mardi 6 mars 2018

André Faivre 69 ans Montréal

Un éducateur pédophile aurait abusé d’un jeune


Il serait à la tête d’un «club social de pédos» et voulait adopter sa victime présumée



Avant d’être à la tête d’un « club social de pédophiles », un Montréalais était éducateur dans un foyer d’accueil, où il aurait agressé un jeune garçon qu’il souhaitait adopter.
« André Faivre voulait toujours que je l’embrasse sur la bouche, c’était assez pour que je puisse sentir son haleine... Je m’en souviens encore », a témoigné la victime maintenant adulte, hier au palais de justice de Montréal.
Séparé de l’accusé par des paravents afin que leurs regards ne se croisent pas, l’homme a ainsi raconté les violences qu’il dit avoir vécues des mains de son bourreau, il y a plus de 20 ans.
Faivre, 69 ans, subit son procès pour une série d’accusations en lien avec de la pornographie juvénile, mais aussi pour avoir agressé des enfants.
La victime, qui ne peut être identifiée, se souvient qu’elle avait environ 8 ans lorsqu’elle a rencontré Faivre. Né d’une mère prisonnière, le garçon avait passé toute sa vie en centre d’accueil.
« Je n’avais personne, pas de figure paternelle », a dit le jeune hier, afin d’expliquer pourquoi il appréciait Faivre, qui travaillait comme éducateur au centre.
À un moment, la victime se souvient d’avoir été chez Faivre, qui lui avait préparé un lait frappé avant de lui proposer de réaliser un projet électronique. L’accusé l’aurait ensuite amené aux îles de Boucherville, ainsi que sur un voilier, en compagnie d’autres jeunes et d’un autre adulte.
Faivre aurait même tenté d’adopter le jeune, mais la mère de ce dernier a refusé.
Livre de la jungle
Le premier contact sexuel serait survenu chez Faivre, alors qu’il se trouvait seul avec l’enfant dans la salle de bains.
« Ça a pas duré longtemps, une quinzaine de minutes », a témoigné la victime.
À un autre moment, alors que la victime était en crise, Faivre l’a envoyée dans la chambre. Et pour le maîtriser, l’accusé se serait placé sur le jeune garçon, ce qui lui aurait permis de commettre d’autres gestes illicites.
Et à une autre reprise, Faivre aurait agressé l’enfant tout en lui lisant « Le livre de la jungle ».
« Il me racontait l’histoire de Mowgli [le héros de l’histoire] tout en me flattant avec la plume d’un capteur de rêves qu’on avait fabriqué », a dit la victime.
Secret
Les contacts sexuels auraient cessé quand le jeune a été transféré dans un autre foyer d’accueil. Le jeune a gardé son secret toute sa vie, jusqu’à la rafle policière contre un réseau de pédophiles, avec à la tête du groupe l’accusé.
Mais malgré son silence pendant environ 20 ans, les dommages psychologiques sont encore bien présents, assure la victime. « Des cauchemars, j’en ai fait tout le temps, j’en fais encore aujourd’hui », a assuré le témoin à la cour.
Le procès de Faivre se poursuit toute la semaine, au palais de justice de Montréal.

Patrick Charette 42 ans Saint-Jean sur le Richelieu

Pornographie juvénile: un homme de 42 ans est arrêté à Saint-Jean-sur-Richelieu



Les enquêteurs des crimes majeurs de la Sûreté du Québec ont arrêté jeudi un homme de 42 ans de Saint-Jean-sur-Richelieu pour des crimes en matière de pornographie juvénile.
Patrick Charrette a comparu au palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu sous des accusations de possession et de distribution de pornographie juvénile.
Une perquisition a également été effectuée à sa résidence, où du matériel informatique a été saisi pour être analysé.

Denis Tiffou 50ans Montréal

Le professeur accusé de porno juvénile libéré sous caution


Un professeur d’éducation physique accusé d’avoir distribué de la pornographie juvénile a été remis en liberté sous caution, vendredi, mais il peut faire une croix sur l’enseignement.
« Vous ne pourrez pas avoir d’emploi rémunéré vous mettant en relation de confiance avec des jeunes de moins de 16 ans », a expliqué la procureure à la Couronne, dans le dossier de Denis Tiffou au palais de justice de Montréal.
PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK
Le professeur Denis Tiffou enseigne l’éducation physique et sportive au Collège Stanislas de Montréal depuis de nombreuses années.
L’accusé de 50 ans, qui a enseigné au collège privé Stanislas tant au primaire qu’au secondaire, semblait dépité lors de son passage en cour. Il est accusé de distribution de pornographie juvénile, ainsi que d’y avoir accédé et d’en avoir eu en sa possession.
Aucun antécédent
« C’est normal qu’il soit ébranlé, on parle d’un monsieur qui n’a pas d’antécédents judiciaires et qui vient de passer des nuits en prison, a commenté son avocat Michael Morena. Les accusations vont avoir un impact sur sa vie professionnelle. »

En plus d’arrêter son emploi, Tiffou s’est vu interdire d’être en contact avec des mineurs ou de se trouver dans des parcs, piscines ou centres communautaires. Et jusqu’à la fin des procédures, il sera coupé d’internet. Ses proches devront déposer une caution de 1000 $.

Michael Nguyen

mercredi 13 décembre 2017

Mark Villeneuve, Montréal

Quatre ans de prison pour un prédateur

Il gagnait la confiance de mères monoparentales pour agresser sexuellement leurs fillettes


Mark Villeneuve s’est excusé et a affirmé vouloir entreprendre des thérapies.
Un prédateur qui avait profité de mères monoparentales pour agresser sexuellement leurs fillettes a écopé d’un peu plus de quatre ans de prison, mercredi, devant des proches de victimes complètement démolies.
« Il nous a enlevé le goût de faire confiance, il nous a enlevé la joie de vivre avec quelqu’un », a témoigné en pleurs la mère d’une des victimes, mercredi, au palais de justice de Montréal.
La femme, dont l’identité est protégée par le tribunal, subit émotivement toutes les conséquences que les crimes de Mark Villeneuve avaient eues sur sa vie et celle de sa fille.
Même façon de faire
Villeneuve, 41 ans, opérait toujours de la même façon. Il ciblait des mères monoparentales, gagnait leur confiance, puis s’adonnait à des contacts sexuels sur leurs fillettes. En tout, il a commis des agressions sur quatre jeunes filles. Dans le cas d’une petite de deux ans, il avait même produit de la pornographie juvénile.
Lors d’une fouille de son matériel informatique, les policiers avaient trouvé des centaines de photos de pornographie juvénile.
« Je suis démolie, ça ne sortira jamais de ma tête, a pour sa part expliqué la grande sœur d’une des victimes. Il y a ce sentiment de culpabilité, comme si ce qui était arrivé était de notre faute. »
Une autre mère de victime, de son côté, a affirmé avoir perdu toute confiance envers les autres.
« [Villeneuve] nous a vraiment détruites, a-t-elle dit en réprimant ses sanglots. Je ne fais plus confiance à personne, j’en suis à me méfier de mes proches. Mais pour mes enfants, j’essaie d’être forte... »
Excuses
Villeneuve a écouté tous les témoignages en gardant la tête basse. Il a ensuite pris la parole afin de s’excuser.
« J’aurais dû avoir plus de contrôle sur moi-même, j’ai brisé la confiance de ces familles, j’ai fait mal aux enfants et à leurs familles, il n’y a aucune excuse pour ce que j’ai fait », a-t-il dit.
Le prédateur sexuel a ensuite affirmé qu’il souhaitait entamer des thérapies, afin de s’assurer « que ça n’arrive plus jamais ».
« Je suis vraiment désolé pour ce que j’ai fait, j’espère qu’un jour elles pourront m’excuser », a-t-il conclu.
À la suggestion de Roxane Laporte de la Couronne et de Nada Boumeftah de la défense, Villeneuve a écopé d’un peu plus de quatre ans d’incarcération. Mais compte tenu de la détention préventive, il lui reste deux ans moins un jour à purger.
Il devra toutefois respecter une probation de trois ans pendant laquelle il devra entre autres suivre une thérapie et s’abstenir de communiquer avec des jeunes de moins de 16 ans.
Il ne pourra pas non plus occuper un emploi le mettant en contact avec des enfants. Il sera inscrit pour toujours au registre des délinquants sexuels.

mardi 12 décembre 2017

François Vadnais, Montréal

La police recherche des victimes de François Vadnais

La Sûreté du Québec (SQ) lance un appel à la population pour retrouver de potentielles victimes d’un Montréalais de 26 ans qui fait face à de nombreuses accusations de nature sexuelle pour de présumés crimes sur des adolescentes.
François Vadnais, 26 ans, a été arrêté le 30 novembre dernier et a comparu le 4 décembre au palais de justice de Joliette où il a été accusé de leurre, d’incitation à des contacts sexuels, de contacts sexuels sur une personne de moins de 16 ans, d’agression sexuelle, d’avoir accédé à de la pornographie juvénile, ainsi que production, possession et distribution de pornographie juvénile.
Le jeune homme aurait sévi au moins depuis 2016 à Montréal, Beloeil, Terrebonne et Lavaltrie.
«Il fréquentait des sites de rencontre qui sont plus dédiés aux adolescents. Par la suite, ça transférait vers les réseaux sociaux pour entrer en contact avec des adolescentes. On a quatre victimes jusqu’à présent, mais c’est fort possible que cette personne ait fait d’autres victimes ailleurs au Québec», explique la porte-parole de la SQ Éloïse Cossette.
Selon la police, Vadnais utilisait un compte à son nom, mais aussi des pseudonymes comme «madddmaxxxx», «Max» et «Maxime». Au moment des faits, il utilisait une Kia Rio 2013 quatre portes grise.
La SQ invite quiconque a des informations sur François Vadnais à communiquer avec elle au 1 800 659-4264.

vendredi 15 mai 2015

Luc Bergeron Montréal, Sherbrooke


7 mois de prison pour des contacts sexuels sur une enfant de 10 ans.
 
 

Un homme reconnu coupable de contacts sexuels sur une jeune fille de 10 ans a écopé de 7 mois de prison ce matin au palais de justice de Montréal. Une peine trop clémente, aux yeux de la Couronne.
«Cela envoie un très mauvais message. La sentence est extrêmement clémente compte tenu de la gravité des faits. On va voir la suite des choses», a lancé Me Roxanne Laporte, à sa sortie de la salle d’audience.
Luc Bergeron avait plaidé coupable en 2013 à des accusations de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur une enfant.
«J’ai succombé aux avances qu’elle m’avait faites», avait-il dit en Cour afin de justifier pourquoi il avait eu une relation sexuelle complète avec elle.
À l’été 2009, il avait rencontré sa jeune victime sur le réseau téléphonique pour célibataires L’échange de nuit. Âgée de 10 ans, la fillette prétendait en avoir 18.
«Même s’il s’était rendu compte que [la victime] pouvait être plus jeune qu’elle ne le laissait croire, il se rend une première fois à sa rencontre sur invitation de cette dernière», a décrit le juge Jean-Pierre Boyer dans son jugement.
L’accusé habitait Sherbrooke. Il a alors conduit pendant plus d’une heure et demie pour la rejoindre à Montréal.
À l’arrivée de l’homme de 47 ans au lieu de résidence de l’enfant, cette dernière était venue le rejoindre sur le balcon, vêtue d’une robe de chambre de satin rose.
«J’ai vu qu’elle était plus jeune que ce qu’elle m’avait dit, mais je n’ai pas fait de remarque», avait dit l’homme lors de son témoignage en Cour.
«J’ai hésité entre partir et rester. On s’est serrés dans nos bras, embrassés. Je n’ai pas résisté», avait-il ajouté.
Lors de cette rencontre, la jeune fille lui a fait une fellation, puis ils ont eu des rapports sexuels complets.
Les jours suivants, ils ont eu différents contacts téléphoniques, puis ils conviennent d’une prochaine rencontre à Montréal.
Après avoir fait une fois de plus la route depuis Sherbrooke, l’accusé est allé chercher la jeune fille. Ils se sont rendus ensuite au service à l’auto d’un McDonald’s, parce qu’«elle voulait une crème glacée».
«C’est en route vers le domicile de la victime que celle-ci l’aurait sollicité en vue d’obtenir des contacts sexuels lui montrant qu’elle ne portait aucun sous-vêtement. Après avoir stationné son véhicule aux abords d’une rue, [l’accusé] se serait de nouveau livré à des attouchements de nature sexuelle sur la jeune fille», a décrit le juge.
Mais des témoins près de la voiture ont remarqué «les comportements inadéquats» de l’homme. Ils ont alors contacté les policiers.
«Les policiers ont surpris l’accusé en flagrant délit avec la petite fille déshabillée. C’est grâce aux citoyens que la situation s’est arrêtée, sinon elle se serait poursuivie», a noté la procureure de la Couronne, Me Laporte, qui suggérait une peine de deux ans moins un jour.
La sentence prononcée par le juge se rapproche davantage de la suggestion de la défense, qui était de six mois moins un jour de prison.
En rendant sa décision, le juge Boyer a noté que l’accusé était en mesure d’évaluer l’âge de sa victime.
«Porté par des pulsions sexuelles nécessairement déviantes, il a planifié et actualisé le passage à l’acte», a-t-il dit, en citant le rapport présentenciel confectionné par un agent de probation.
Bergeron présente en effet «plusieurs facteurs de risques et indicateurs de besoins liés à la délinquance sexuelle», a ajouté le juge, notant par le fait même que le risque de récidive est faible, toujours selon ce rapport.
Mais le juge Boyer a également pris en compte plusieurs facteurs atténuants, comme le fait que l’homme n’a aucun antécédent judiciaire, qu’il a respecté toutes ses conditions de remise en liberté depuis 2009, qu’il se dit prêt à suivre les recommandations d’un agent de probation et qu’il reconnaît ses torts.
«La prétention de la poursuite à l’effet qu’une peine de 24 mois moins un jour de prison ferme est appropriée dans les circonstances, n’est pas déraisonnable, mais toutefois, compte tenu des facteurs favorables à l’accusé et de l’ensemble des circonstances, j’estime que la durée ne concorde pas avec les faits de la présente affaire», a conclu le magistrat, en ordonnant une sentence de 7 mois de prison à l’accusé.
À sa sortie de prison, Bergeron sera soumis à une ordonnance de probation de trois ans.
«Monsieur le juge a très bien couvert tous les principes qu’on doit couvrir lorsqu’on rend une sentence dans un dossier. Ce n’est jamais facile, parce que c’est du cas par cas. Ça dépend des gestes qui ont été posés», a commenté l’avocate de Luc Bergeron, Me Mia Manocchio.
«Pour mon client, ce n’est pas fini, puisqu’il doit purger sa peine, mais par la suite, il y a un suivi probatoire. Ça, je pense que c’est favorable pour lui. On va l’encadrer pour s’assurer qu’on ne le revoit plus ici au palais de justice», a-t-elle ajouté.

lundi 27 avril 2015

Pierre Vézina, Ancienne Lorette

Nicolas Saillant
 
Pédophile en contact avec des enfants: Pierre Vézina arrêté à son domicile

Le pédophile qui habitait une résidence dans laquelle sa conjointe exploitait une garderie, malgré une ordonnance de la cour qui lui interdisait d’être en présence de mineurs, a finalement été arrêté jeudi midi.
Pierre Vézina, qui a plaidé coupable mardi à une accusation d’attouchements sexuels sur une fillette de quatre ans qui fréquentait la garderie de sa conjointe en 2012, avait comme condition à respecter de ne pas être en présence d’enfants de moins de 16 ans. Or, plusieurs voisins ont confirmé que le pédophile était régulièrement sur place.
À la suite de la médiatisation de cette situation, un signalement a été fait à la DPJ, qui s’est présentée sur place cet avant-midi. Après avoir frappé à la porte, puis fait le tour de la résidence pour voir s’il y avait quelqu’un, les agents ont appelé la police, convaincus que l’éducatrice se cachait et refusait de répondre.
Pas moins de quatre véhicules de police se sont donc déplacés afin que les résidents ouvrent la porte. Après plusieurs minutes de négociation avec la propriétaire de la garderie, les policiers approchant même un bélier dans le but d’ouvrir la porte, Lyne Tremblay a finalement laissé les agents entrer.
Au sous-sol de la résidence, où se trouve la garderie, les autorités ont alors trouvé deux enfants en bas âge, ainsi que le pédophile Pierre Vézina. Sous les cris soutenus de l’éducatrice, la DPJ a pris en charge les deux enfants. «On interpelle rapidement les parents», indique la directrice de la DPJ, Dominique Jobin. Dans ce genre d’intervention, ceux-ci s’assurent aussi que les enfants n’ont pas été victime d’agressions sexuelles.
Arrestation
L’homme de 65 ans a ensuite été arrêté pour bris d’engagement, puis escorté par les policiers, qui l’ont amené au poste de police. «On était en assistance à la DPJ, explique le porte-parole de la police, Claude Poirier. Une fois sur place, on a localisé l’individu, qui ne respectait pas les conditions de la cour.»
La propriétaire de la garderie est quant à elle demeurée sur place, seule. «L’enquête se poursuit pour voir si on a des éléments pour porter d’autres accusations», indique M. Poirier.
Le Journal a tenté d’obtenir les explications de l’éducatrice après que les policiers eurent quitté les lieux. «Foute le camp», a répété à plusieurs reprises Lyne Tremblay, visiblement bouleversée. L’homme de 65 ans va comparaître vendredi matin pour faire face à une accusation de bris d’engagement.
Octobre 2008: Pierre Vézina commet des gestes à caractère sexuel sur une fillette qui fréquente la garderie en milieu familial de sa femme.
Juillet 2012: Vézina est accusé de contacts sexuels sur une mineure. L’homme est libéré pendant les procédures.
Mardi dernier: L’homme plaide coupable.
18 août prochain: Le pédophile devrait recevoir sa sentence.

François Morissette. Gaspésie

 
 
François Morissette, l’un des membres fondateurs du groupe folklorique Les Batinses qui a été accusé la semaine dernière de leurre d’enfant et de possession de pornographie juvénile, a pu reprendre sa liberté sous de sévères conditions.
L’homme de 51 ans qui travaille comme guide saisonnier au parc Forrilon en Gaspésie ne semblait pas très à l’aise dans le box des accusés, jeudi, lorsque le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Jean-Roch Parent, a raconté les aveux faits par l’accusé.
«Lors de l’interrogatoire, l’accusé a admis les faits et mentionné qu’il avait une problématique depuis plusieurs années, soit depuis le début des années 2000. Il a également dit qu’il avait fait plusieurs victimes et montré son pénis à de nombreuses reprises via webcam», a ajouté le procureur.
Dans la salle, pour l’épauler, une amie, voisine de palier et sa conjointe, enseignante, qui semblait visiblement sous le choc. D’ailleurs, lors de son témoignage, elle a spécifié avoir appris le triste penchant de son conjoint au moment de son arrestation.
Faux profil Facebook
En plus d’une somme de 7000 $ qui a été déposé en garantie pour assurer sa liberté, Morissette devra respecter un couvre-feu de 23 h à 6 h et ne plus utiliser d’ordinateur et de cellulaire lui permettant d’avoir accès à internet.
Rappelons que Morissette s’était créé un faux profil Facebook sous le nom fictif de «Kevin Matte» pour l’utiliser sur les réseaux sociaux.
Avec ce profil, Morissette leurrait des jeunes filles dans le but d’entretenir des conversations et d’obtenir des images à caractère sexuel.
Morissette reviendra devant le tribunal le 4 juin prochain

Erika Chartier, Sherbrooke

 
90 jours de prison pour avoir maltraité un bébé
 
Jean-Philippe Brassard MISE à JOUR

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SHERBROOKE | Une gardienne de 24 ans vient d’être condamnée à la prison pour avoir fracturé un tibia et un avant-bras d’un bébé de huit mois.
Érika Chartier avait des remords lorsqu’elle s’est présentée devant la cour au palais de justice de Sherbrooke le 24 avril afin de recevoir sa sentence pour voies de fait et voies de fait causant des lésions.
Le juge Conrad Chapdelaine l’a condamnée à purger 90 jours de prison les fins de semaine en plus de faire 240 heures de travaux communautaires. Il lui sera aussi interdit d’être en présence d’enfants de moins de 10 ans sauf si un adulte responsable est présent.
Les évènements se sont déroulés entre le mois d’août et octobre 2012 alors qu’Érika Chartier gardait les trois enfants d’un couple de Danville en Estrie les fins de semaine.
Incapable de supporter les pleurs du bébé de huit mois, cette dernière a empoigné l’enfant si fort qu’elle lui a brisé un avant-bras et un tibia.
Avant les événements, Mme Chartier a souvent prévenu les parents qu’elle trouvait le travail de gardiennage difficile. Ces derniers lui auraient demandé d’attendre qu’ils trouvent quelqu’un pour la remplacer.
Au moment où le juge racontait les évènements, la mère de l’enfant était en pleurs.
Des parents satisfaits
«Je suis contente que ce soit réglé, avoue d’emblée la mère de la victime, les larmes aux yeux. Nous, on veut clore le dossier. Ma fille va bien et le juge a décidé ce qui était bon pour elle», dit-elle.
L’enfant qui est aujourd’hui âgé de trois ans se porte à merveille selon le père. «Notre fille a eu un retard moteur pour marcher, elle a commencé plus tard que ce qui est normal pour un enfant. Maintenant, elle court comme les autres et c’est intéressant de la voir aller», souligne le père avec émotion.
Problèmes mentaux
En poursuite, Me André Campagna s’est dit heureux de la décision du juge même s’il réclamait une sentence plus sévère, mais comprend sa décision compte tenu des problèmes mentaux d’Érika Chartier.
«Le juge a individualisé la sentence. Ce n’est quand même pas rien comme conséquence. Le suivi qu’elle devra faire va la remettre sur le droit chemin. Mais le plus important, c’est qu’elle ne peut plus être en présence d’enfants de moins de 10 ans et il était clair qu’elle n’avait pas les capacités pour faire cela», conclut-il.

jeudi 9 avril 2015

Alain Lesieur Trois-Rivière

Publié le 02 avril 2015 à 15h35 | Mis à jour le 03 avril 2015 à 07h20

Un chanteur trifluvien accusé de pornographie juvénile

 
 
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
 
(Trois-Rivières) Le chanteur trifluvien Alain Lesieur, 53 ans, a été arrêté et accusé jeudi de possession et de production de pornographie juvénile. 

L'homme, qui a déjà participé à au moins un projet scolaire à Louiseville en 2012, a été arrêté par le service d'enquêtes régionales de la Sûreté du Québec (SQ). Lesieur a comparu en après-midi au palais de justice de Trois-Rivières.
«Il fait face à des accusations de possession et de production de pornographie juvénile relativement à des événements survenus en janvier dernier», explique la sergente Éloïse Cossette, porte-parole de la SQ. «Les policiers ont réalisé une perquisition au domicile du suspect et du matériel informatique a été saisi pour analyse.»
En 2012, Alain Lesieur a participé à un projet musical avec la chorale du pavillon Saint-Louis de l'école primaire de Louiseville. Le chanteur avait alors revisité le répertoire de Boule Noire. En 2007, il a lancé son premier album à titre d'auteur-compositeur-interprète. De plus, le chanteur a été membre dans le passé de groupes comme les Runaway ou Noir et blanc. Alain Lesieur a aussi participé la même année au 25e téléthon d'Opération Enfant Soleil, où il a interprété une chanson de Boule Noire avec une chorale de Québec.

La SQ rappelle que depuis 2010, le corps policier «s'est doté d'une structure lui permettant de bénéficier de l'expertise de plus de 250 enquêteurs des services d'enquêtes régionales formés pour enquêter sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet». «Le public est invité à transmettre toute information au sujet de l'exploitation sexuelle des jeunes à: cyberaide.ca», note la sergente Cossette.

Lévis Talbot, Québec

Publié le 09 avril 2015 à 13h55 | Mis à jour à 13h55

Un prédateur sexuel québécois arrêté aux Philippines

 
 
Un prédateur sexuel québécois condamné au Québec en 2004 a été arrêté mardi aux Philippines en présence de quatre fillettes. Il pourrait être accusé de trafic d'êtres humains, selon plusieurs médias locaux.

Selon le Sun Star de Cebu, un média régional, Lévis Talbot, 73 ans, a été arrêté en présence de quatre fillettes âgées de 9 à 14 ans, dans sa chambre d'hôtel à Bogo, une localité de 70 000 habitants du centre du pays.
Le suspect aurait nié avoir fait quoi que ce soit de mal, et les fillettes auraient déclaré ne pas avoir été molestées, selon le Sun Star, qui a interviewé deux responsables de la police locale. C'est la mère de l'une des enfants qui aurait alerté la police après une dispute avec le Québécois, à qui elle demandait de l'argent.
La mère et la grand-mère de cette enfant ont d'ailleurs aussi été arrêtées par les policiers, qui soupçonnent qu'elles voulaient monnayer la compagnie d'une mineure auprès du septuagénaire.

Antécédents à Québec
Au terme de l'enquête, Lévis Talbot pourrait être accusé de trafic d'être humain en vertu des lois philippines. Le retraité avait déjà été condamné pour exploitation sexuelle d'un mineur envers lequel il était en position d'autorité et attouchements sexuels, à Québec, en 2004.
Il avait écopé d'une peine de 15 mois de prison et d'une probation de deux ans.
Depuis sa libération, il s'affichait sur Facebook en compagnie de fillettes qui semblaient visiter avec lui certains coins des Philippines.
Auparavant, il s'était fait connaître en faisant campagne contre l'alcool au volant à la suite de la mort de son fils, tué par un chauffard. Il avait même témoigné à ce sujet au Parlement à Ottawa.

mercredi 1 avril 2015

Christian Boudreau St-Hyacinthe

Un médium reconnu coupable



Le médium Christian Boudreau est coupable de production et de possession de pornographie juvénile, d’attouchements sexuels, d’entrave à la justice et de bris de conditions.

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SAINT-HYACINTHE | Un médium de 40 ans a été reconnu coupable après avoir eu des ébats sexuels qui rappellent Cinquante nuances de Grey avec un mineur de 17 ans.
Christian Boudreau, 40 ans, a été reconnu coupable de production et de possession de pornographie juvénile, d’entrave à la justice et d’attouchements sexuels sur un mineur alors qu’il était en position d’autorité. Il a également tenté de convaincre sa victime de retirer sa plainte pour éviter que son histoire ne soit médiatisée.
Les ébats sexuels entre le médium Christian Boudreau et sa victime de 17 ans ne sont pas sans rappeler ceux des Cinquante nuances de Grey. Des objets sexuels de dominations tels que des harnais, godmichés, vibrateurs et boule servant de bâillon ont été utilisés. De nombreux fichiers graphiques impliquant le mineur et certains de ses objets avaient été saisis par les policiers à la résidence de Boudreau.
Les gestes de Christian Boudreau, 40 ans, remontent à 2011 et impliquent un jeune homme âgé de 17 ans. Les deux individus se sont rencontrés par l’entremise d’un organisme communautaire. En raison du rôle que Christian Boudreau y occupait, la Cour a conclu que les attouchements ont été faits dans un contexte où il était en position de confiance ou d’autorité.
Christian Boudreau a admis les relations sexuelles entre lui et le plaignant, qui était alors consentant. Il a été acquitté d’agression sexuelle et d’avoir rétribué un mineur pour ses services sexuels.
Entrave et bris
En février 2012, le médium a brisé ses conditions de remise en liberté et a commis une entrave à la justice en communiquant indirectement avec l’adolescent pour l’inciter à retirer sa plainte. Il aurait dit au beau-père de la victime: «C’est plate qu’il n’ait pas pris ses responsabilités d’homme, ça se peut que ça sorte dans les médias.»
Selon la victime, Christian Boudreau aurait dit que la procureure voulait se faire un nom parce qu’il était connu. Il aurait aussi laissé entendre que l’adolescent pourrait lui aussi être médiatisé.
Quelque mois plus tard, il contrevenait de nouveau à ses engagements en déménageant sans en informer la Cour.
Tentative de meurtre
Le 21 octobre 2011, Christian Boudreau avait été poignardé à plusieurs reprises dans sa résidence de Saint-Mathieu-de-Beloeil par un ami qu’il hébergeait. Gravement blessé, il avait trouvé refuge chez des voisins en laissant une trainée de sang sur son passage. Depuis, son adresse est confidentielle pour assurer sa sécurité.
  • Christian Boudreau doit revenir en Cour le 22 avril pour recevoir sa sentence.

mardi 17 février 2015

Alexandre Houle, Drummondville

       

Une libération sous caution qui choque

Le sénateur Boisvenu est indigné que celui qui aurait agressé un petit bébé ne soit plus détenu

Michael Nguyen

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C’est carrément choquant que l’homme accusé d’avoir agressé sexuellement un bébé d’à peine trois mois ait été remis en liberté sous caution, croit le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu.
«Le bébé n’avait que trois mois, il ne pouvait pas se défendre, s’est indigné le sénateur conservateur. Il fallait prendre en compte la gravité du geste!»
Il ne mâche pas ses mots. Selon lui, Alexandre Houle n’aurait pas dû être remis en liberté. Et la Couronne aurait dû se battre pour le garder derrière les barreaux en attendant son procès.
«On a accordé plus d’importance à l’accusé qu’au bambin», déplore-t-il.
Houle, un employé du CSSS de Drummondville, a été arrêté il y a quelques jours après avoir appelé lui-même les services d’urgence pour un poupon qu’il gardait.
Car en voulant forcer un acte sexuel, il aurait étouffé le bambin et il n’aurait pas eu le choix de composer le 911.
Après une nuit en détention, l’homme de 33 ans a été remis en liberté sous de strictes conditions, dont celles de ne pas s’approcher d’un jeune de moins de 16 ans ou de tous lieux où il pourrait y avoir des enfants, ainsi que de suivre les thérapies recommandées par ses médecins.
«La seule façon de savoir s’il brise ses conditions, c’est s’il agresse un autre enfant», s’est insurgé le sénateur qui milite pour le durcissement des lois.

La liberté prime
Ces propos ne sont toutefois pas unanimes.
«Les propos du sénateur Boisvenu font fi de sa connaissance du dossier de la Cour, affirme le criminaliste Me Patrick Davis, il cherche une tribune pour attiser l’opinion publique, pour radicaliser une droite, et il fait ça sans comprendre les principes juridiques.»
L’avocat d’expérience rappelle d’ailleurs qu’en règle générale la liberté sous caution a préséance sur la détention.
«Même si les faits sont choquants, il y a la présomption d’innocence, a-t-il expliqué. À ce stade, le but n’est pas de déclarer coupable ou non.»
Et si l’accusé n’a pas d’antécédents criminels, comme c’est le cas de Houle, les chances de libération sont plus importantes, ajoute-t-il.
«En gros, il y a la dangerosité de l’individu, le risque de récidive [pendant la liberté sous caution] et la confiance du public envers l’administration de la justice», explique pour sa part le criminaliste Me George Calaritis.
Du côté du Directeur des poursuites criminelles et pénales, on se garde bien de commenter le cas spécifique de Houle.
«Il est périlleux de commenter une affaire sans posséder l’ensemble de l’information et la preuve admissible à la Cour», a déclaré le porte-parole Me Jean-Pascal Boucher.
Mais il assure que les procureurs prennent en compte toute la preuve avant de prendre des décisions dans des dossiers.

Un nouveau rôdeur à Verdun


Un nouveau rôdeur à Verdun

Frédérique Giguère MISE à JOUR
 
Un homme d’une cinquantaine d’années qui aurait une attitude insistante auprès de jeunes enfants de l’arrondissement Verdun, à Montréal, est recherché par la police.
Deux incidents distincts, qui ont été rapportés par des parents et des résidents du secteur, se seraient produits lundi et mardi, à l’intersection de la rue de Verdun et de la 6e avenue. Le suspect circulerait à bord d’un camion de style pick-up ou un Jeep de couleur bleue. Il serait de race blanche et aurait les cheveux gris.
Selon les témoignages recueillis, l’homme aurait adopté une attitude louche envers certains enfants du secteur.
Les policiers du Service de police de la Ville de Montréal ont ouvert une enquête afin de retrouver l’homme en question. «Aucun cas de comportement douteux rapporté par un enfant ou par un témoin n’est pris à la légère», a indiqué le SPVM.
Les autorités ont rapidement communiqué avec les directions des écoles, les brigadiers scolaires et l’arrondissement de Verdun afin qu’ils portent tous une attention particulière à la description du suspect ainsi qu’à son véhicule. La présence policière a également été augmentée dans le secteur.
Scénario semblable à LaSalle
La présence d’un autre rôdeur avait été signalée aux parents des élèves d’une école primaire de l’arrondissement de LaSalle, située à moins de 10 kilomètres de Verdun, au début du mois.
Le suspect, qui était vêtu de noir et qui avait le visage caché, avait invité une fillette à chercher son chien avec lui en échange de bonbons. Les autorités n’ont toujours pas retrouvé l’homme, a indiqué vendredi l’agent Jean-Pierre
Brabant, porte-parole du SPVM, soulignant qu’aucun lien n’a été établi entre les évènements de Verdun et LaSalle.
Toute personne qui détient des renseignements pouvant être pertinents au dossier peut communiquer avec Info-Crime Montréal au (514) 393-1133.

Georges Boisvert,

Six ans pour 17 ans d’abus sur ses beaux-enfants
 
Nicolas Saillant

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Accusé d’agressions sexuelles à répétition sur sa belle-fille et son beau-fils, Georges Boisvert a écopé de six ans de pénitencier.
L’homme de 61 ans qui a agressé son beau-fils Steve Beauregard pendant 17 ans ainsi que sa belle-fille, Patricia Tremblay, pendant trois ans, a finalement pris le chemin des cellules lundi. Le juge René de la Sablonnière s’est rendu «sans aucune hésitation» à la sentence proposée conjointement par les deux avocats.
Voisin, puis beau-père des victimes, Boisvert a reconnu sa culpabilité après plusieurs reports et tergiversations. Au cours du procès, l’accusé avait même intimidé sa victime Steve Beauregard alors qu’il avait courageusement décidé de s’adresser aux médias.
En pleine entrevue, Boisvert s’était approché de sa victime. Un geste qui lui avait valu une autre accusation qui sera entendue ultérieurement. La mère des victimes, qui est toujours en couple avec l’accusé, continue pour sa part de croire son conjoint au détriment de ses enfants. «C’est un deuil à faire, mais je le fais», a admis Patricia Tremblay.
Sévère
 
 
Les deux victimes étaient «extrêmement satisfaites» de la sentence prononcée hier. «Six ans, c’était inespéré, je suis vraiment contente pour nous deux qu’on ait été entendus et qu’on nous ait crus enfin», a réagi Mme Tremblay.
Reste que les traces de 17 ans de sévices sexuels vont être difficiles à effacer, selon Steve Beauregard. «Le mal est fait, je vais vivre et mourir avec, je vais l’amener avec moi dans ma tombe», a-t-il avoué malgré sa victoire.

mardi 10 février 2015

Yves Cloutier, Sherbrooke, Granby

Yves Cloutier reconnaît avoir agressé sexuellement et séquestré 5 victimes à Sherbrooke et Granby

Publié par Marie-France Martel pour (Estrie) 107,7 Estrie le mardi 03 février 2015 à 11h31. Modifié à 11h45.




courtoisie la presse
Yves Cloutier a plaidé coupable à trois chefs d'accusations d'agression sexuelle et d'introduction par effraction qui ont été commis à Sherbrooke et Granby.


L'homme de 53 ans entrait par effraction chez ses victimes, les séquestrait et les violait.

Les faits ont été perpétrés entre 1994 et 2011 et les victimes sont trois adultes et deux mineurs.

La procureur de la Couronne, Me Marilyn Ducharme, a demandé la confection d'un rapport pré-sentenciel et d'un rapport sexologique dans ce dossier.

Comme il est plutôt rare que cette demande soit faite par la Couronne, elle nous explique que les antécédents et les faits reprochés justifiaient celle-ci.

L'avocate d'Yves Cloutier, Me Jessica Duval a mentionné que son client doit s'attendre à une longue peine d'emprisonnement.

Il reviendra devant la cour le 31 mars pour les représentations sur sentence.

Pierre Gaudreault, Limoilou, Québec.

 

Pornographie juvénile : agression sexuelle sur un poupon de 4 mois

Publié par Jonathan Bernard pour (Québec) FM93 le lundi 09 février 2015 à 09h54. Modifié par Andrée-Anne Barbeau le mardi 10 février 2015


QUÉBEC - Un musicien amateur, qui a déjà tenté sa chance à l'émission La Voix, devra répondre à plusieurs nouvelles accusations liées à de la pornographie juvénile...



Pierre Gaudreault, 61 ans, a été de nouveau accusé à la suite d'une perquisition qui a eu lieu hier matin dans son appartement du quartier Limoilou.
Le sexagénaire, qui était déjà en attente d'un procès pour deux accusations de contacts sexuels sur des mineurs, devra faire face à trois nouvelles accusations d'agression sexuelle sur des enfants âgés entre 4 mois et 7 ans.
Il aurait filmé certaines de ces agressions comme l'explique Pierre Poirier de la police de Québec...
Extrait sonore
Lors de la perquisition dans son logement de la 1ère avenue, les policiers ont justement mis la main sur plusieurs fichiers dans son ordinateur. Selon nos sources, certaines images seraient particulièrement difficiles à regarder, dont des scènes de bestialité.
Des accusations de possession, production, et distribution de pornographie juvénile ont également été portées contre lui.
La Couronne s'est objectée à sa remise en liberté en attendant son retour en cour le 11 février prochain.

Aymar Lebala Mboula, Montréal

Mis en liberté, un prédateur sexuel montréalais récidive deux fois

Publié par Charles Payette pour 98,5 fm le mardi 10 février 2015 à 09h21. Modifié à 09h30.
 
 
 
 
 
 
(98,5 fm) - Un prédateur sexuel montréalais, Aymar Lebala Mboula, a récidivé deux fois après avoir été remis en liberté pendant les procédures judiciaires.

L'homme de 36 ans recrutait ses victimes en publiant des petites annonces sur des sites internet qui disaient engager des serveuses pour des soirées thématiques privées.
 
Lors de l'entrevue d'embauche, le suspect consommait de l'alcool avec les jeunes femmes et profitait de l'état d'ivresse de ses victimes pour les agresser sexuellement.
Il a été arrêté une première fois en 2011 pour trois agressions sexuelles sur des femmes. À ce moment-là, il avait été remis en liberté sous caution.
Le 98,5fm a appris que pendant qu'il était en liberté, il a récidivé et agressé une autre femme en 2012. Il est demeuré incarcéré jusqu'en mai 2014 avant qu'il ne plaide coupable à trois agressions sexuelles.
Pour la deuxième fois, il a été libéré sous caution en attendant sa sentence. Il a alors récidivé à nouveau en décembre 2014. Le SPVM estime maintenant avoir de bonnes raisons de croire qu'il aurait fait d'autres victimes pendant qu'il était libre comme l'air.
Actuellement incarcéré, il sera de retour en cour le 18 février prochain. Dans ce contexte, il ne serait pas étonnant de voir la Couronne prendre les mesures nécessaires pour le faire déclarer délinquant à contrôler.
Avec les informations de Monic Néron

mercredi 4 février 2015

Richard Charlish. Roberval, Montréal

Impasse judiciaire : Richard Charlish libéré malgré un risque très élevé de récidive violente

Agence QMI MISE à JOUR

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Le prédateur sexuel originaire de Mashteuiasth, Richard Charlish n'a pas respecté les conditions de son ordonnance de surveillance à au moins deux reprises depuis sa sortie du pénitencier en novembre 2011, en plus d'être toujours considéré comme dangereux.
Richard Charlish est celui qui a battu, séquestré et agressé sexuellement une femme en 2001 à Montréal.
Soumis à une ordonnance de surveillance depuis 3 ans, l'autochtone de 49 ans n'a pas su résister à la tentation de consommer de l'alcool. En brisant ses conditions, Charlish s'est vu imposer une première sous peine de détention de trois mois en 2012 et une seconde de huit mois en août dernier.
RISQUE ÉLEVÉ
On lui reproche aussi son attitude menaçante envers le personnel des centres communautaires où il a séjourné et des altercations verbales avec les autres résidents.
«On reçoit sans cesse des appels de la commission nous informant de ce qui se passe, qu'il n'a pas respecté ses conditions, qu'on le cherche, qu'on l'a retrouvé, etc, explique l'avocat de sa victime, Me Marc Bellemare. Pour la victime, c'est un véritable enfer.»
La commission des libérations conditionnelles note dans son dernier rapport que tous les professionnels qui se sont penchés sur son dossier ont conclu qu'il présentait un risque très élevé de récidive violente, sexuelle ou non, à court, moyen et long terme.
CONDITION SÉVÈRE
À l’approche de la fin de sa deuxième sous peine, la commission a décidé de resserrer ses conditions sous les recommandations du Service correctionnel du Canada.
Charlish devra notamment demeurer dans un centre correctionnel communautaire jusqu'à l'expiration de l'ordonnance de surveillance d'une durée de 10 ans.
Il devra aussi participer à des programmes pour traiter ses problèmes de déviance sexuelle et de toxicomanie, et faire l'objet d'un suivi psychologique.
Marc Bellemare juge que c'est insuffisant pour protéger la société.
«Une maison de transition, c'est une semi-liberté. Ceux qui y séjournent ont des permissions de sorties, mais à répétition les conditions ne sont pas respectées. Est-ce que ça va prendre une autre agression ou même un meurtre pour que l'on comprenne que l'individu est véritablement dangereux ?»
L'avocat réclame une modification de la loi.
«C'est nécessaire pour faire en sorte que même après qu'un individu ait purgé la totalité de sa peine, s'il présente encore un niveau de dangerosité extrême, qu'on le garde en prison», suggère-t-il.
Pendant son incarcération, Richard Charlish n'a pu bénéficier d'une libération conditionnelle, car la commission était convaincue qu'il allait commettre une infraction entraînant la mort ou un dommage grave à une autre personne