mardi 8 mai 2012

Michel Péloquin (52ans) Drummondville

Publié le 04 mai 2012 à 09h37 | Mis à jour le 04 mai 2012 à 09h37

Michel Péloquin déclaré délinquant dangereux

Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Il coulera pas mal d'eau sous les ponts avant que Michel Péloquin revoie la lumière du jour. Le multirécidiviste a été déclaré délinquant dangereux par la juge Marie-Josée Ménard et a reçu une peine de détention en pénitencier d'une durée indéterminée.
Le Drummondvillois de 52 ans a été condamné à plus d'une dizaine de reprises depuis sa première infraction remontant au 5 décembre 1983.
À l'origine, il a été reconnu coupable de voies de fait et de menaces, puis de vol et de tentatives de fraude. Au fil des ans, il y a eu escalade de violence et ses derniers crimes ont été de nature sexuelle.
En 1994, il a reçu six ans de prison pour agression sexuelle et séquestration puis, en 2003, 2004 et 2010, il a de nouveau été condamné pour des attouchements et des agressions sexuelles. Chaque fois ses victimes sont des personnes présentant des troubles mentaux, des enfants, ou des gens intoxiqués

Eric Lafrance (37ans) Trois-Rivière


Publié le 08 mai 2012 à 07h45 | Mis à jour à 07h45

Éric Lafrance accusé d'agressions sexuelles

Éric Lafrance a pu reprendre sa liberté, mais... (PHOTO: ÉMILIE O'CONNOR)


Éric Lafrance a pu reprendre sa liberté, mais sous conditions dont celle de ne pas contacter les trois femmes.
PHOTO: ÉMILIE O'CONNOR
Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste
(Trois-Rivières) C'est le 12 septembre prochain qu'Éric Lafrance, 37 ans de Trois-Rivières, subira son enquête préliminaire pour des agressions sexuelles commises sur trois femmes, dont une mineure.
Entre le 1er janvier 2000 et le 25 novembre 2001, il aurait agressé sexuellement une femme et ce, à plusieurs reprises. On lui reproche également de s'être livré à des voies de fait et d'avoir proféré des menaces à l'encontre de celle-ci.
La Couronne, représentée par Me Catherine Roberge, a également porté des accusations d'attouchements sexuels et d'agression sexuelle en lien avec des événements survenus en juillet 2007 contre une mineure.
Enfin, Lafrance est accusé d'agression sexuelle sur une troisième victime entre juillet et octobre 2008. Il s'agirait d'une amie de la première présumée victime.
Le prévenu, qui a des antécédents judiciaires pour conduite dangereuse, voies de fait et harcèlement entre autres, a été arrêté par les policiers de Trois-Rivières au terme d'une grosseenquête. Il a comparu la semaine passée.
Il a cependant pu reprendre sa liberté, mais sous conditions dont celle de ne pas contacter les trois femmes.
Hier, son avocat Me Bertrand Jacob a demandé une date pour la tenue de l'enquêtepréliminaire.
Après discussions avec la couronne et la juge Dominique Slater, il a été convenu de la fixer au 12 septembre 2012.

Denis Morasse (55ans) Longueuil

Publié le 07 mai 2012 à 18h55 | Mis à jour le 07 mai 2012 à 18h55

Un enseignant de Longueuil coupable de contacts sexuels

Denis Morasse lors d'un procès à Longueuil, en 2010.... (Photo: André Tremblay, La Presse)
Denis Morasse lors d'un procès à Longueuil, en 2010.
Photo: André Tremblay, La Presse
Caroline Touzin
La Presse
Alors qu'il était professeur d'éducation physique et entraîneur de soccer au Collège français de Longueuil, Denis Morasse a invité des élèves de première secondaire à se baigner nus dans son spa à l'heure du dîner.
Sous le couvert de toutes sortes de «jeux», il en profitait pour leur faire des attouchements. Il les raccompagnait ensuite à l'école, non sans leur rédiger un billet pour expliquer leur retard.
Même si, au terme de son procès, il a été reconnu coupable d'avoir eu des contacts sexuels avec six victimes âgées de 11 à 13 ans, l'homme continue de prétendre que ce n'était qu'un jeu.
Il ne se perçoit pas comme un pédophile, a indiqué son avocat, Marco Labrie, lundi, au moment des plaidoiries sur la peine au palais de justice de Longueuil. La défense a plaidé en faveur de la peine minimale, 45 jours d'emprisonnement ferme. De son côté, la Couronne a réclamé 18 mois de prison assortis d'une probation de 3 ans.
«Je trouve cela aberrant. C'est difficile à entendre. Il essaie de minimiser ses gestes», a dit à La Presse la mère d'une des victimes à sa sortie de la salle d'audience.
Son fils a dû changer d'école parce que ses résultats scolaires ont chuté. Il a perdu le goût de jouer au soccer. «Après que le premier jeune eut porté plainte, les autres se sont dévoilés. Ça a été le choc total d'apprendre que notre fils était parmi eux», raconte cette mère.
Âgé de 12 ans au moment des faits, son fils en a aujourd'hui 16. Il ne veut plus du tout en entendre parler. «C'est difficile pour un enfant de porter plainte, d'aller en cour. On ne sait pas quelles séquelles tout ça va laisser», dit cette mère inquiète.
Denis Morasse enseignait dans cette école privée depuis 1989. Il a été congédié en décembre 2007. Cette année-là, du mois de mars au mois de novembre, il a emmené des élèves chez lui à l'heure du dîner, à l'insu des parents et de la direction de l'école.
Souvent nu dans le spa, l'accusé leur faisait des massages. Parfois, il mettait de la neige dans leur maillot avant de le leur arracher carrément, toujours «dans un contexte de jeu».
L'accusé a aussi embauché une autre victime, un garçon de 11 ans, pour qu'il l'aide à tracer des lignes sur les terrains de soccer. Ils prenaient ensuite leur douche ensemble. Il savonnait le corps de sa victime afin, disait-il, «d'enlever les résidus de peinture». Il s'est également livré à d'autres attouchements sur un enfant en le reconduisant en voiture après l'école.
«Ce sont des gestes odieux et inacceptables. Le message doit être clair. On ne peut se servir d'un emploi ou de son lien de confiance avec un jeune pour en arriver à commettre pareils gestes», a plaidé la procureure de la Couronne, Marie-Josée Guillemette.
Le risque de récidive est faible, a insisté pour sa part la défense, sur la foi du rapport de la sexologue qui l'a évalué. «Peut-être que ce monsieur-là ne sait même pas qu'il a un problème», n'a pu s'empêcher de dire le juge Pierre Bélisle en écoutant les arguments de Me Labrie. M. Morasse n'est pas entièrement fermé à l'idée d'entreprendre une «démarche exploratoire de thérapie», lui a répondu l'avocat de défense.
Au procès, les versions des victimes et de l'accusé concordaient la plupart du temps, mis à part le fait que Morasse a toujours nié qu'il recherchait une gratification sexuelle. À ses yeux, ce n'était que des «niaiseries» pour se rapprocher de ses joueurs. L'homme de 55 ans, en couple avec une femme et père de trois enfants, a été reconnu coupable sous sept chefs de contacts sexuels le 31 janvier dernier. Le juge Bélisle prononcera sa peine le 17 septembre.
4 EXTRAITS DU VERDICT DE CULPABILITÉ PRONONCÉ JUGE PIERRE BÉLISLE RENDU LE 31 JANVIER 2012
«Si son attitude participe du jeu anodin, pourquoi ne pas requérir l'autorisation des parents d'amener leur fils chez lui afin de se baigner nu dans le spa sur l'heure du midi tout en recevant un massage pour relaxer? Aux yeux d'une personne raisonnable, y a-t-il un seul parent qui aurait accepté une telle proposition? Bien sûr que non. Voilà pourquoi il ne leur a jamais demandé l'autorisation d'agir ainsi.»
«À l'égard de Y, les gestes sont révélateurs. Il s'est baigné avec lui au moins quatre fois dans le spa. Il lui a prodigué des massages au dos, aux pieds et aux épaules tout en étant nu avec le jeune assis sur lui. Il place aussi de la glace dans son maillot qu'il lui enlève en se tiraillant pour lui craquer les orteils. Une personne raisonnable pourrait certainement percevoir le contexte sexuel de ces attouchements.»
«Les gestes posés par l'accusé à l'égard des plaignants font fi de leur intimité et portent atteinte à leur intégrité sexuelle. Au lieu de leur demander de se dévêtir pour se baigner dans le spa, il le fait lui-même. Au lieu d'expliquer à X la façon adéquate d'enlever le surplus de peinture, il s'acquitte de la tâche sous prétexte de retourner rapidement à l'école.»
«L'accusé a profité du lien de confiance établi avec ses élèves pour les amener chez lui. Le contexte de jeu n'était qu'un prétexte ou un subterfuge lui permettant de commettre des gestes portant atteinte à leur intégrité sexuelle ou de se livrer à des attouchements à des fins d'ordre sexuel sur leur personne. Je ne crois pas que l'accusé, un homme mature de 51 ans, puisse s'être comporté de la sorte sans arrière-pensées.»
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vendredi 4 mai 2012

Roger Piette (72ans) St-Roch de Richelieu


Père incestueux

Écope de cinq ans de prison

Agence QMI 
Jean-Philippe Morin
02/05/2012 20h47 


Père incestueux - Écope de cinq ans de prison
Au terme d’un long procès, M. Piette a été reconnu coupable aux trois chefs d’accusation portés contre lui le 13 avril dernier 2011. 
© Jean-Philippe Morin / Agence QMI


SOREL-TRACY – Roger Piette, 72 ans, de Saint-Roch-de-Richelieu, a écopé de cinq ans de prison mercredi dernier, au palais de justice de Sorel-Tracy, à la suite de nombreuses agressions sexuelles entre1972 et 1979 sur sa fille et qui ont débuté alors qu'elle n'avait que six ans.
Au terme d'un long procès, M. Piette a été reconnu coupable aux trois chefs d'accusation portés contre lui le 13 avril dernier 2011. Deux ans plus tôt, il avait déposé un plaidoyer de non-culpabilité pour les trois chefs, soit attentat à la pudeur, inceste et viol.
Aujourd'hui dans la quarantaine, sa fille a voulu briser le silence. Malgré que les faits se soient déroulés dans les années 70, elle a voulu lever le voile et se battre pour qu'une condamnation tombe une fois pour de bon.
«Je me suis battue pendant cinq ans pour ça, a-t-elle dit. C'est un gros poids qui s'enlève de mes épaules.
Heureusement que j'ai eu mon conjoint pour m'assister, je n'y serais jamais arrivée seule.»
Le courage de Nathalie Simard
C'est le courage de la chanteuse Nathalie Simard qui a inspiré Mme Piette de dénoncer. Nathalie Simard a dénoncé Guy Cloutier, une personnalité publique connue, et ce dernier a écopé d'une peine de prison pour viol.
«C'est grâce à elle si j'ai eu le courage de poser ce geste, a-t-elle soutenu. Je l'ai rencontrée lors d'une thérapie à Saint-Lambert. C'est vraiment une inspiration pour moi et toutes les victimes d'abus sexuels. Ça m'a aidé à ne pas lâcher et à continuer ma bataille.»
Ces abus entre 1972 et 1979 lui trottaient dans la tête en tout temps. Après de nombreuses thérapies, elle décide de porter plainte en 2007. Cette décision ne fut pas facile, au contraire.
Elle dit qu'aujourd'hui, les liens sont brisés entre elle et sa famille. Depuis le dépôt de la plainte, elle n'a plus de contact avec sa mère, ni même son fils.
La procureure de la Couronne, Marie-Josée Bergeron, demandait six à sept ans d'emprisonnement, alors que l'avocate de M. Piette, Annie Francoeur, demandait deux ans.
Parmi les facteurs aggravants pour déterminer la peine, le juge Éric Simard a entre autres soulevé l'abus d'autorité, le bas âge de la victime au moment des faits, la longue période des abus et les préjudices causés à la victime.
Parmi les facteurs atténuants, il a mentionné l'absence d'antécédents judiciaires, la non-récidive depuis 30 ans, le suivi thérapeutique par un sexologue et le faible risque de récidive.
En plus de cette peine de cinq ans, M. Piette sera enregistré sur la liste des délinquants sexuels à vie, ne pourra se procurer une arme à feu et se verra prélever un échantillon d'ADN.

Louis Poulin (50ans) St-Goerges de Beauce


Attouchements sexuels

Un entraîneur de football est arrêté

Agence QMI 
Frédéric Desjardins
03/05/2012 12h57 


Attouchements sexuels - Un entraîneur de football est arrêté
Louis Poulin 
© Courtoisie

SAINT-GEORGES – Louis Poulin, âgé de 50 ans, de Saint-Georges, a été mis sous arrêt par le Service de police de Ville Saint-Georges (SPVSG). Il est accusé d'attouchements sexuels sur un adolescent avec lequel il était en situation d'autorité ou de confiance.
Le prévenu agissait comme un des entraîneurs de l'équipe de football des Dragons de la Beauce-Etchemin. Louis Poulin a comparu mercredi au palais de justice de Saint-Joseph. Les événements lui étant reprochés auraient eu lieu entre juin 2011 et avril 2012. Libéré sous condition, il reviendra devant les tribunaux le 15 juin prochain.
Le SPVSG incite les gens possédant des renseignements ou qui auraient été agressés par cet individu pour des cas similaires à communiquer avec les policiers au 227-INFO (4636) ou par courriel à police@saint-georges.ca.
L'information recueillie sera traitée confidentiellement.
Réaction de la CSBE
Par voie de communiqué, la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin (CSBE), la direction de la polyvalente de Saint-Georges et le personnel des Dragons ont précisé qu'ils n'émettront aucun commentaire sur le sujet. Afin d'assurer la sécurité des élèves, la CSBE a relevé l'entraîneur de ses fonctions en attendant la conclusion des procédures judiciaires.
Comme l'exige la loi, la situation a été signalée au Directeur de la protection de la jeunesse. Une lettre a été envoyée le jeudi 3 mai aux parents des joueurs de cette équipe pour les informer de la situation. D'autres mesures ont été mises en place pour soutenir les élèves et le personnel de l'école. Une équipe de professionnels est présente afin de rencontrer les élèves au besoin.
La CSBE rappelle qu'une vérification des antécédents judiciaires de son personnel et de toute autre personne qui est appelée à travailler auprès des jeunes est effectuée systématiquement à chaque embauche. Louis Poulin ne possédait aucun antécédent judiciaire connu de la CSBE.
Louis Poulin était aussi connu comme journaliste sportif aux stations Mix 99,7 et Cool FM 103,5, en plus d'être co-animateur à l'émission Sport-Max. Maurice Marcotte, directeur général de ces entreprises, a confirmé que M. Poulin a été suspendu jusqu'au jugement final. En cas d'un verdict de culpabilité, M. Poulin ne reviendrait jamais en ondes.
Maurice Marcotte a précisé que les membres du personnel sont surpris et dévastés par cette nouvelle. La suspension de Louis Poulin s'est produite d'un commun accord. Ce dernier travaillait depuis une quinzaine d'années au sein de ces stations radiophoniques à Saint-Georges. Il a également déjà occupé un emploi comme représentant publicitaire.

Marion Servant (47ans) St-Jérome


Dans un complexe funéraire

Arrêté pour une agression sexuelle

Agence QMI 
Henri Prévost
03/05/2012 14h44 


Dans un complexe funéraire - Arrêté pour une agression sexuelle
Marion Servant  
© Courtoisie

SAINT-JÉRÔME – Un résidant de Saint-Jérôme a comparu en cour jeudi sous des accusations d'agression sexuelle armée, de port de déguisement et de possession de cannabis.
Il a été arrêté mercredi relativement à l'agression sexuelle survenue l'été dernier au complexe funéraire Les Sentiers commémoratifs de la Rivière-du-Nord, à Prévost.
Les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont appréhendé Marion Servant à son domicile. Il semble qu'une information provenant d'un citoyen ait récemment permis de faire avancer l'enquête de façon significative.
Il faut dire que la SQ avait diffusé en novembre un extrait d'une bande vidéo captée par la caméra de surveillance de l'établissement, où l'on apercevait clairement l'agresseur.
L'homme âgé de 47 ans reste détenu en attendant la suite des procédures.
Le crime s'était produit le 21 août en plein après-midi. Une employée de 21 ans était alors seule dans le bâtiment du complexe funéraire, qui longe la rivière du Nord et le parc du P'tit train du Nord, près de la route 117.
À la pointe du couteau, l'agresseur l'a forcée à se dévêtir et l'a agressée avant de prendre la fuite à peine trois minutes plus tard, non sans causer un violent choc nerveux à la victime.

Jean-Yves Migneault


Agression sexuelles

Jean-Yves Migneault acquitté

Agence QMI 
03/05/2012 15h07 


Agression sexuelles - Jean-Yves Migneault acquitté
Jean-Yves Migneault  
© Archives

MONTRÉAL – Jean-Yves Migneault, qui avait enlevé et agressé sexuellement une femme en avril 2010 dans le stationnement d'un IGA à Montréal, a subi jeudi un nouveau procès pour bris de condition.
L'homme était sous le coup d'une interdiction d'entrer en contact avec son ex-conjointe après l'avoir menacé avec une réplique d'arme à feu. Or, à deux reprises, il a tenté de communiquer avec elle.
Procès de Jean-Yves Migneault: les explications de...

La femme avait porté plainte, mais Migneault a été acquitté puisqu'elle ne s'est pas présentée en cour jeudi matin.
«La témoin ne désirait pas se présenter en cour aujourd'hui, a affirmé la procureure de la Couronne. Elle a témoigné de façon courageuse dans le dossier principal et elle désire tourner la page aujourd'hui.»
Jean-Yves Migneault est toujours dans l'attente de sa sentence. La couronne demandera qu'il soit déclaré délinquant dangereux.

samedi 28 avril 2012

Carl Boucher (42ans) Saint-Agapit


Abus sexuels

42 mois pour Carl Boucher

CA_KathleenFrenette

Kathleen Frenette @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:
Carl Boucher, 42 ans, de Saint-Agapit, a écopé vendredi une peine globale de 42 mois pour avoir abusé à répétition d’une adolescente de 15 ans, après lui avoir offert du champagne et de la drogue.
« Lors des événements, l’accusé avait prévu une soirée couverture, musique et champagne », a mentionné hier le juge Louis Dionne, avant de détailler les faits entourant la soirée du 30 avril 2011 qui a été vécue par la victime comme un cauchemar, dont les séquelles se font encore sentir aujourd’hui.
Lors de cette soirée, Boucher a amené l’adolescente sur les plaines d’Abraham, où il lui a offert de fumer de la marijuana, tout en consommant de l’alcool avec elle.
Arrivés chez lui, il lui a demandé de prendre un bain, pour ensuite avoir des relations vaginales et anales complètes avec la jeune adolescente.
À un certain moment, il lui a même avoué « aimer les filles jeunes, car elles ont la peau douce et pas de maladies comme les filles de 30 ans », a mentionné le président du tribunal.
Séquelles nombreuses
Depuis la terrible agression, la jeune adolescente dit avoir peur des hommes et elle doit consulter un psychologue.
Même si elle aurait aimé que son agresseur en prenne pour cinq ans, elle s’est dite soulagée, au sortir de la salle, de voir que son geste avait été puni.
« Peu importe le temps qu’il prend, ça ne remplacera jamais ce qu’il m’a fait. Ce qui me désole, c’est qu’un jour, il va ressortir et il va recommencer sa vie... Je trouve aussi que trois ans, c’est peu... », a dit la jeune adolescente aux représentants du Journal.
Le fait que le juge ait soustrait la période de détention préventive de l’accusé lui a aussi fait mal, même si elle comprend le processus judiciaire.
Questionnée à savoir si elle allait réussir un jour à « oublier », la jeune femme a mentionné que, pour l’instant, « elle y pensait encore tout le temps ».
Chaque fois qu’elle croise un homme ou un garçon, elle se sent bizarre et n’aime pas la sensation qu’elle ressent.
Dénoncer
Cependant, de manière très sage et raisonnée, elle a mentionné « qu’il y en a aussi des pires que moi » et qu’elle souhaite que le temps agira, pour elle, comme un baume qui lui permettra de retrouver confiance.
« J’ai trouvé ça difficile de passer à travers le processus judiciaire. En fait, au début, c’est gros, mais finalement, je suis contente que ce soit fini et qu’il soit sentencé. Au moins, pendant un temps, il ne fera pas d’autres victimes », a-t-elle dit, avant de quitter le palais de justice. 

Sept ans de prison

Il a agressé pendant dix ans ses belles-filles

Agence QMI 
Michel Thibault
26/04/2012 15h53 


En imposant une peine de sept ans, le juge s’est rangé du côté de la Couronne qui en réclamait cinq ou six. 
© Shutterstock


CHÂTEAUGUAY – La Cour du Québec a condamné à sept ans de prison un homme qui a agressé sexuellement les filles de sa conjointe pendant des années.
L'individu, que le tribunal interdit de nommer pour protéger l'identité des victimes, a commencé à agresser les fillettes alors qu'elles avaient 8 et 10 ans, selon la sentence rendue le 13 avril dernier par le juge Gilles Charpentier.
Les deux filles ont subi les gestes dégradants de leur beau-père, allant des attouchements au viol, deux à trois fois par semaine sur des périodes de huit à dix ans. Camionneur, l'homme emmenait notamment l'une des filles avec lui et l'utilisait comme objet sexuel durant ses voyages.
Il a obtenu le silence de ses victimes en les menaçant.
L'une des filles a fini par le dénoncer à sa mère, il y a une dizaine d'années, puis sa sœur a fait de même. Chacune ignorait ce que l'autre endurait.
Enfance volée
«Dans le cas présent, nous sommes en présence d'un individu qui a abusé de l'amour et de la confiance de 2 filles qui le considéraient comme leur père», a indiqué le juge dans sa sentence.
«Alors qu'il avait l'obligation de les informer et de les protéger, il s'est plutôt comporté comme l'aurait fait un prédateur en profitant de leur naïveté et de leur ignorance pour violer leur intégrité physique et, pour employer l'expression populaire, leur voler une partie de leur enfance», a poursuivi le juge.
«À plus d'un millier de fois, il s'est servi de son autorité pour leur imposer ses volontés et assouvir ses bas instincts. Elles n'ont jamais consenti à ces attouchements et ces agressions, peut-on lire également dans la décision. Il ne s'est jamais senti coupable avant d'être dénoncé.»
L'une des victimes, maintenant adulte, a affirmé à la Cour qu'au moment des événements, «elle vivait de la honte et de la culpabilité, faisait de l'insomnie, avait une faible estime d'elle-même, était méfiante et se sentait impuissante face aux assauts répétés de l'accusé.»
Elle a aussi dit qu'elle pleure beaucoup et que «l'accusé a brisé sa vie et celle de sa famille».
L'autre a affirmé que sa vie était «un combat continuel». «Elle a fait et fait encore des cauchemars, vit de l'inquiétude, du stress et de l'insécurité», lit-on également.
En imposant une peine de sept ans, le juge s'est rangé du côté de la Couronne qui en réclamait cinq ou six. La défense suggérait une peine de moins de 24 mois à purger dans la collectivité.

Jean-Simon Morin(41ans) Saint Jérome


Agressions sur deux femmes

Il aurait agi sous l'influence de Lucifer

Agence QMI 
Henri Prévost
26/04/2012 17h56 


Agressions sur deux femmes - Il aurait agi sous l'influence de Lucifer
L’accusé,
Jean-Simon Morin. 
© Agence QMI


SAINT-JÉRÔME – Accusé d'avoir agressé deux femmes, dont une adolescente, un homme de 41 ans, de Saint-Jérôme, expliquerait ces gestes par le fait qu'il est possédé du démon.
L'accusé, Jean-Simon Morin, a été arrêté le 19 avril à la suite d'une enquête de la police municipale sur ces crimes survenus depuis le début de l'année.
Il a été accusé d'agression sexuelle sur une victime âgée de 25 ans, tandis que les trois autres délits qui lui sont reprochés visaient une jeune de 15 ans, soit leurre informatique, incitation des contacts sexuels et corruption d'enfant.
Victimes vulnérables, histoires farfelues
Peu d'informations ont jusqu'à présent été rendues publiques au sujet de cette affaire que les policiers qualifient de «très particulière». Selon ce qu'on a appris, l'accusé, qui se fait aussi appeler Jessy Morin, aurait profité de victimes vulnérables pour assouvir ses besoins sexuels en invoquant des histoires farfelues.
Il se serait notamment présenté comme un policier, mais, surtout, comme un disciple de Lucifer. Il porte d'ailleurs des marques sur le corps qu'il imputerait au prince des ténèbres. Sur une de ses pages Facebook, où il s'identifie cette fois sous le nom Carlos Avilas, sa photo de profil montre une scène de funérailles portant la mention «Bon repos Carlos 1970-2010».
Visiblement amateur de musique, une autre page Facebook le présente comme un animateur de la station radiophonique web Les étoiles du country.
Incarcéré depuis son arrestation, Jean-Simon Morin reviendra en cour mardi pour sa demande de libération sur caution. Son avocate, Dominique Émond, a vainement tenté de le faire soumettre à un examen psychiatrique.
Pas d'évaluation psychiatrique
Chose rare, la couronne, représentée par Me Caroline Lafleur, s'opposait à cette mesure, compte tenu de sa propre évaluation du dossier.
Elle a en outre fait témoigner un policier qui a expliqué qu'au terme d'un interrogatoire de plus de cinq heures, observé à distance par deux psychologues travaillant pour la Sûreté du Québec ainsi qu'un «profileur» de la SQ, ceux-ci en sont venus à la conclusion que l'accusé ne présentait pas de symptômes de maladie mentale. On le considère plutôt comme un manipulateur et un menteur pathologique.
Me Émond a invoqué le fait que ces spécialistes travaillent pour la police et qu'on pourrait ainsi mettre en doute leur impartialité. C'est pourquoi elle souhaitait une expertise indépendante par un psychiatre, échelonnée sur une plus longue période.
Tout en reconnaissant que les faits dans cette affaire amènent «à se poser des questions», le juge Michel Belhumeur a toutefois indiqué ne pas avoir de preuve suffisante que l'accusé est «inapte à comprendre ce qui se passe». La défense pourra néanmoins réitérer sa demande plus tard dans le processus judiciaire.

Lebel-sur-Quévillion

Grand-père pédophile derrière les barreaux

Agence QMI 
Philippe Doherty
27/04/2012 20h58 


Lebel-sur-Quévillion - Grand-père pédophile derrière les barreaux
Albini Landry, âgé de 75 ans. 
Photo: Philippe Doherty / Agence QMI

LEBEL-SUR-QUÉVILLON – Albini Landry, âgé de 75 ans, de Lebel-sur-Quévillon, a été condamné vendredi à deux peines concurrentes de deux années de réclusion, après avoir été reconnu coupable d'agression et d'attouchements sexuels perpétrés sur deux de ses petites-filles, alors qu'elles étaient mineures.
Ses deux victimes, Isabelle et Karen Marcotte, aujourd'hui âgées respectivement de 26 ans et 24 ans, se sont dites soulagées après avoir entendu la sentence.
En plus de devoir purger deux peines concurrentes (simultanées) de deux ans en prison, soit une pour chacune de ses victimes, le grand-père pédophile devra aussi se plier à une période de probation d'une durée de deux ans lorsqu'il sortira de détention.
Pendant cette période, il devra respecter un certain nombre de conditions, dont celles de ne pas contacter ou tenter de contacter ses victimes, ne pas se trouver en présence de ses victimes et quitter tout lieu où elles pourraient se trouver. De plus, un échantillon de son ADN sera prélevé et il sera inscrit au répertoire des délinquants sexuels.
Récapitulation
Les actes reprochés ont été commis entre 1991 et 1997, à raison de plusieurs fois par semaine.
Pour s'assurer de leur silence, il aurait dit à ses victimes de ne pas parler, «sinon les policiers viendraient le chercher pour le mettre en prison, ce qui ferait de la peine à leur grand-mère».
Une enquête de la DPJ avait été déclenchée en 1997, mais avait été par la suite abandonnée. Karen Marcotte a porté plainte contre son grand-père une première fois en 2008, avant de retirer sa plainte. Finalement, en 2010, elle décidait d'aller de l'avant, suivie par sa sœur Isabelle.