Roberval : quatre ans de prison pour Richard Boudreault
Mis à jour le: 1 mai 2014 04:16 | par Radio-Canada, ici.radio-canada.ca
Un ex-employé de la prison de Roberval, Richard Boudreault, est condamné à une peine de quatre ans de prison
Un ex-employé de la prison de Roberval, Richard Boudreault, est condamné à une peine de quatre ans de prison pour avoir agressé sexuellement un adolescent pendant plus de six ans.
L'homme de 59 ans menait une double vie. Il avait 40 ans quand il a séduit un jeune adolescent de son entourage. Pendant six ans, entre 1993 et 1999, Richard Boudreault a eu plus de 200 rapports sexuels complets avec le garçon.
Les événements se déroulaient dans un climat de harcèlement psychologique.
Selon le rapport présentenciel, l'homme aurait refoulé son homosexualité, ce qui l'aurait amené à commettre ces délits sexuels.
La fréquence et la gravité des gestes, l'absence d'empathie et la déresponsabilisation de l'accusée ont convaincu le juge à reconnaître la culpabilité de Richard Boudreault et à lui imposer une peine de quatre ans de pénitencier.
La représentante de la direction des poursuites criminelles et pénales, Amélie Savard, se dit satisfaite de la décision.
« Moi, je demandais une peine entre cinq et six ans et la défense demandait une peine d'une période de deux ans moins un jour dans la collectivité », rappelle-t-elle.
La défense a déjà porté le verdict de culpabilité en appel. « À ce stade-ci, je juge la sentence sévère », précise Me Denis Otis.
Les experts croient également que Richard Boudreault présente des risques modérés de récidives. Le juge demande que son nom soit inscrit sur la liste des délinquants sexuels à perpétuité.
(Trois-Rivières) Rodney Jr Cleary a été cité, vendredi, à subir son procès pour des crimes à caractère sexuel et des voies de fait sur des mineurs.
L'individu de 51 ans, qui purge déjà une peine de prison de trois ans pour violence conjugale, est en effet soupçonné d'avoir abusé sexuellement une personne d'âge mineur entre janvier 2007 et septembre 2010.
Sur une base régulière, il se serait livré à des attouchements sexuels sur la présumée victime alors qu'elle était âgée entre six et dix ans. Il aurait même eu des relations sexuelles complètes avec elle. Des accusations d'agressions sexuelles, attouchements sexuels et incitation à des contacts sexuels ont donc été portées contre lui. Il doit aussi faire face à un chef de voie de fait contre cette même personne.
Qui plus est, il aurait malmené trois autres enfants au cours de cette période, leur infligeant notamment des coups dans le ventre et au visage. Lorsque les sévices auraient commencé, les trois victimes étaient âgées entre deux et 14 ans environ.
Vendredi, alors qu'il était rendu au stade de son enquête préliminaire et que les témoins de la Couronne avaient été convoqués au palais de justice, Cleary a finalement renoncé à cette étape des procédures.
Le juge Jacques Lacoursière l'a donc cité à subir son procès sur les chefs tel que cités, soit les crimes à caractère sexuel et les voies de fait. À la demande de la défense, la cause a été reportée pour la forme au 19 juin. Une date de procès pourrait alors être fixée.
Rappelons qu'en août 2013, Cleary s'était vu imposer par le juge Guy Lambert une peine de trois ans de pénitencier pour des voies de fait, des voies de fait armées, une agression sexuelle armée et des menaces de mort à l'encontre de son ex-conjointe.
À quatre reprises entre mars 2008 et juin 2010, il l'avait frappée et menacée de mort. Selon ce que la victime avait relaté, il lui avait entre autres enfoncé un fusil chargé au fond de la gorge pour ensuite la forcer à avoir des relations sexuelles avec lui. Il avait aussi appuyé un couteau sur son ventre pour ensuite la menacer et la frapper à quelques reprises.
La victime se rappelle qu'il lui avait déjà cogné la tête sur la bouilloire et l'avait étranglée parce que les petites cuillères n'étaient pas rangées à son goût. Il lui avait également tiré les cheveux et l'avait menacée de l'enterrer vivante elle et ses enfants, de sorte que personne ne puisse les retrouver.
Une fois la sentence prononcée, la victime, Caroline Lavoie avait demandé la levée de l'ordonnance de non-publication sur son identité parce qu'elle voulait inciter les femmes victimes de violence conjugale à porter plainte contre leur agresseur.
Abus sexuels envers sa fille: le Magogois Renald Côté libre comme l’air
Bertrand Gosselin / Agence QMI
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MAGOG – Renald Côté, qui s’est acquis le surnom de «monstre de Magog» pour avoir agressé sexuellement sa propre fille durant 17 ans, respire l’air libre depuis le 26 mars dernier, après avoir eu son congé de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).
Il aura ainsi purgé sa peine de détention fédérale au complet. Aujourd’hui âgé de 63 ans, Côté avait été mis en accusation et avait comparu détenu, le 27 septembre 2002. Il faisait alors face à 15 chefs d’accusations dont certains remontaient à janvier 1984.
Les agressions et sévices sexuels répétés ont été commis par Côté avec la complicité de ses fils Serge et Donald sur sa fille Isabelle, qui est décédée d’un cancer des ovaires à l’âge de 22 ans, à l’été 2002.
Des 15 chefs d’accusation, deux ont été abandonnés : il s’agissait de chefs pour agression sexuelle armée et agression sexuelle avec la complicité d’une autre personne. Le 10 mars 2003, Côté a été condamné à une peine de 10 ans et sept mois de prison.
Pendant tout son procès, l’homme, qui a toujours clamé son innocence, même encore aujourd’hui, avait pu compter sur l’appui inconditionnel de sa conjointe, la mère d’Isabelle, et de quelques proches qui ont toujours prétendu que Renald Côté était innocent de tous les crimes reprochés, qu’il s’agissait de machination, de coup monté. Pourtant à son procès, ses deux fils ont rappelé des faits dont ils furent témoins. Des personnes en milieu hospitalier étaient aussi venues raconter au tribunal ces situations où elles avaient surpris Renald Côté en flagrant délit, en train de masturber sa fille, tantôt sur son lit d’hôpital et tantôt sur son fauteuil roulant.
Refus de collaborer
Lorsqu’il s’est retrouvé en maison de transition en juillet 2010, il a aussi refusé de suivre un programme pour traiter sa déviance sexuelle et ne s’est pas présenté aux rendez-vous avec les médecins responsables de son suivi psychologique.
«Encore aujourd'hui, vous niez les crimes pour lesquels vous avez été condamné», peut-on lire dans le rapport de la CLCC, à l'époque.
Selon Guy Roy, directeur du Service de la Régie de police Memphrémagog, Renald Côté aurait été aperçu dans le secteur de la rue St-Pierre, à Magog, là où il habitait au moment de son arrestation.
Une rumeur voudrait qu’il aille résider à Ste-Marguerite, dans un petit logement qu’un de ses beaux-frères lui aurait aménagé au-dessus de son garage.
Inscrit au registre des prédateurs sexuels, Côté doit transmettre ses coordonnés aux policiers s'il change de résidence.
Cependant, sa remise en liberté par la CLCC ne comporte aucune autre restriction; il n’est donc soumis à aucune condition, ni à aucune surveillance spéciale.
Coupable d’attentat à la pudeur entre les années 1965 et 1983, le pédophile Yvon Beaudet a écopé, mercredi, d’une peine de 23 mois de détention. C’est sur quatre jeunes garçons, âgés, au début, de six à huit ans, que Beaudet s’est fait la main pendant une vingtaine d’années.
Attouchements, caresses par dessus et sous les vêtements, échange de baisers, fellations mutuelles: celui qui a reconnu avoir un problème ne forçait pas nécessairement ses jeunes victimes.
Cependant, il les astreignaient au silence, créant ainsi un climat plus que malsain.
«Les agressions sexuelles sur les enfants sont des crimes graves et odieux», ad’ailleurs souligné le juge Jean-Louis Lemay avant de prononcer sa peine. séquelles importantes
Le magistrat a retenu le fait que Beaudet avait plaidé coupable, qu’il avait suivi une thérapie il y a fort longtemps et qu’il n’avait pas récidivé durant les 25 dernières années comme facteurs atténuants. Il a en revanche pris en compte, comme facteurs aggravants, les séquelles importantes pour l’une des quatre victimes et l’acharnement avec lequel il a posé des gestes répétitifs sur tous les petits garçons. Antécédents
Rappelons qu’en 1991, Yvon Beaudet a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur trois jeunes garçons.
Il avait alors écopé d’une peine de 12 mois d’emprisonnement.
L’homme, qui est originaire de Lotbinière ,a déjà travaillé comme infirmier à Lévis et à la Baie-James, puis dans différentes communautés autochtones de la Côte-Nord.
Des gestes commis alors qu’il travaillait au dispensaire de Havre-Saint-Pierre lui ont également déjà valu une radiation d’un an de l’Ordre des infirmières du Québec.
En plus de la sentence qui lui a été imposée, Beaudet devra fournir un échantillon d’ADN et être inscrit sur le registre des délinquants sexuels à perpétuité.
En personne, un chef scout de 63 ans agissait en «père» avec les adolescentes. Mais, derrière de faux profils sur internet, il n’hésitait pas à leurrer celles qu’il côtoyait dans la vraie vie.
Michael Bélanger a œuvré pendant 30 ans chez les scouts. À partir de 2005, il travaillait quelques heures par semaine pour les scouts, et passait le reste de son temps chez lui, principalement sur internet.
Et son travail le servait bien, puisqu’il lui permettait de créer des contacts avec des jeunes filles de 12 à 17 ans, via de faux profils de jeunes garçons qu’il créait de toutes pièces sur des réseaux sociaux sur internet.
«Je connais un jeune scout en Ontario, vous pourriez être intéressés à vous rencontrer», leur disait-il, selon la preuve de la poursuite.
Une fois le contact initié avec le faux garçon, il incitait ensuite ses victimes à se dévêtir devant la caméra et stockait minutieusement les photos dans son ordinateur.
«Il avait une certaine influence auprès de ces jeunes filles, de par son statut et parce que certaines le considéraient comme un père, à qui elles pouvaient se confier», a expliqué Me Anne Marie Omann de la Couronne.
Le manège de Bélanger a ainsi duré jusqu’en 2013, quand il s’est fait démasquer par plusieurs jeunes filles qui s’étaient parlé entre elles, mais aussi parce qu’un policier avait réalisé que Bélanger avait usurpé certaines informations provenant de son compte en ligne.
Plutôt que de se soumettre à un procès, l’accusé a finalement plaidé coupable récemment à une série d’accusations de leurres, d’incitations à des contacts sexuels et de possession de pornographie juvénile. Accroc au net
Au total, Bélanger a reconnu avoir fait six victimes. Mais le chiffre pourrait s’avérer plus élevé, puisque les policiers ont retrouvé dans son ordinateur des photos d’autres jeunes filles potentiellement leurrées, mais jamais identifiées.
L’accusé passait également énormément de temps en ligne, a relaté la poursuite, lors de la réponse à l’accusation au palais de justice de Montréal.
«Il clavardait jusqu’à trois heures par jour avec une des victimes», a donné en exemple Me Omann.
Lors d’une perquisition à son domicile de l’avenue Lachine, les policiers avaient trouvé 1343 photos de pornographie juvénile mettant en scène des fillettes aussi jeunes que cinq ans. Il y avait 1907 images de victimes identifiées, et presque autant de jeunes filles non identifiées.
Bélanger, qui n’a pas d’antécédents judiciaires, reviendra à la cour le mois prochain pour les représentations sur sentence. L’individu, qui a depuis été évincé des scouts, restera détenu d’ici là.
Le SPVM recherche des victimes potentielles d’Anthony Dicapua
Agence QMI
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La police de Montréal est à la recherche de victimes potentielles d’Anthony Dicapua, un homme de 33 ans qui fait face à plusieurs accusations à caractère sexuel.
L’homme a été arrêté le 13 février dernier dans le secteur de Montréal-Nord, dans le cadre d’une enquête de la Section exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Dicapua a comparu à la Cour du Québec et fait face à des accusations de leurre, incitation à des contacts sexuels, possession de pornographie juvénile, accès et distribution de pornographie juvénile, production de pornographie juvénile et menaces.
De novembre 2013 à février 2014, Anthony Dicapua aurait fait au moins trois victimes de leurre d’enfants. «Il communiquait avec ses victimes, des adolescents de 13-14 ans, via Skype ou Facebook, et se faisait passer pour un jeune du même âge», a indiqué le SPVM, dans un communiqué.
Pour duper ses victimes, Anthony Dicapua prétendait aussi fréquenter des écoles secondaires de Montréal-Nord et des environs. Il gagnait petit à petit la confiance des adolescentes, les incitant par la suite à avoir des échanges en direct par le biais d’une webcaméra.
«Il incitait ses victimes à commettre des gestes à caractère sexuel devant lui et Anthony Dicapua lui-même faisait de tels gestes à la caméra», a souligné le SPVM, qui affirme que le suspect parvenait à contrôler ses victimes «par la menace et le chantage».
Sur Facebook, il aurait utilisé plus d’une fois le pseudonyme Jean-Simon Durocher ou des variantes de ce nom.
Quiconque croyant avoir été victime d’Anthony Dicapua ou possédant de l’information à son sujet peut communiquer avec le 911 ou encore se présenter au poste de quartier de son secteur ou au service de police de sa municipalité.
«Tu as enlevé la vie de ma fille en plus de me priver de la mienne avec elle.»
La mère de Joleil Campeau a tenu à s’adresser à Éric Daudelin hier, quelques minutes à peine après qu’il eut été reconnu coupable du meurtre prémédité de sa fille.
«Éric, je veux te parler depuis ton arrestation… Une personne normale ne peut pas séquestrer, agresser, retenir de force quelqu’un contre son gré», a lancé Donna Senécal à l’homme qui a noyé son enfant de neuf ans dans un ruisseau boueux en 1995.
Le verdict est tombé hier après-midi, après trois jours de délibérations au terme d’un procès de presque trois semaines au palais de justice de Laval. L’atmosphère dans la salle d’audience, qui était remplie à craquer, était plutôt tendue les instants avant l’annonce du verdict. C’est le juré numéro un qui a eu la lourde tâche d’annoncer la décision unanime.
«Coupable», a-t-il dit fermement à 16 h 25, pour chacun des trois chefs d’accusation qui pesaient contre Daudelin, soit meurtre prémédité, séquestration et agression sexuelle.
Ce verdict a été accueilli avec beaucoup d’émotions, notamment par les membres de la famille de la fillette, qui attendaient depuis maintenant 19 ans que justice soit faite.
Arrêté en juin 2011 pour le crime qu’il avait commis 16 ans plus tôt, Daudelin a été piégé par des agents d’infiltration qui se faisaient passer pour des criminels afin d’obtenir ses aveux. Il a alors confié à son «patron» avoir eu un «déclic» en apercevant la fillette le 12 juin 1995, puis l’avoir enlevée, violée et noyée. Des traces de son sperme avaient été retrouvées sur la petite culotte de l’enfant.
Mine basse
Depuis le début du procès, l’accusé nie le crime qu’on lui reproche. Hier, assis dans le box des accusés, Éric Daudelin avait la mine basse. Il n’a pas bronché lorsque la maman de la petite victime s’est adressée à la cour et l’a interpellé. Elle a raconté avec émotions que la mort de sa fille est survenue le lendemain de son anniversaire.
«Je plantais des fleurs devant la maison. J’étais heureuse... Au même moment, l’acte a été commis», a-t-elle dit en pleurant.
«J’ai beaucoup de difficulté à croire que cette femme-là, cette mère-là, qui a été si durement éplorée durant toutes ces années, soit capable de livrer un message aussi empreint de sérénité», a lancé à sa sortie de la salle d’audience Me Pierre-Luc Rolland, procureur de la Couronne, qui venait de conclure le dernier procès de sa carrière.
La juge Sophie Bourque s’est aussi adressée à l’accusé, indiquant que ce verdict envoie un «message clair» (voir autre texte).
Et malgré la décision du jury d’envoyer Daudelin en prison sans possibilité d’être libéré avant 2039, la défense dit ne pas être déçue.
«M. Daudelin a eu droit à un procès juste et équitable. Le jury a fait un très bon travail. Justice a été rendue. On respecte la décision», a dit Me Jacky-Éric Salvant.
Ce que la mère de Joleil Campeau a dit
«
Suite à Joleil qui ne répondait pas à l’appel, j’ai vécu l’incompréhensible des événements, le stress, l’ambivalence... j’ai été suspectée, interrogée et j’ai dû passer au détecteur de mensonges. C’était la procédure. Je comprenais, car j’étais la dernière à avoir vu Joleil.»
«
Je ne voulais pas être victime, mais en même temps, je devais réinventer le mot survivante.»
«
Éric, je veux te parler depuis ton arrestation… Une personne normale ne peut pas séquestrer, agresser, retenir de force quelqu’un contre son gré, la blesser et l’enfouir sous la vase dans un ruisseau, la noyer. Surtout faire ça à un enfant qui ne t’a rien fait… comme ma fille Joleil!»
«
Il y a au moins deux normalités. La tienne, parce que tu as réussi à vivre avec tes actes crapuleux pendant 16 ans avant qu’il te soit interdit de recommencer… Et ma normalité, celle qui ne ressemble en rien à la tienne parce que moi, je ne serais pas capable de tuer un enfant, encore moins de survivre à cela.»
«
Éric, ce que je te demande depuis longtemps, c’est ce que je me demande à moi également: fais tout ton temps, en sécurité et pour toi et les autres. Répare-toi, si tu le veux, moi, je me répare… Répare ta vie, si tu le peux…»
La Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Québec sont à la recherche d’informations du public sur Maurice Cloutier.
La Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Québec sont à la recherche d’informations du public sur Maurice Cloutier, un camionneur présentement incarcéré pour agression sexuelle.
L’homme de 55 ans est coupable d’avoir agressé une prostituée de Moncton, au Nouveau-Brunswick, après l’avoir fait monter dans son camion.
Les policiers sont à la recherche de victimes au Québec, car sa façon de procéder ressemble à celui de trois dossiers présentement sous enquête dans la province. Comme il se déplaçait partout au Canada pendant 35 ans, les enquêteurs estiment qu’il pourrait avoir fait des victimes un peu partout au pays.
Maurice Cloutier, originaire de Sainte-Martine, agit lorsqu’il se trouve seul dans son tracteur semi-remorque. Il fait monter une prostituée dans le camion et lui demande de se déshabiller dans la couchette, sans payer au début. Il gare ensuite son camion dans un endroit discret.
Si les femmes ne se plient pas à ses exigences, il devient agressif et les insulte. Les agressions durent plusieurs heures. Il laisse ensuite partir les victimes.
Des informations sur des agressions dans ce style peuvent être transmises au Service des projets d'enquêtes spécialisées de la Sûreté du Québec, au 1 800 659-4264.
Yan Touchette coupable des deux chefs d’accusation d'agression sexuelle
Mario Pitre
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SALABERRY-DE-VALLEYFIELD – Un jeune homme de Beauharnois, Yan Touchette, a été reconnu coupable mercredi au palais de justice de Valleyfield des deux chefs d’accusation d’agression sexuelle qui pesaient sur lui.
Les événements mis en cause ont eu lieu en avril 2012, alors que la victime âgée de 27 ans s’était rendue à la résidence de Hugues Marcil, à Sainte-Martine, à la demande de Yan Touchette.
Au terme d’ébats sexuels à trois impliquant la consommation d’alcool, de cocaïne et de GHB, la victime avait «perdu la carte», puis retrouvé conscience avec de nombreuses contusions aux jambes et aux parties génitales. Elle n’a cependant jamais eu conscience d’avoir été agressée.
L’autre accusé dans cette affaire, Hugues Marcil, a déjà été condamné à une peine de 14 mois de détention en octobre dernier. Relation sans consentement
Dans son jugement rendu mercredi, la juge Odette Perron a notamment acquiescé à l’argument de la poursuite, relativement à la notion de consentement de la victime, qui, selon la loi, doit être libre et éclairé.
Me Pierre-Olivier Gagnon avait soutenu que Touchette n’a pas pris les mesures pour faire en sorte que la victime puisse consentir aux actes posés.
La juge Perron a conclu que les deux accusés dans cette affaire avaient eu une relation sexuelle non consentie avec la victime dans un spa, alors que celle-ci était affectée par le GHB (la drogue du viol) et l’alcool.
Les soins et la médication que la victime a reçus dans les semaines suivant l’événement sont le résultat direct de cette agression, a-t-elle jugé.
Yan Touchette connaîtra sa sentence le jeudi 22 mai prochain. Il demeure cependant en liberté, après avoir quitté en trombe la salle d’audience. La victime était en pleurs à la sortie du tribunal, visiblement heureuse de cette conclusion
(Québec) Au terme d'une enquête complexe de plus de deux ans amorcée à Londres en 2011, la police de Québec a arrêté Richard Lemire, 51 ans, considéré comme un individu très actif dans un réseau de distribution de pornographie juvénile. Fait troublant, l'homme demeure près d'une école primaire et d'un parc dans Vanier.
«Wet nancy», «youngvicious» ou encore «jane4young». Ce sont quelques-unes des identités utilisées par le quinquagénaire pour communiquer par courriel lorsqu'il échangeait des fichiers de jeunes filles et garçons pubères et prépubères dans des positions sexuellement explicites. Certaines avec des adultes, d'autres avec des animaux.
C'est une enquête de la police de Londres qui a conduit sur les traces de Lemire. Le 5 décembre 2011, elle faisait une perquisition chez David Charles Downhill, qui échangeait des photos et des vidéos illégales avec des gens de partout dans le monde, dont le Canada. Parmi elles, une certaine Nancy Hamel, 13 ans, et dont le courriel était wet_nancy@gmx.com.
L'information a été transmise à la police de Québec en mai 2013. Mais celle-ci n'a jamais pu établir le lien entre Downhill et Lemire. Ce dernier demeurait alors dans une maison de chambres. Les enquêteurs ne pouvaient certifier que c'était lui qui utilisait la connexion pour transférer les fichiers interdits. Il n'était alors qu'un suspect. La police mettait le dossier en suspens.
En 2013, quatre autres signalements provenaient de la modératrice de Netlog, un site légal de réseautage social sur lequel les membres créent leur page et échangent photos et vidéos. À ce moment, les renseignements obtenus remettaient les policiers sur la piste d'un Québécois actif qui habitait dans la même maison de chambres que précédemment. Les policiers ne pouvaient encore rien prouver.
Enfin, le 4 novembre dernier, une perquisition faite chez un dénommé Keith Perrin en Nouvelle-Zélande a permis de retracer un courriel portant l'adresse wet_nancy@gmx.com. Cette fois, l'adresse menait au 175, avenue Ducharme, à Québec, nouveau domicile de Richard Lemire. C'est à ce moment que les enquêteurs de la police de Québec ont lié les trois enquêtes. Cinq chefs d'accusation
L'homme a comparu, mercredi, au palais de justice de Québec pour répondre à cinq chefs d'accusation pour avoir accédé à de la pornographie juvénile et en avoir possédé et distribué. Il est considéré comme le suspect le plus actif depuis la création du nouveau module d'enquête sur la pornographie juvénile de la police de Québec.
La procureure de la Couronne au dossier, Rachel Gagnon, s'est opposée à la remise en liberté de Lemire. L'un des problèmes est qu'il demeure directement en face de l'école primaire Notre-Dame-du-Canada. À l'autre coin de rue se trouve un parc.
Les policiers ont aussi trouvé dans l'appartement une caméra vidéo HD flambant neuve, mais qui ne semblait pas encore avoir été utilisée.
Richard Lemire demeure détenu en attendant la tenue de son enquête sur remise en liberté prévue le 26 mars. Il possède des antécédents judiciaires, notamment pour violence et action indécente.
Sur les réseaux sociaux, il devenait une jeune fille ouverte sexuellement
LONGUEUIL – Il s'appelle Maxime Bérard Nault et il a 24 ans. Mais sur internet, il se serait fait passer pour une jeune fille assoiffée de sexe dans le but d’attirer des petits garçons et de leur soutirer des vidéos et des photos explicites.
Le présumé pédophile a été arrêté mardi par les enquêteurs de la Sûreté du Québec. Il a comparu mercredi au palais de justice de Longueuil sous des accusations de leurre, extorsion, incitation à des contacts sexuels et production de pornographie juvénile, notamment.
«Il demeure détenu en attente de la suite des procédures», a dit la sergente Joyce Kemp, porte-parole de la SQ.
Selon ce que l'enquête a permis d'établir, l'accusé contactait ses victimes présumées à l'aide de faux profils créés sur différents réseaux sociaux, dont Facebook et Skype.
En seulement quelques clics de souris, Maxime Bérard Nault, passait d'un homme dans la vingtaine à une jeune fille très ouverte sur la sexualité.
«Il utilisait différents profils fictifs de jeunes filles et exigeait par la suite l’envoi de photos ou de vidéos constituant de la pornographie juvénile, a indiqué Mme Kemp. Dans le but d’obtenir davantage de photos ou de vidéos, le suspect menaçait de distribuer ou de publier les photos et les vidéos obtenues sur des sites de messagerie instantanée.»
Les victimes présumées de Maxime Bérard Nault sont des garçons âgés de 11 à 13 ans provenant de la Montérégie et de la couronne Nord de Montréal.
Toute personne qui détient des informations en lien avec les agissements de Maxime Bérard Nault peut en tout temps communiquer avec la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec, au 1 800 659-4264.
(Québec) Visiblement, l'ancien tireur d'élite de l'armée canadienne Denis Morisset n'a toujours pas dompté ses démons.
Les policiers ont procédé à l'arrestation de cet homme de Québec, mercredi, parce qu'il aurait de nouveau contacté des jeunes femmes âgées de moins de 18 ans par l'entremise d'un ordinateur afin d'obtenir des photos intimes d'elles.
Morisset est cet homme qui a été appréhendé en 2003 et en 2008 pour des motifs similaires. La deuxième fois, les policiers lui avaient mis la main au collet le matin où il devait lancer un livre portant sur sa carrière dans les Forces canadiennes.
Selon ce que Le Soleil a appris, Morisset aurait appâté ses jeunes victimes en naviguant sur un site Internet de rencontre. Il se serait fait passer pour une employée d'une agence de mannequins à la recherche de nouveaux talents. Mais pour espérer travailler, les présumées victimes devaient lui faire parvenir des photos d'elles nues. Certaines adolescentes se seraient fait prendre au jeu et auraient envoyé les fameux clichés incriminants.
Dans certains cas, Morisset aurait donné rendez-vous aux jeunes femmes et aurait pris les photos lui-même, en se faisant passer pour le photographe de l'agence. Longue enquête
L'Équipe d'enquêtes sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet (ESEI) de la Sûreté du Québec (SQ) a amorcé son travail sur Morisset en septembre dernier, à la suite d'une plainte d'une présumée victime.
L'enquête a permis aux enquêteurs de l'ESEI de la SQ, en collaboration avec les policiers de la Ville de Québec, de procéder à l'arrestation de Morisset mercredi et de saisir du matériel informatique à son domicile.
Toute information sur cet individu et ses agissements peut être communiquée à la SQ au 1 800 659-4264. Il pourrait y avoir d'autres victimes.Morisset fait face pour le moment à un chef d'accusation de leurre, mais plusieurs autres accusations sont à venir, a confirmé la procureure de la Couronne Carmen Rioux. L'avocate s'est opposée à la remise en liberté de Morisset. Avec la collaboration d'Isabelle Mathieu
Pendant qu’il était très actif à l’église St-Edmund de Beaconsfield dans l’ouest de l’île, le diacre William Kokesch téléchargeait, échangeait et commentait des tonnes de pornographie juvénile, allant jusqu’à mettre en scène des fillettes se faisant fouetter.
Au cours les neuf dernières années, William Kokesch était un membre actif de la communauté religieuse de l’ouest de l’île. Il avait été élevé au rang de diacre, soit juste en dessous de prêtre.
Sa chute a débuté en 2012 à Vancouver, alors que la police locale arrêtait un individu soupçonné de télécharger de la pornographie juvénile. Les limiers avaient saisi un disque dur et c’est lors d’une analyse qu’ils ont découvert que leur suspect échangeait avec un Québécois. Enfants fouettés
Le dossier a été transféré aux policiers de Montréal, qui ont finalement retrouvé le diacre de 66 ans.
«Ils ont trouvé beaucoup de matériel pornographique; il y avait 99 061 images et 2122 vidéos», a résumé Me Dominique Potvin de la Couronne ce vendredi au palais de justice de Montréal.
La majorité des images mettaient en scène des fillettes d'à peine cinq ans, dans des poses érotiques ou dans des situations sexuelles explicites mettant parfois en scène des adultes.
«Il y avait aussi des images d’enfants fouettés», a ajouté Me Potvin.
Kokesch semblait aussi apprécier les bandes dessinées japonaises, puisque les policiers ont également saisi du matériel de type «manga» mettant en scène des enfants d’environ huit ans.
Plusieurs de ces photos étaient accompagnées de commentaires. Aussi, l'homme n’hésitait pas à clavarder sur ses fantasmes sexuels. Regrets
Pendant que la Couronne résumait la preuve accablante, Kokesch gardait la tête baissée. Et il a finalement reconnu sa culpabilité devant la juge Isabelle Rheault, alors que sa femme le regardait, impuissante, assise dans la salle d’audience.
«Oui, je plaide coupable», a-t-il dit d’une petite voix à la magistrate.
La juge l’a donc déclaré coupable de possession, production et distribution de pornographie juvénile. Il est passible au minimum d’un an de prison ferme.
Sauf que la sentence n’a pas été prononcée aujourd’hui. Avant cela, Kokesch devra se soumettre à une évaluation sexologique, et un rapport présentenciel a été ordonné afin d’éclairer le tribunal sur la personnalité de l’accusé.
«La Cour doit vérifier s’il est un véritable pédophile qui pose un danger pour la société, a expliqué l’avocat de la défense Me Jeffrey Boro à la sortie de la salle d’audience. Il n’y a pas d’allégations d’agression sexuelle mais il faut vérifier s’il était un pédophile passif.»
Depuis son arrestation en décembre 2012, Kokesch a d’ailleurs entrepris des thérapies psychosexologiques, ce qui lui aurait fait comprendre les dommages causés par le téléchargement de pornographie juvénile.
«Quand un crime est commis, il y a des conséquences et la voilà, a ajouté Me Boro. Il regrette la douleur qu’il a causée à sa famille, ses amis, son église.»
Depuis les événements, Kokesch a d’ailleurs arrêté de fréquenter l’église St-Edmund de Beaconsfield, pour «ne pas endommager» sa réputation, a ajouté l’avocat.
La tête basse, Kokesch a quitté le palais de justice de Montréal sans faire de déclaration. Il reviendra à la Cour en mai, pour la suite des procédures.
Jeudi, le sergent Richard Dugal a précisé que 350 indices avaient été livrés par le public depuis l'appel à tous du Service de police d'Ottawa, en janvier dernier.
Alors qu'un suspect est recherché pour au moins trois agressions sexuelles, un autre individu, considéré comme le témoin important d'une agression, attire l'attention des enquêteurs. Ce témoin important n'est pas considéré comme suspect, mais les autorités jugent qu'il pourrait leur fournir des informations précieuses.
«Nous disons merci aux gens qui ont été identifiés, et qui ont collaboré à l'enquête. Nous remercions aussi les membres du public qui nous ont contactés pour offrir leur aide en fournissant des éléments de réponse à nos questions», a déclaré le sergent Dugal.
Plus de 120 personnes ont été identifiées, mais écartées des soupçons des policiers. «Les gens peuvent croire qu'il s'agit d'un parent ou d'un proche, ce qui peut être le cas. Il faut être attentif.»
Le SPO a diffusé jeudi la photo du témoin important qui se trouvait dans les parages d'une scène d'agression sexuelle, le 5 janvier dernier, sur la promenade Chapman Mills. Des images de ce témoin ont été captées par la vidéosurveillance d'un commerce voisin situé tout près de la scène de l'incident.
Le témoin a été décrit comme étant un homme de race blanche aux poils du visage foncés. Il était vêtu d'un manteau matelassé de couleur sombre avec des fermetures éclair, d'une tuque et d'un pantalon de couleur claire.
Un présumé prédateur sexuel qui aurait agressé au moins 11 femmes à Brossard a arrêté et accusé au terme d'une des plus grandes enquêtes de la police de Longueuil sur des crimes en série.
Eduard Stefan Georgescu, 31 ans, venait tout juste d'être libéré de la prison de Bordeaux, vendredi, où il purgeait une peine de 12 mois pour agressions lorsqu'il a été arrêté. Il a comparu au palais de justice de Longueuil, hier.
L'agresseur présumé a sévi à Brossard aux abords du terminus d'autobus Panama, entre 2007 et 2012. L'individu accostait des femmes seules en leur demandant des directions routières avant de les agresser sexuellement, sous la menace d'un couteau ou d'une arme feu.
Pour le moment, 11 victimes ont été identifiées et sont âgées de 13 à 29 ans. Pas moins de 32 chefs d'accusation ont été portés contre Georgescu, dont agressions sexuelles armées, séquestration, tentative d'enlèvement et d'actions indécentes.
Le Service de la Police d'agglomération de Longueuil (SPAL) croit «fermement» que le suspect aurait agressé davantage de femmes et invite les victimes à se manifester.
«Dès le départ, ce dossier a fait l'objet d'un traitement prioritaire, plusieurs enquêteurs ont été mis à contribution pour identifier l'auteur de cette série de crime», a déclaré l'inspecteur du SPAL, Jean-François Robert, en conférence de presse, lundi.
Dans les dernières années, les policiers ont distribué de nombreux portraits-robots et des patrouilles surveillaient le secteur régulièrement. Le département d'analyse des comportements de la Sûreté du Québec a prêté main-forte au SPAL pour établir un portrait du prédateur.
En novembre dernier, une femme qui aurait été agressée par Georgescu à Montréal a reconnu le portrait-robot et a permis au policier d'identifier le suspect et de lui passer les menottes.
Le batteur du groupe de musique de Stephen Harper accusé d'agression sexuelle
Agence QMI
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OTTAWA – Un membre du groupe musical du premier ministre Stephen Harper fait face à quinze accusations de nature sexuelle. Les gestes auraient été posés sur deux mineures.
Phillip Nolan, 43 ans, d’Ottawa, le batteur du groupe Herringbone, a été inculpé de cinq chefs d’agression sexuelle, de cinq autres de contacts sexuels, et de cinq chefs d’exploitation sexuelle, a fait savoir la police d’Ottawa, jeudi.
Les gestes reprochés à Nolan remonteraient à des événements survenus entre 1998 et 2000 sur deux élèves lorsqu'il était enseignant dans les classes de septième et de huitième année dans une école d’Ottawa.
L’enquête policière a été ouverte en novembre 2013 après le dépôt d’une plainte.
La police craint qu’il puisse y avoir d’autres victimes.
«Nous sommes évidemment choqués et troublés par ces accusations, a souligné Jason MacDonald, directeur des communications au bureau du premier ministre dans une déclaration écrite. De telles allégations n’ont jamais été portées à notre attention. Quiconque est trouvé coupable de telles accusations doit faire face à la pleine rigueur de la loi.»
«Puisque l’individu en question fait maintenant face à des accusations, il serait inapproprié de commenter davantage», a ajouté M. MacDonald
GRANBY – Des accusations de possession et de distribution de matériel pornographique juvénile ont été déposées jeudi après-midi, à Granby, contre un présumé pédophile de 33 ans.
Steve Desormiers avait été appréhendé quelques heures plus tôt, en matinée, par les policiers de l’Équipe d’enquête sur l’exploitation sexuelle des enfants sur internet.
Le suspect a été repéré sur internet par les forces de l'ordre.
Du matériel informatique a été saisi à la résidence du suspect dans le cadre d'une perquisition. Le matériel sera analysé par les enquêteurs après quoi d'autres chefs d'accusation pourraient être portés contre l’homme de Granby.
La Sûreté du Québec demande à toute personne qui détiendrait des informations au sujet de Steve Desormiers de communiquer avec la Centrale de l'information criminelle, au 1 800 659-4264.
L’Équipe d’enquête sur l’exploitation sexuelle des enfants sur internet (ESEI) regroupe des enquêteurs de la Sûreté du Québec et de la Gendarmerie royale du Canada. Depuis sa création, en 2003, plus de 250 arrestations ont été réalisées en lien avec l’exploitation sexuelle des enfants
SAINT-JÉRÔME – Reconnu coupable d’attentat à la pudeur et d’inceste sur des membres de sa famille, un homme âgé aujourd’hui de 78 ans a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour des événements survenus dans les années 50 et 60.
Ainsi en a décidé le juge de la Cour du Québec, Normand Bonin, mercredi, au palais de justice de Saint-Jérôme. L’homme devra purger une peine de deux ans moins un jour avec sursis, c’est-à-dire dans la communauté.
Les frasques du septuagénaire avaient débuté en 1955, à Terrebonne, alors qu’il a attenté à la pudeur de sa jeune sœur de 9 ans.
En 1962, celui qui réside à Sainte-Sophie a aussi commis de l’inceste sur sa propre fille, alors qu’elle était âgée de 0 et 9 ans. Les événements, qui se sont produits à Sainte-Anne-des-Plaines, ont duré neuf ans.
L’homme a également été reconnu coupable d’attentat à la pudeur sur cette même victime. Il devra se soumettre à une série d’ordonnances. Il est également déclaré délinquant sexuel à perpétuité.
Porno juvénile : une prof et un ex-prof subiront des procès séparés
Guy Latour / Agence QMI
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JOLIETTE – Une enseignante et un ex-enseignant, arrêtés en décembre 2011 pour production et distribution de pornographie juvénile, subiront un procès séparé à l’automne prochain.
Sonia Boivin, 36 ans, de Notre-Dame-des-Prairies, et Vincent Bouchard, 35 ans, de Trois-Rivières, étaient de retour au palais de justice de Joliette, le 6 février.
Après plusieurs discussions entre les avocats au dossier, il a été convenu de fixer le procès de Mme Boivin les 16 et 17 septembre prochain, alors que celui de M.Bouchard aura lieu les 1er et 2 octobre.
Une conférence préparatoire conjointe, dans le but de préparer le procès, se tiendra le 10 avril.
Les deux accusés font aussi face à des chefs d’accusation pour avoir communiqué, par le biais d’internet avec une mineure de moins de 16 ans et pour incitation à des contacts sexuels. Les infractions se seraient déroulées entre le 3 septembre et le 15 octobre 2011.
Lors de l’enquête préliminaire qui a eu lieu en septembre dernier, deux policières de la SQ avaient témoigné que durant une conversation sur internet, Vincent Bouchard aurait proposé à Sonia Boivin d’avoir «un trip à trois» avec une fillette de 12 ans.
Mme Boivin aurait alors débuté une discussion avec celle-ci. Or, la fillette de 12 ans n’était en réalité qu’un personnage fictif qui avait été créé de toutes pièces par Vincent Bouchard.
Les policières avaient mentionné qu’aucune personne mineure n’aurait été contactée par les deux accusés pour une éventuelle rencontre intime.
Mme Boivin et M. Bouchard ont été arrêtés le 7 décembre 2011 et avaient été remis en liberté sous caution après leur mise en accusation.
Sonia Boivin est toujours à l’emploi de la Commission scolaire des Samares, mais elle est suspendue de ses fonctions sans salaire.
Pour ce qui est de Vincent Bouchard, qui était enseignant à la Commission scolaire du Chemin du Roy et entraîneur de football, il ne travaille plus comme enseignant. Il a perdu son emploi peu de temps après son arrestation.
Attouchements sexuels : Louis Poulin reconnaît sa culpabilité
Frédéric Desjardins / Agence QMI
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SAINT-JOSEPH-DE-BEAUCE – Louis Poulin, 51 ans, de Saint-Georges, en Beauce, a plaidé coupable, vendredi, à trois chefs d’accusations pour des gestes à caractères sexuels.
Les représentations sur peine auront lieu le 24 avril au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce. Des rapports présentenciel et sexologique seront rédigés pour cette date.
M. Poulin avait été arrêté en mai 2012 et accusé d’attouchements sexuels sur un adolescent sur lequel il était en situation d’autorité ou de confiance. Il agissait alors comme entraîneur adjoint en football pour les Dragons midget AAA.
Les événements lui étant reprochés auraient eu lieu entre juin 2011 et avril 2012. En août de la même année, deux nouvelles accusations ont été portées contre Louis Poulin à la suite des plaintes de deux victimes mineures victimes d’attouchements entre 2003 et 2005.
Ayant d’abord choisi de subir un procès devant juge et jury avec enquête préliminaire, le prévenu a renoncé à ses deux éléments en 2013. Choisissant ensuite de subir un procès devant juge seul, Louis Poulin a ainsi changé son plaidoyer. Il est présentement en liberté en attendant la suite des procédures.