jeunes filles non identifiées.
Bélanger, qui n’a pas d’antécédents judiciaires, reviendra à la cour le mois prochain pour les représentations sur sentence. L’individu, qui a depuis été évincé des scouts, restera détenu d’ici là.
Le SPVM recherche des victimes potentielles d’Anthony Dicapua
Agence QMI
Publié le: | Mise à jour:
La police de Montréal est à la recherche de victimes potentielles d’Anthony Dicapua, un homme de 33 ans qui fait face à plusieurs accusations à caractère sexuel.
L’homme a été arrêté le 13 février dernier dans le secteur de Montréal-Nord, dans le cadre d’une enquête de la Section exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Dicapua a comparu à la Cour du Québec et fait face à des accusations de leurre, incitation à des contacts sexuels, possession de pornographie juvénile, accès et distribution de pornographie juvénile, production de pornographie juvénile et menaces.
De novembre 2013 à février 2014, Anthony Dicapua aurait fait au moins trois victimes de leurre d’enfants. «Il communiquait avec ses victimes, des adolescents de 13-14 ans, via Skype ou Facebook, et se faisait passer pour un jeune du même âge», a indiqué le SPVM, dans un communiqué.
Pour duper ses victimes, Anthony Dicapua prétendait aussi fréquenter des écoles secondaires de Montréal-Nord et des environs. Il gagnait petit à petit la confiance des adolescentes, les incitant par la suite à avoir des échanges en direct par le biais d’une webcaméra.
«Il incitait ses victimes à commettre des gestes à caractère sexuel devant lui et Anthony Dicapua lui-même faisait de tels gestes à la caméra», a souligné le SPVM, qui affirme que le suspect parvenait à contrôler ses victimes «par la menace et le chantage».
Sur Facebook, il aurait utilisé plus d’une fois le pseudonyme Jean-Simon Durocher ou des variantes de ce nom.
Quiconque croyant avoir été victime d’Anthony Dicapua ou possédant de l’information à son sujet peut communiquer avec le 911 ou encore se présenter au poste de quartier de son secteur ou au service de police de sa municipalité.
«Tu as enlevé la vie de ma fille en plus de me priver de la mienne avec elle.»
La mère de Joleil Campeau a tenu à s’adresser à Éric Daudelin hier, quelques minutes à peine après qu’il eut été reconnu coupable du meurtre prémédité de sa fille.
«Éric, je veux te parler depuis ton arrestation… Une personne normale ne peut pas séquestrer, agresser, retenir de force quelqu’un contre son gré», a lancé Donna Senécal à l’homme qui a noyé son enfant de neuf ans dans un ruisseau boueux en 1995.
Le verdict est tombé hier après-midi, après trois jours de délibérations au terme d’un procès de presque trois semaines au palais de justice de Laval. L’atmosphère dans la salle d’audience, qui était remplie à craquer, était plutôt tendue les instants avant l’annonce du verdict. C’est le juré numéro un qui a eu la lourde tâche d’annoncer la décision unanime.
«Coupable», a-t-il dit fermement à 16 h 25, pour chacun des trois chefs d’accusation qui pesaient contre Daudelin, soit meurtre prémédité, séquestration et agression sexuelle.
Ce verdict a été accueilli avec beaucoup d’émotions, notamment par les membres de la famille de la fillette, qui attendaient depuis maintenant 19 ans que justice soit faite.
Arrêté en juin 2011 pour le crime qu’il avait commis 16 ans plus tôt, Daudelin a été piégé par des agents d’infiltration qui se faisaient passer pour des criminels afin d’obtenir ses aveux. Il a alors confié à son «patron» avoir eu un «déclic» en apercevant la fillette le 12 juin 1995, puis l’avoir enlevée, violée et noyée. Des traces de son sperme avaient été retrouvées sur la petite culotte de l’enfant.
Mine basse
Depuis le début du procès, l’accusé nie le crime qu’on lui reproche. Hier, assis dans le box des accusés, Éric Daudelin avait la mine basse. Il n’a pas bronché lorsque la maman de la petite victime s’est adressée à la cour et l’a interpellé. Elle a raconté avec émotions que la mort de sa fille est survenue le lendemain de son anniversaire.
«Je plantais des fleurs devant la maison. J’étais heureuse... Au même moment, l’acte a été commis», a-t-elle dit en pleurant.
«J’ai beaucoup de difficulté à croire que cette femme-là, cette mère-là, qui a été si durement éplorée durant toutes ces années, soit capable de livrer un message aussi empreint de sérénité», a lancé à sa sortie de la salle d’audience Me Pierre-Luc Rolland, procureur de la Couronne, qui venait de conclure le dernier procès de sa carrière.
La juge Sophie Bourque s’est aussi adressée à l’accusé, indiquant que ce verdict envoie un «message clair» (voir autre texte).
Et malgré la décision du jury d’envoyer Daudelin en prison sans possibilité d’être libéré avant 2039, la défense dit ne pas être déçue.
«M. Daudelin a eu droit à un procès juste et équitable. Le jury a fait un très bon travail. Justice a été rendue. On respecte la décision», a dit Me Jacky-Éric Salvant.
Ce que la mère de Joleil Campeau a dit
«
Suite à Joleil qui ne répondait pas à l’appel, j’ai vécu l’incompréhensible des événements, le stress, l’ambivalence... j’ai été suspectée, interrogée et j’ai dû passer au détecteur de mensonges. C’était la procédure. Je comprenais, car j’étais la dernière à avoir vu Joleil.»
«
Je ne voulais pas être victime, mais en même temps, je devais réinventer le mot survivante.»
«
Éric, je veux te parler depuis ton arrestation… Une personne normale ne peut pas séquestrer, agresser, retenir de force quelqu’un contre son gré, la blesser et l’enfouir sous la vase dans un ruisseau, la noyer. Surtout faire ça à un enfant qui ne t’a rien fait… comme ma fille Joleil!»
«
Il y a au moins deux normalités. La tienne, parce que tu as réussi à vivre avec tes actes crapuleux pendant 16 ans avant qu’il te soit interdit de recommencer… Et ma normalité, celle qui ne ressemble en rien à la tienne parce que moi, je ne serais pas capable de tuer un enfant, encore moins de survivre à cela.»
«
Éric, ce que je te demande depuis longtemps, c’est ce que je me demande à moi également: fais tout ton temps, en sécurité et pour toi et les autres. Répare-toi, si tu le veux, moi, je me répare… Répare ta vie, si tu le peux…»
La Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Québec sont à la recherche d’informations du public sur Maurice Cloutier.
La Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Québec sont à la recherche d’informations du public sur Maurice Cloutier, un camionneur présentement incarcéré pour agression sexuelle.
L’homme de 55 ans est coupable d’avoir agressé une prostituée de Moncton, au Nouveau-Brunswick, après l’avoir fait monter dans son camion.
Les policiers sont à la recherche de victimes au Québec, car sa façon de procéder ressemble à celui de trois dossiers présentement sous enquête dans la province. Comme il se déplaçait partout au Canada pendant 35 ans, les enquêteurs estiment qu’il pourrait avoir fait des victimes un peu partout au pays.
Maurice Cloutier, originaire de Sainte-Martine, agit lorsqu’il se trouve seul dans son tracteur semi-remorque. Il fait monter une prostituée dans le camion et lui demande de se déshabiller dans la couchette, sans payer au début. Il gare ensuite son camion dans un endroit discret.
Si les femmes ne se plient pas à ses exigences, il devient agressif et les insulte. Les agressions durent plusieurs heures. Il laisse ensuite partir les victimes.
Des informations sur des agressions dans ce style peuvent être transmises au Service des projets d'enquêtes spécialisées de la Sûreté du Québec, au 1 800 659-4264.
Yan Touchette coupable des deux chefs d’accusation d'agression sexuelle
Mario Pitre
Publié le: | Mise à jour:
SALABERRY-DE-VALLEYFIELD – Un jeune homme de Beauharnois, Yan Touchette, a été reconnu coupable mercredi au palais de justice de Valleyfield des deux chefs d’accusation d’agression sexuelle qui pesaient sur lui.
Les événements mis en cause ont eu lieu en avril 2012, alors que la victime âgée de 27 ans s’était rendue à la résidence de Hugues Marcil, à Sainte-Martine, à la demande de Yan Touchette.
Au terme d’ébats sexuels à trois impliquant la consommation d’alcool, de cocaïne et de GHB, la victime avait «perdu la carte», puis retrouvé conscience avec de nombreuses contusions aux jambes et aux parties génitales. Elle n’a cependant jamais eu conscience d’avoir été agressée.
L’autre accusé dans cette affaire, Hugues Marcil, a déjà été condamné à une peine de 14 mois de détention en octobre dernier. Relation sans consentement
Dans son jugement rendu mercredi, la juge Odette Perron a notamment acquiescé à l’argument de la poursuite, relativement à la notion de consentement de la victime, qui, selon la loi, doit être libre et éclairé.
Me Pierre-Olivier Gagnon avait soutenu que Touchette n’a pas pris les mesures pour faire en sorte que la victime puisse consentir aux actes posés.
La juge Perron a conclu que les deux accusés dans cette affaire avaient eu une relation sexuelle non consentie avec la victime dans un spa, alors que celle-ci était affectée par le GHB (la drogue du viol) et l’alcool.
Les soins et la médication que la victime a reçus dans les semaines suivant l’événement sont le résultat direct de cette agression, a-t-elle jugé.
Yan Touchette connaîtra sa sentence le jeudi 22 mai prochain. Il demeure cependant en liberté, après avoir quitté en trombe la salle d’audience. La victime était en pleurs à la sortie du tribunal, visiblement heureuse de cette conclusion
(Québec) Au terme d'une enquête complexe de plus de deux ans amorcée à Londres en 2011, la police de Québec a arrêté Richard Lemire, 51 ans, considéré comme un individu très actif dans un réseau de distribution de pornographie juvénile. Fait troublant, l'homme demeure près d'une école primaire et d'un parc dans Vanier.
«Wet nancy», «youngvicious» ou encore «jane4young». Ce sont quelques-unes des identités utilisées par le quinquagénaire pour communiquer par courriel lorsqu'il échangeait des fichiers de jeunes filles et garçons pubères et prépubères dans des positions sexuellement explicites. Certaines avec des adultes, d'autres avec des animaux.
C'est une enquête de la police de Londres qui a conduit sur les traces de Lemire. Le 5 décembre 2011, elle faisait une perquisition chez David Charles Downhill, qui échangeait des photos et des vidéos illégales avec des gens de partout dans le monde, dont le Canada. Parmi elles, une certaine Nancy Hamel, 13 ans, et dont le courriel était wet_nancy@gmx.com.
L'information a été transmise à la police de Québec en mai 2013. Mais celle-ci n'a jamais pu établir le lien entre Downhill et Lemire. Ce dernier demeurait alors dans une maison de chambres. Les enquêteurs ne pouvaient certifier que c'était lui qui utilisait la connexion pour transférer les fichiers interdits. Il n'était alors qu'un suspect. La police mettait le dossier en suspens.
En 2013, quatre autres signalements provenaient de la modératrice de Netlog, un site légal de réseautage social sur lequel les membres créent leur page et échangent photos et vidéos. À ce moment, les renseignements obtenus remettaient les policiers sur la piste d'un Québécois actif qui habitait dans la même maison de chambres que précédemment. Les policiers ne pouvaient encore rien prouver.
Enfin, le 4 novembre dernier, une perquisition faite chez un dénommé Keith Perrin en Nouvelle-Zélande a permis de retracer un courriel portant l'adresse wet_nancy@gmx.com. Cette fois, l'adresse menait au 175, avenue Ducharme, à Québec, nouveau domicile de Richard Lemire. C'est à ce moment que les enquêteurs de la police de Québec ont lié les trois enquêtes. Cinq chefs d'accusation
L'homme a comparu, mercredi, au palais de justice de Québec pour répondre à cinq chefs d'accusation pour avoir accédé à de la pornographie juvénile et en avoir possédé et distribué. Il est considéré comme le suspect le plus actif depuis la création du nouveau module d'enquête sur la pornographie juvénile de la police de Québec.
La procureure de la Couronne au dossier, Rachel Gagnon, s'est opposée à la remise en liberté de Lemire. L'un des problèmes est qu'il demeure directement en face de l'école primaire Notre-Dame-du-Canada. À l'autre coin de rue se trouve un parc.
Les policiers ont aussi trouvé dans l'appartement une caméra vidéo HD flambant neuve, mais qui ne semblait pas encore avoir été utilisée.
Richard Lemire demeure détenu en attendant la tenue de son enquête sur remise en liberté prévue le 26 mars. Il possède des antécédents judiciaires, notamment pour violence et action indécente.