mercredi 9 avril 2014

Michael Bélanger

Leurre internet

Leurre internet: un chef scout plaide coupable

Michael Nguyen

Michael Nguyen @

Journal de Montréal, Publié le: | Mise à jour:



En personne, un chef scout de 63 ans agissait en «père» avec les adolescentes. Mais, derrière de faux profils sur internet, il n’hésitait pas à leurrer celles qu’il côtoyait dans la vraie vie.
Michael Bélanger a œuvré pendant 30 ans chez les scouts. À partir de 2005, il travaillait quelques heures par semaine pour les scouts, et passait le reste de son temps chez lui, principalement sur internet.
Et son travail le servait bien, puisqu’il lui permettait de créer des contacts avec des jeunes filles de 12 à 17 ans, via de faux profils de jeunes garçons qu’il créait de toutes pièces sur des réseaux sociaux sur internet.
«Je connais un jeune scout en Ontario, vous pourriez être intéressés à vous rencontrer», leur disait-il, selon la preuve de la poursuite.
Une fois le contact initié avec le faux garçon, il incitait ensuite ses victimes à se dévêtir devant la caméra et stockait minutieusement les photos dans son ordinateur.
«Il avait une certaine influence auprès de ces jeunes filles, de par son statut et parce que certaines le considéraient comme un père, à qui elles pouvaient se confier», a expliqué Me Anne Marie Omann de la Couronne.
Le manège de Bélanger a ainsi duré jusqu’en 2013, quand il s’est fait démasquer par plusieurs jeunes filles qui s’étaient parlé entre elles, mais aussi parce qu’un policier avait réalisé que Bélanger avait usurpé certaines informations provenant de son compte en ligne.
Plutôt que de se soumettre à un procès, l’accusé a finalement plaidé coupable récemment à une série d’accusations de leurres, d’incitations à des contacts sexuels et de possession de pornographie juvénile.
Accroc au net
Au total, Bélanger a reconnu avoir fait six victimes. Mais le chiffre pourrait s’avérer plus élevé, puisque les policiers ont retrouvé dans son ordinateur des photos d’autres jeunes filles potentiellement leurrées, mais jamais identifiées.
L’accusé passait également énormément de temps en ligne, a relaté la poursuite, lors de la réponse à l’accusation au palais de justice de Montréal.
«Il clavardait jusqu’à trois heures par jour avec une des victimes», a donné en exemple Me Omann.
Lors d’une perquisition à son domicile de l’avenue Lachine, les policiers avaient trouvé 1343 photos de pornographie juvénile mettant en scène des fillettes aussi jeunes que cinq ans. Il y avait 1907 images de victimes identifiées, et presque autant de jeunes filles non identifiées.
Bélanger, qui n’a pas d’antécédents judiciaires, reviendra à la cour le mois prochain pour les représentations sur sentence. L’individu, qui a depuis été évincé des scouts, restera détenu d’ici là.

vendredi 28 mars 2014

Anthony Dicapua

SPVM

Le SPVM recherche des victimes potentielles d’Anthony Dicapua

Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:




La police de Montréal est à la recherche de victimes potentielles d’Anthony Dicapua, un homme de 33 ans qui fait face à plusieurs accusations à caractère sexuel.
L’homme a été arrêté le 13 février dernier dans le secteur de Montréal-Nord, dans le cadre d’une enquête de la Section exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Dicapua a comparu à la Cour du Québec et fait face à des accusations de leurre, incitation à des contacts sexuels, possession de pornographie juvénile, accès et distribution de pornographie juvénile, production de pornographie juvénile et menaces.
De novembre 2013 à février 2014, Anthony Dicapua aurait fait au moins trois victimes de leurre d’enfants. «Il communiquait avec ses victimes, des adolescents de 13-14 ans, via Skype ou Facebook, et se faisait passer pour un jeune du même âge», a indiqué le SPVM, dans un communiqué.
Pour duper ses victimes, Anthony Dicapua prétendait aussi fréquenter des écoles secondaires de Montréal-Nord et des environs. Il gagnait petit à petit la confiance des adolescentes, les incitant par la suite à avoir des échanges en direct par le biais d’une webcaméra.
«Il incitait ses victimes à commettre des gestes à caractère sexuel devant lui et Anthony Dicapua lui-même faisait de tels gestes à la caméra», a souligné le SPVM, qui affirme que le suspect parvenait à contrôler ses victimes «par la menace et le chantage».
Sur Facebook, il aurait utilisé plus d’une fois le pseudonyme Jean-Simon Durocher ou des variantes de ce nom.
Quiconque croyant avoir été victime d’Anthony Dicapua ou possédant de l’information à son sujet peut communiquer avec le 911 ou encore se présenter au poste de quartier de son secteur ou au service de police de sa municipalité.

Eric Deaudelin

 
Meurtre de Joleil Campeau

Prison à vie pour Éric Daudelin

L’assassinat de Joleil Campeau est finalement résolu 19 ans plus tard

Valérie Gonthier

Valérie Gonthier @

Journal de Montréal, Publié le: | Mise à jour:
 
 
 
 




«Tu as enlevé la vie de ma fille en plus de me priver de la mienne avec elle.»
La mère de Joleil Campeau a tenu à s’adresser à Éric Daudelin hier, quelques minutes à peine après qu’il eut été reconnu coupable du meurtre prémédité de sa fille.
«Éric, je veux te parler depuis ton arrestation… Une personne normale ne peut pas séquestrer, agresser, retenir de force quelqu’un contre son gré», a lancé Donna Senécal à l’homme qui a noyé son enfant de neuf ans dans un ruisseau boueux en 1995.
Le verdict est tombé hier après-midi, après trois jours de délibérations au terme d’un procès de presque trois semaines au palais de justice de Laval. L’atmosphère dans la salle d’audience, qui était remplie à craquer, était plutôt tendue les instants avant l’annonce du verdict. C’est le juré numéro un qui a eu la lourde tâche d’annoncer la décision unanime.
«Coupable», a-t-il dit fermement à 16 h 25, pour chacun des trois chefs d’accusation qui pesaient contre Daudelin, soit meurtre prémédité, séquestration et agression sexuelle.
Ce verdict a été accueilli avec beaucoup d’émotions, notamment par les membres de la famille de la fillette, qui attendaient depuis maintenant 19 ans que justice soit faite.
Arrêté en juin 2011 pour le crime qu’il avait commis 16 ans plus tôt, Daudelin a été piégé par des agents d’infiltration qui se faisaient passer pour des criminels afin d’obtenir ses aveux. Il a alors confié à son «patron» avoir eu un «déclic» en apercevant la fillette le 12 juin 1995, puis l’avoir enlevée, violée et noyée. Des traces de son sperme avaient été retrouvées sur la petite culotte de l’enfant.
Mine basse
Depuis le début du procès, l’accusé nie le crime qu’on lui reproche. Hier, assis dans le box des accusés, Éric Daudelin avait la mine basse. Il n’a pas bronché lorsque la maman de la petite victime s’est adressée à la cour et l’a interpellé. Elle a raconté avec émotions que la mort de sa fille est survenue le lendemain de son anniversaire.
«Je plantais des fleurs devant la maison. J’étais heureuse... Au même moment, l’acte a été commis», a-t-elle dit en pleurant.
«J’ai beaucoup de difficulté à croire que cette femme-là, cette mère-là, qui a été si durement éplorée durant toutes ces années, soit capable de livrer un message aussi empreint de sérénité», a lancé à sa sortie de la salle d’audience Me Pierre-Luc Rolland, procureur de la Couronne, qui venait de conclure le dernier procès de sa carrière.
La juge Sophie Bourque s’est aussi adressée à l’accusé, indiquant que ce verdict envoie un «message clair» (voir autre texte).
Et malgré la décision du jury d’envoyer Daudelin en prison sans possibilité d’être libéré avant 2039, la défense dit ne pas être déçue.
«M. Daudelin a eu droit à un procès juste et équitable. Le jury a fait un très bon travail. Justice a été rendue. On respecte la décision», a dit Me Jacky-Éric Salvant.


Ce que la mère
de Joleil Campeau a dit
«
Suite à Joleil qui ne répondait pas à l’appel, j’ai vécu l’incompréhensible des événements, le stress, l’ambivalence... j’ai été suspectée, interrogée et j’ai dû passer au détecteur de mensonges. C’était la procédure. Je comprenais, car j’étais la dernière à avoir vu Joleil.»
«
Je ne voulais pas être victime, mais en même temps, je devais réinventer le mot survivante.»
«
Éric, je veux te parler depuis ton arrestation… Une personne normale ne peut pas séquestrer, agresser, retenir de force quelqu’un contre son gré, la blesser et l’enfouir sous la vase dans un ruisseau, la noyer. Surtout faire ça à un enfant qui ne t’a rien fait… comme ma fille Joleil!»
«
Il y a au moins deux normalités. La tienne, parce que tu as réussi à vivre avec tes actes crapuleux pendant 16 ans avant qu’il te soit interdit de recommencer… Et ma normalité, celle qui ne ressemble en rien à la tienne parce que moi, je ne serais pas capable de tuer un enfant, encore moins de survivre à cela.»
«
Éric, ce que je te demande depuis longtemps, c’est ce que je me demande à moi également: fais tout ton temps, en sécurité et pour toi et les autres. Répare-toi, si tu le veux, moi, je me répare… Répare ta vie, si tu le peux…»

vendredi 21 mars 2014

Maurice Cloutier

sur un agresseur

La SQ cherche des informations sur un agresseur

 

Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:

La Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Québec sont à la recherche d’informations du public sur Maurice Cloutier.

La Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Québec sont à la recherche d’informations du public sur Maurice Cloutier, un camionneur présentement incarcéré pour agression sexuelle.
L’homme de 55 ans est coupable d’avoir agressé une prostituée de Moncton, au Nouveau-Brunswick, après l’avoir fait monter dans son camion.
Les policiers sont à la recherche de victimes au Québec, car sa façon de procéder ressemble à celui de trois dossiers présentement sous enquête dans la province. Comme il se déplaçait partout au Canada pendant 35 ans, les enquêteurs estiment qu’il pourrait avoir fait des victimes un peu partout au pays.
Maurice Cloutier, originaire de Sainte-Martine, agit lorsqu’il se trouve seul dans son tracteur semi-remorque. Il fait monter une prostituée dans le camion et lui demande de se déshabiller dans la couchette, sans payer au début. Il gare ensuite son camion dans un endroit discret.
Si les femmes ne se plient pas à ses exigences, il devient agressif et les insulte. Les agressions durent plusieurs heures. Il laisse ensuite partir les victimes.
Des informations sur des agressions dans ce style peuvent être transmises au Service des projets d'enquêtes spécialisées de la Sûreté du Québec, au 1 800 659-4264.

jeudi 20 mars 2014

Yan Touchette

Agression sexuelle

Yan Touchette coupable des deux chefs d’accusation d'agression sexuelle

Mario Pitre

Publié le: | Mise à jour:

SALABERRY-DE-VALLEYFIELD – Un jeune homme de Beauharnois, Yan Touchette, a été reconnu coupable mercredi au palais de justice de Valleyfield des deux chefs d’accusation d’agression sexuelle qui pesaient sur lui. 
Les événements mis en cause ont eu lieu en avril 2012, alors que la victime âgée de 27 ans s’était rendue à la résidence de Hugues Marcil, à Sainte-Martine, à la demande de Yan Touchette.
Au terme d’ébats sexuels à trois impliquant la consommation d’alcool, de cocaïne et de GHB, la victime avait «perdu la carte», puis retrouvé conscience avec de nombreuses contusions aux jambes et aux parties génitales. Elle n’a cependant jamais eu conscience d’avoir été agressée.
L’autre accusé dans cette affaire, Hugues Marcil, a déjà été condamné à une peine de 14 mois de détention en octobre dernier.
Relation sans consentement
Dans son jugement rendu mercredi, la juge Odette Perron a notamment acquiescé à l’argument de la poursuite, relativement à la notion de consentement de la victime, qui, selon la loi, doit être libre et éclairé.
Me Pierre-Olivier Gagnon avait soutenu que Touchette n’a pas pris les mesures pour faire en sorte que la victime puisse consentir aux actes posés.
La juge Perron a conclu que les deux accusés dans cette affaire avaient eu une relation sexuelle non consentie avec la victime dans un spa, alors que celle-ci était affectée par le GHB (la drogue du viol) et l’alcool.
Les soins et la médication que la victime a reçus dans les semaines suivant l’événement sont le résultat direct de cette agression, a-t-elle jugé.
Yan Touchette connaîtra sa sentence le jeudi 22 mai prochain. Il demeure cependant en liberté, après avoir quitté en trombe la salle d’audience. La victime était en pleurs à la sortie du tribunal, visiblement heureuse de cette conclusion

Richard Lemire

(Québec) Au terme d'une enquête complexe de plus de deux ans amorcée à Londres en 2011, la police de Québec a arrêté Richard Lemire, 51 ans, considéré comme un individu très actif dans un réseau de distribution de pornographie juvénile. Fait troublant, l'homme demeure près d'une école primaire et d'un parc dans Vanier.

«Wet nancy», «youngvicious» ou encore «jane4young». Ce sont quelques-unes des identités utilisées par le quinquagénaire pour communiquer par courriel lorsqu'il échangeait des fichiers de jeunes filles et garçons pubères et prépubères dans des positions sexuellement explicites. Certaines avec des adultes, d'autres avec des animaux.
C'est une enquête de la police de Londres qui a conduit sur les traces de Lemire. Le 5 décembre 2011, elle faisait une perquisition chez David Charles Downhill, qui échangeait des photos et des vidéos illégales avec des gens de partout dans le monde, dont le Canada. Parmi elles, une certaine Nancy Hamel, 13 ans, et dont le courriel était wet_nancy@gmx.com.
L'information a été transmise à la police de Québec en mai 2013. Mais celle-ci n'a jamais pu établir le lien entre Downhill et Lemire. Ce dernier demeurait alors dans une maison de chambres. Les enquêteurs ne pouvaient certifier que c'était lui qui utilisait la connexion pour transférer les fichiers interdits. Il n'était alors qu'un suspect. La police mettait le dossier en suspens.

En 2013, quatre autres signalements provenaient de la modératrice de Netlog, un site légal de réseautage social sur lequel les membres créent leur page et échangent photos et vidéos. À ce moment, les renseignements obtenus remettaient les policiers sur la piste d'un Québécois actif qui habitait dans la même maison de chambres que précédemment. Les policiers ne pouvaient encore rien prouver.
Enfin, le 4 novembre dernier, une perquisition faite chez un dénommé Keith Perrin en Nouvelle-Zélande a permis de retracer un courriel portant l'adresse wet_nancy@gmx.com. Cette fois, l'adresse menait au 175, avenue Ducharme, à Québec, nouveau domicile de Richard Lemire. C'est à ce moment que les enquêteurs de la police de Québec ont lié les trois enquêtes.
Cinq chefs d'accusation
L'homme a comparu, mercredi, au palais de justice de Québec pour répondre à cinq chefs d'accusation pour avoir accédé à de la pornographie juvénile et en avoir possédé et distribué. Il est considéré comme le suspect le plus actif depuis la création du nouveau module d'enquête sur la pornographie juvénile de la police de Québec.
La procureure de la Couronne au dossier, Rachel Gagnon, s'est opposée à la remise en liberté de Lemire. L'un des problèmes est qu'il demeure directement en face de l'école primaire Notre-Dame-du-Canada. À l'autre coin de rue se trouve un parc.
Les policiers ont aussi trouvé dans l'appartement une caméra vidéo HD flambant neuve, mais qui ne semblait pas encore avoir été utilisée.
Richard Lemire demeure détenu en attendant la tenue de son enquête sur remise en liberté prévue le 26 mars. Il possède des antécédents judiciaires, notamment pour violence et action indécente.

jeudi 27 février 2014

Maxime Bérard Nault

Porno juvénile

Sur les réseaux sociaux, il devenait une jeune fille ouverte sexuellement



LONGUEUIL – Il s'appelle Maxime Bérard Nault et il a 24 ans. Mais sur internet, il se serait fait passer pour une jeune fille assoiffée de sexe dans le but d’attirer des petits garçons et de leur soutirer des vidéos et des photos explicites.
Le présumé pédophile a été arrêté mardi par les enquêteurs de la Sûreté du Québec. Il a comparu mercredi au palais de justice de Longueuil sous des accusations de leurre, extorsion, incitation à des contacts sexuels et production de pornographie juvénile, notamment.
«Il demeure détenu en attente de la suite des procédures», a dit la sergente Joyce Kemp, porte-parole de la SQ.
Selon ce que l'enquête a permis d'établir, l'accusé contactait ses victimes présumées à l'aide de faux profils créés sur différents réseaux sociaux, dont Facebook et Skype.
En seulement quelques clics de souris, Maxime Bérard Nault, passait d'un homme dans la vingtaine à une jeune fille très ouverte sur la sexualité.
«Il utilisait différents profils fictifs de jeunes filles et exigeait par la suite l’envoi de photos ou de vidéos constituant de la pornographie juvénile, a indiqué Mme Kemp. Dans le but d’obtenir davantage de photos ou de vidéos, le suspect menaçait de distribuer ou de publier les photos et les vidéos obtenues sur des sites de messagerie instantanée.»
Les victimes présumées de Maxime Bérard Nault sont des garçons âgés de 11 à 13 ans provenant de la Montérégie et de la couronne Nord de Montréal.
Toute personne qui détient des informations en lien avec les agissements de Maxime Bérard Nault peut en tout temps communiquer avec la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec, au 1 800 659-4264.

Maxime Deland / Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:

lundi 24 février 2014

Denis Morisset

Publié le 20 février 2014 à 05h00 | Mis à jour le 20 février 2014 à 05h00

Leurre d'enfants : un ex-soldat arrêté pour la troisième fois

Matthieu Boivin
Le Soleil
 
 
(Québec) Visiblement, l'ancien tireur d'élite de l'armée canadienne Denis Morisset n'a toujours pas dompté ses démons.

Les policiers ont procédé à l'arrestation de cet homme de Québec, mercredi, parce qu'il aurait de nouveau contacté des jeunes femmes âgées de moins de 18 ans par l'entremise d'un ordinateur afin d'obtenir des photos intimes d'elles.
Morisset est cet homme qui a été appréhendé en 2003 et en 2008 pour des motifs similaires. La deuxième fois, les policiers lui avaient mis la main au collet le matin où il devait lancer un livre portant sur sa carrière dans les Forces canadiennes.
Selon ce que Le Soleil a appris, Morisset aurait appâté ses jeunes victimes en naviguant sur un site Internet de rencontre. Il se serait fait passer pour une employée d'une agence de mannequins à la recherche de nouveaux talents. Mais pour espérer travailler, les présumées victimes devaient lui faire parvenir des photos d'elles nues. Certaines adolescentes se seraient fait prendre au jeu et auraient envoyé les fameux clichés incriminants.

Dans certains cas, Morisset aurait donné rendez-vous aux jeunes femmes et aurait pris les photos lui-même, en se faisant passer pour le photographe de l'agence.
Longue enquête
L'Équipe d'enquêtes sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet (ESEI) de la Sûreté du Québec (SQ) a amorcé son travail sur Morisset en septembre dernier, à la suite d'une plainte d'une présumée victime.
L'enquête a permis aux enquêteurs de l'ESEI de la SQ, en collaboration avec les policiers de la Ville de Québec, de procéder à l'arrestation de Morisset mercredi et de saisir du matériel informatique à son domicile.
Toute information sur cet individu et ses agissements peut être communiquée à la SQ au 1 800 659-4264. Il pourrait y avoir d'autres victimes.Morisset fait face pour le moment à un chef d'accusation de leurre, mais plusieurs autres accusations sont à venir, a confirmé la procureure de la Couronne Carmen Rioux. L'avocate s'est opposée à la remise en liberté de Morisset.
Avec la collaboration d'Isabelle Mathieu

vendredi 21 février 2014

William Kokesch

Pornographie juvénile

Pornographie juvénile: l’ex-diacre de Beaconsfield William Kokesch plaide coupable

Michael Nguyen

Michael Nguyen @

Journal de Montréal, Publié le: | Mise à jour:


Pendant qu’il était très actif à l’église St-Edmund de ­Beaconsfield dans l’ouest de l’île, le diacre William Kokesch téléchargeait, échangeait et commentait des tonnes de pornographie juvénile, allant jusqu’à mettre en scène des fillettes se faisant fouetter.
Au cours les neuf dernières années, William Kokesch était un membre actif de la communauté religieuse de l’ouest de l’île. Il avait été élevé au rang de diacre, soit juste en dessous de prêtre.
Sa chute a débuté en 2012 à Vancouver, alors que la police locale arrêtait un individu soupçonné de télécharger de la pornographie juvénile. Les limiers avaient saisi un disque dur et c’est lors d’une analyse qu’ils ont découvert que leur suspect échangeait avec un Québécois.
Enfants fouettés
Le dossier a été transféré aux policiers de Montréal, qui ont finalement retrouvé le diacre de 66 ans.
«Ils ont trouvé beaucoup de matériel pornographique; il y avait 99 061 images et 2122 vidéos», a résumé Me Dominique Potvin de la Couronne ce vendredi au palais de justice de Montréal.
La majorité des images mettaient en scène des fillettes d'à peine cinq ans, dans des poses érotiques ou dans des situations sexuelles explicites mettant parfois en scène des adultes.
«Il y avait aussi des images d’enfants fouettés», a ajouté Me Potvin.
Kokesch semblait aussi apprécier les bandes dessinées japonaises, puisque les policiers ont également saisi du matériel de type «manga» mettant en scène des enfants d’environ huit ans.
Plusieurs de ces photos étaient accompagnées de commentaires. Aussi, l'homme n’hésitait pas à clavarder sur ses fantasmes sexuels.
Regrets
Pendant que la Couronne résumait la preuve accablante, Kokesch gardait la tête baissée. Et il a finalement reconnu sa culpabilité devant la juge Isabelle Rheault, alors que sa femme le regardait, impuissante, assise dans la salle d’audience.
«Oui, je plaide coupable», a-t-il dit d’une petite voix à la magistrate.
La juge l’a donc déclaré coupable de possession, production et distribution de pornographie juvénile. Il est passible au minimum d’un an de prison ferme.
Sauf que la sentence n’a pas été prononcée aujourd’hui. Avant cela, Kokesch devra se soumettre à une évaluation sexologique, et un rapport présentenciel a été ordonné afin d’éclairer le tribunal sur la personnalité de l’accusé.
«La Cour doit vérifier s’il est un véritable pédophile qui pose un danger pour la société, a expliqué l’avocat de la défense Me Jeffrey Boro à la sortie de la salle d’audience. Il n’y a pas d’allégations d’agression sexuelle mais il faut vérifier s’il était un pédophile passif.»
Depuis son arrestation en décembre 2012, Kokesch a d’ailleurs entrepris des thérapies psychosexologiques, ce qui lui aurait fait comprendre les dommages causés par le téléchargement de pornographie juvénile.
«Quand un crime est commis, il y a des conséquences et la voilà, a ajouté Me Boro. Il regrette la douleur qu’il a causée à sa famille, ses amis, son église.»
Depuis les événements, Kokesch a d’ailleurs arrêté de fréquenter l’église St-Edmund de Beaconsfield, pour «ne pas endommager» sa réputation, a ajouté l’avocat.
La tête basse, Kokesch a quitté le palais de justice de Montréal sans faire de déclaration. Il reviendra à la Cour en mai, pour la suite des procédures.

mardi 18 février 2014

Rechercher

 
Publié le 13 février 2014 à 12h08 | Mis à jour le 13 février 2014 à 12h08

Agressions sexuelles en série: 350 nouveaux indices

 
 
 
Une centaine de personnes ont rencontré la police d'Ottawa dans sa traque d'un agresseur sexuel en série toujours en cavale.

Une centaine de personnes ont rencontré la police... (Photo courtoisie) - image 1.0

Photo courtoisie
Jeudi, le sergent Richard Dugal a précisé que 350 indices avaient été livrés par le public depuis l'appel à tous du Service de police d'Ottawa, en janvier dernier.
Alors qu'un suspect est recherché pour au moins trois agressions sexuelles, un autre individu, considéré comme le témoin important d'une agression, attire l'attention des enquêteurs. Ce témoin important n'est pas considéré comme suspect, mais les autorités jugent qu'il pourrait leur fournir des informations précieuses.
«Nous disons merci aux gens qui ont été identifiés, et qui ont collaboré à l'enquête. Nous remercions aussi les membres du public qui nous ont contactés pour offrir leur aide en fournissant des éléments de réponse à nos questions», a déclaré le sergent Dugal.

Plus de 120 personnes ont été identifiées, mais écartées des soupçons des policiers. «Les gens peuvent croire qu'il s'agit d'un parent ou d'un proche, ce qui peut être le cas. Il faut être attentif.»
Le SPO a diffusé jeudi la photo du témoin important qui se trouvait dans les parages d'une scène d'agression sexuelle, le 5 janvier dernier, sur la promenade Chapman Mills. Des images de ce témoin ont été captées par la vidéosurveillance d'un commerce voisin situé tout près de la scène de l'incident.
Le témoin a été décrit comme étant un homme de race blanche aux poils du visage foncés. Il était vêtu d'un manteau matelassé de couleur sombre avec des fermetures éclair, d'une tuque et d'un pantalon de couleur claire.

Eduard Stefan Georgescu

Publié le 17 février 2014 à 15h00 | Mis à jour le 17 février 2014 à 19h50

Un présumé agresseur sexuel en série arrêté
Annabelle Blais
La Presse

Un présumé prédateur sexuel qui aurait agressé au moins 11 femmes à Brossard a arrêté et accusé au terme d'une des plus grandes enquêtes de la police de Longueuil sur des crimes en série.

Eduard Stefan Georgescu, 31 ans,  venait tout juste d'être libéré de la prison de Bordeaux, vendredi, où il purgeait une peine de 12 mois pour agressions lorsqu'il a été arrêté. Il a comparu au palais de justice de Longueuil, hier.
L'agresseur présumé a sévi à Brossard aux abords du terminus d'autobus Panama, entre 2007 et 2012. L'individu accostait des femmes seules en leur demandant des directions routières avant de les agresser sexuellement, sous la menace d'un couteau ou d'une arme feu.
Pour le moment, 11 victimes ont été identifiées et sont âgées de 13 à 29 ans. Pas moins de 32 chefs d'accusation ont été portés contre Georgescu, dont agressions sexuelles armées, séquestration, tentative d'enlèvement et d'actions indécentes.

Eduard Stefan Georgescu... (Photo fournie par la police) - image 2.0
Eduard Stefan Georgescu
Photo fournie par la police
Le Service de la Police d'agglomération de Longueuil (SPAL) croit «fermement» que le suspect aurait agressé davantage de femmes et invite les victimes à se manifester.
«Dès le départ, ce dossier a fait l'objet d'un traitement prioritaire, plusieurs enquêteurs ont été mis à contribution pour identifier l'auteur de cette série de crime», a déclaré l'inspecteur du SPAL, Jean-François Robert, en conférence de presse, lundi.
Dans les dernières années, les policiers ont distribué de nombreux portraits-robots et des patrouilles surveillaient le secteur régulièrement. Le département d'analyse des comportements de la Sûreté du Québec a prêté main-forte au SPAL pour établir un portrait du prédateur.
En novembre dernier, une femme qui aurait été agressée par Georgescu à Montréal a reconnu le portrait-robot et a permis au policier d'identifier le suspect et de lui passer les menottes.

vendredi 7 février 2014

Phillip Nolan

Agression sexuelle

Le batteur du groupe de musique de Stephen Harper accusé d'agression sexuelle

Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:




OTTAWA – Un membre du groupe musical du premier ministre Stephen Harper fait face à quinze accusations de nature sexuelle. Les gestes auraient été posés sur deux mineures.
Phillip Nolan, 43 ans, d’Ottawa, le batteur du groupe Herringbone, a été inculpé de cinq chefs d’agression sexuelle, de cinq autres de contacts sexuels, et de cinq chefs d’exploitation sexuelle, a fait savoir la police d’Ottawa, jeudi.
Les gestes reprochés à Nolan remonteraient à des événements survenus entre 1998 et 2000 sur deux élèves lorsqu'il était enseignant dans les classes de septième et de huitième année dans une école d’Ottawa.
L’enquête policière a été ouverte en novembre 2013 après le dépôt d’une plainte.
La police craint qu’il puisse y avoir d’autres victimes.
«Nous sommes évidemment choqués et troublés par ces accusations, a souligné Jason MacDonald, directeur des communications au bureau du premier ministre dans une déclaration écrite. De telles allégations n’ont jamais été portées à notre attention. Quiconque est trouvé coupable de telles accusations doit faire face à la pleine rigueur de la loi.»
«Puisque l’individu en question fait maintenant face à des accusations, il serait inapproprié de commenter davantage», a ajouté M. MacDonald

Steve Desormiers

Pornographie juvénile

Un homme de Granby au banc des accusés

Maxime Deland / Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:


GRANBY – Des accusations de possession et de distribution de matériel pornographique juvénile ont été déposées jeudi après-midi, à Granby, contre un présumé pédophile de 33 ans.
Steve Desormiers avait été appréhendé quelques heures plus tôt, en matinée, par les policiers de l’Équipe d’enquête sur l’exploitation sexuelle des enfants sur internet.
Le suspect a été repéré sur internet par les forces de l'ordre.
Du matériel informatique a été saisi à la résidence du suspect dans le cadre d'une perquisition. Le matériel sera analysé par les enquêteurs après quoi d'autres chefs d'accusation pourraient être portés contre l’homme de Granby.
La Sûreté du Québec demande à toute personne qui détiendrait des informations au sujet de Steve Desormiers de communiquer avec la Centrale de l'information criminelle, au 1 800 659-4264.
L’Équipe d’enquête sur l’exploitation sexuelle des enfants sur internet (ESEI) regroupe des enquêteurs de la Sûreté du Québec et de la Gendarmerie royale du Canada. Depuis sa création, en 2003, plus de 250 arrestations ont été réalisées en lien avec l’exploitation sexuelle des enfants

Normand Bonin

Justice

Il est reconnu coupable 58 ans plus tard

Eric Mondou et Christian Plouffe / Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:
 
 
 
 
SAINT-JÉRÔME – Reconnu coupable d’attentat à la pudeur et d’inceste sur des membres de sa famille, un homme âgé aujourd’hui de 78 ans a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour des événements survenus dans les années 50 et 60.
Ainsi en a décidé le juge de la Cour du Québec, Normand Bonin, mercredi, au palais de justice de Saint-Jérôme. L’homme devra purger une peine de deux ans moins un jour avec sursis, c’est-à-dire dans la communauté.
Les frasques du septuagénaire avaient débuté en 1955, à Terrebonne, alors qu’il a attenté à la pudeur de sa jeune sœur de 9 ans.
En 1962, celui qui réside à Sainte-Sophie a aussi commis de l’inceste sur sa propre fille, alors qu’elle était âgée de 0 et 9 ans. Les événements, qui se sont produits à Sainte-Anne-des-Plaines, ont duré neuf ans.
L’homme a également été reconnu coupable d’attentat à la pudeur sur cette même victime. Il devra se soumettre à une série d’ordonnances. Il est également déclaré délinquant sexuel à perpétuité.
 

Sonia Boivin, Vincent Bouchard

Porno juvénile

Porno juvénile : une prof et un ex-prof subiront des procès séparés

Guy Latour / Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:
 



JOLIETTE – Une enseignante et un ex-enseignant, arrêtés en décembre 2011 pour production et distribution de pornographie juvénile, subiront un procès séparé à l’automne prochain.
Sonia Boivin, 36 ans, de Notre-Dame-des-Prairies, et Vincent Bouchard, 35 ans, de Trois-Rivières, étaient de retour au palais de justice de Joliette, le 6 février.
Après plusieurs discussions entre les avocats au dossier, il a été convenu de fixer le procès de Mme Boivin les 16 et 17 septembre prochain, alors que celui de M.Bouchard aura lieu les 1er et 2 octobre.
Une conférence préparatoire conjointe, dans le but de préparer le procès, se tiendra le 10 avril.
Les deux accusés font aussi face à des chefs d’accusation pour avoir communiqué, par le biais d’internet avec une mineure de moins de 16 ans et pour incitation à des contacts sexuels. Les infractions se seraient déroulées entre le 3 septembre et le 15 octobre 2011.
Lors de l’enquête préliminaire qui a eu lieu en septembre dernier, deux policières de la SQ avaient témoigné que durant une conversation sur internet, Vincent Bouchard aurait proposé à Sonia Boivin d’avoir «un trip à trois» avec une fillette de 12 ans.
Mme Boivin aurait alors débuté une discussion avec celle-ci. Or, la fillette de 12 ans n’était en réalité qu’un personnage fictif qui avait été créé de toutes pièces par Vincent Bouchard.
Les policières avaient mentionné qu’aucune personne mineure n’aurait été contactée par les deux accusés pour une éventuelle rencontre intime.
Mme Boivin et M. Bouchard ont été arrêtés le 7 décembre 2011 et avaient été remis en liberté sous caution après leur mise en accusation.
Sonia Boivin est toujours à l’emploi de la Commission scolaire des Samares, mais elle est suspendue de ses fonctions sans salaire.
Pour ce qui est de Vincent Bouchard, qui était enseignant à la Commission scolaire du Chemin du Roy et entraîneur de football, il ne travaille plus comme enseignant. Il a perdu son emploi peu de temps après son arrestation.

lundi 3 février 2014

Louis Poulin

Attouchements sexuels

Attouchements sexuels : Louis Poulin reconnaît sa culpabilité

Frédéric Desjardins / Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:



SAINT-JOSEPH-DE-BEAUCE – Louis Poulin, 51 ans, de Saint-Georges, en Beauce, a plaidé coupable, vendredi, à trois chefs d’accusations pour des gestes à caractères sexuels.
Les représentations sur peine auront lieu le 24 avril au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce. Des rapports présentenciel et sexologique seront rédigés pour cette date.
M. Poulin avait été arrêté en mai 2012 et accusé d’attouchements sexuels sur un adolescent sur lequel il était en situation d’autorité ou de confiance. Il agissait alors comme entraîneur adjoint en football pour les Dragons midget AAA.
Les événements lui étant reprochés auraient eu lieu entre juin 2011 et avril 2012. En août de la même année, deux nouvelles accusations ont été portées contre Louis Poulin à la suite des plaintes de deux victimes mineures victimes d’attouchements entre 2003 et 2005.
Ayant d’abord choisi de subir un procès devant juge et jury avec enquête préliminaire, le prévenu a renoncé à ses deux éléments en 2013. Choisissant ensuite de subir un procès devant juge seul, Louis Poulin a ainsi changé son plaidoyer. Il est présentement en liberté en attendant la suite des procédures.

vendredi 31 janvier 2014

Patrick Desjardins


Saint-Jérôme

Le «violeur de la voie ferrée» plaide coupable à une douzaine d’agressions

Henri Prévost / Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:






SAINT-JÉRÔME – Patrick Desjardins a admis jeudi sa culpabilité à douze agressions sexuelles qui se sont échelonnées sur une vingtaine d’années et dont la majorité se sont produites à Saint-Jérôme il y a 15 ans.
Sept de ces crimes ont en effet eu lieu entre mai 1998 et novembre 1999, dans les boisés longeant le chemin de fer du CP, près du centre-ville et dans le secteur Saint-Antoine. Ce qui avait valu à leur auteur, alors inconnu, le vilain surnom de «violeur de la voie ferrée».
Dans plusieurs cas, les victimes, dont les plus jeunes n’avaient que 10 ans, avaient réussi à échapper à l’agresseur, non sans que celui-ci, le visage caché par une cagoule, les menace et les brutalise.
Célibataire et sans antécédent judiciaire, le résident de Saint-Jérôme âgé de 36 ans, un ex-employé de la papeterie Rolland, avait été arrêté en juin 2012 à Terrebonne, peu après l’agression d’une femme à la pointe du couteau, près d’une piste cyclable. Lors de cet événement, il avait menacé de s’en prendre au bébé de la victime.
Trahi par son ADN
Un échantillon d’ADN prélevé sur lui avait alors permis de le relier au viol d’une adolescente de 15 ans, survenu le 27 juin 1999 à Saint-Jérôme, près du magasin Home Hardware (aujourd’hui le Quartier 50 +). La police avait ainsi réactivé l’enquête sur la série de crimes de la fin des années 90, avec la collaboration de plusieurs autres corps policiers de la région.
Cinq mois plus tard, tandis qu’il était toujours détenu concernant le dossier de Terrebonne, pas moins de 36 chefs d’accusation ont été déposés contre Desjardins relativement aux sept agressions de Saint-Jérôme. S’y ajoutaient d’autres accusations pour deux événements semblables survenus en 1993, alors qu’il était lui-même mineur.
Des perquisitions chez l’accusé ont d’autre part mené à la découverte de milliers de photos et de vidéos de pornographie juvénile dans son ordinateur, ce qui a entraîné d’autres accusations pour lesquelles il a aussi plaidé coupable.
Appel à d’autres possibles victimes
Au Service de police de Saint-Jérôme, cette affaire a donné lieu à une des plus grosses enquêtes des dernières années, mobilisant toute une équipe sous la responsabilité des sergents-détectives Stéphane Goyette et Éric Boivin.
Ceux-ci, accompagnés de plusieurs collègues, ne cachaient pas leur satisfaction jeudi au palais de justice, à la suite du plaidoyer de culpabilité de Desjardins. Les enquêteurs n’ont pas fermé le dossier pour autant, convaincus que d’autres victimes ne se sont toujours pas manifestées. C’est ainsi qu’ils lancent un nouvel appel à toute personne qui disposerait d’informations à ce sujet. On peut contacter le service de police au 450 432-3000.
La procureure de la Couronne, Me Ariane Guérin, a ensuite passé en revue chacune des agressions, un récit pour le moins sordide. L’avocate a indiqué qu’elle envisage de demander que Desjardins soit déclaré délinquant dangereux à contrôler.
La suite des procédures est prévue le 7 avril. Un rapport psychologique, portant entre autres sur la problématique sexuelle de l’accusé, sera alors déposé.

Maxime Roussy

Christiane Desjardins
 
Publié le 23 janvier 2014 à 09h22 | Mis à jour le 23 janvier 2014 à 09h22

L'auteur Maxime Roussy inculpé

 

Maxime Roussy, cet auteur de littérature jeunesse accusé d'avoir agressé sexuellement une admiratrice d'âge mineur, a été inculpé, hier, au palais de justice de Montréal.

L'enquête préliminaire de M. Roussy avait commencé en décembre et devait se poursuivre hier. Mais les avocates se sont plutôt entendues pour que l'on passe directement au procès, dont la date n'est pas encore fixée.
M. Roussy, résidant du Saguenay âgé de 37 ans, est l'auteur des séries jeunesse Pakkal et Le blogue de Namasté. Il fait face à six accusations à caractère sexuel et de leurre informatique envers la même jeune fille. Les faits qu'on lui reproche se seraient produits entre 2006 et 2010. Il a été accusé en 2011.
M. Roussy a été arrêté de nouveau en décembre, pour non-respect d'une condition. Au terme de son enquête sous cautionnement, il a obtenu sa mise en liberté, moyennant de nouvelles garanties.

jeudi 30 janvier 2014

Rechercher




Saint-Hyacinthe

Une ado de 14 ans manque à l'appel

Maxime Deland / Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:




SAINT-HYACINTHE – Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont lancé un appel au public, mercredi, dans le but de retrouver une adolescente de 14 ans portée disparue depuis la mi-décembre à Saint-Hyacinthe, en Montérégie. 
Les autorités pensent que Véronica Mendez pourrait se trouver à Montréal, mais ils n'excluent pas la possibilité qu'elle soit à Drummondville, Victoriaville ou Granby.
«Des raisons nous portent à croire que sa sécurité pourrait être compromise», a dit la sergente Ingrid Asselin, porte-parole de la SQ.
Véronica Mendez a été vue pour la dernière fois le 14 décembre, sur la rue Dumesnil, à Saint-Hyacinthe. Elle portait à ce moment-là un manteau noir avec un col en fourrure, un pantalon vert foncé et des souliers verts.
L'adolescente s'exprime en français et en espagnol. Elle mesure 1,73 m (5 pi 8 po) et pèse 54 kg (120 lb). Elle a les cheveux noirs, les yeux bruns et le teint basané. Elle porte à l'occasion des lunettes pour la vue.
Toute information concernant les allées et venues de Véronica Mendez peut être transmise à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec, au 1 800 659-4264

Montréal

Véronica Mendez a été retrouvée

Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:


Portée disparue depuis six semaines, la Maskoutaine Véronica Mendez, 14 ans, a été retrouvée lundi à Montréal. 
«Elle se porte bien», a dit la sergente Ingrid Asselin, porte-parole de la Sûreté du Québec.
Véronica Mendez avait été vue pour la dernière fois le 14 décembre, sur la rue Dumesnil, à Saint-Hyacinthe.

Marc-Antoine Auger



Abus sexuel

Un ex-bénévole écope de neuf mois

Henri Prévost / Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:

SAINT-JÉRÔME – Ancien président du club de soccer les Cavaliers de Sainte-Sophie, dans les Laurentides, Marc-Antoine Auger a été condamné mercredi à neuf mois d’emprisonnement pour avoir sexuellement abusé d’une adolescente.
Les événements, survenus à Montréal, remontent à il y a 4 ans. Après de longues procédures judiciaires, l’homme de 47 ans avait reconnu sa culpabilité à des accusations de leurre et de contacts sexuels.
Il avait été arrêté en mai 2010 après que l’adolescente et une autre présumée victime se furent confiées à la police. C'est en se présentant comme photographe qu’il était entré en contact par internet avec la jeune femme de 15 ans, qui souhaitait devenir mannequin. Après s'être masturbé devant elle dans sa voiture, il lui avait remis 50 $ et lui avait proposé d'autres rencontres de même nature.
Une amie de la victime, qui avait recueilli ses confidences, aurait par la suite rencontré à son tour l'accusé afin de vérifier ses dires et se serait alors elle aussi retrouvée dans une situation semblable. Par contre, les accusations en lien avec cet incident ont été retirées par la couronne.
À la suite de son plaidoyer de culpabilité en juin, Marc-Antoine Auger a dû se soumettre à une évaluation sexologique dont a tenu compte la juge Geneviève Gratton pour rendre sa sentence.
En plus de la peine de prison, celle-ci a imposé une période de probation de deux ans. L’accusé devra en outre fournir un échantillon d’ADN et sera inscrit à vie au registre des délinquants sexuels.
L’arrestation de Marc-Antoine Auger avait causé tout un émoi à Sainte-Sophie, où il était un bénévole bien connu et apprécié au sein du club de soccer